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Enseignement

Le multilinguisme

Facteur d’ouverture

vendredi 10 août 2007 | Oliva R.

Le fait de parler plusieurs langues implique une compréhension mutuelle entre les espèces humaines. Il engendre en outre la tolérance réciproque à la place de l’intolérance habituelle. Enfin, il anéantit les préjugés, les stéréotypes, les représentations, les prêts à penser, les catégorisations, les idées préconçues qu’un individu peut se faire à l’égard d’une autre personne citoyenne du monde.

Cette trilogie est le tenant et aboutissant de la conférence animée par M. Neubert, premier Secrétaire de l’Ambassade des E.U à Madagascar, à l’Université d’Antananarivo en faveur de tous les étudiants en 3ème année du DIFP de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. M. Neubert est intervenu intégralement en langue de Shakespeare avec l’accent typiquement américain. Il a soutenu que la barrière linguistique constitue un véritable obstacle dans les relations humaines.

Voyage et langues : formateurs

M. Neubert a souligné que l’homme est naturellement nanti d’un caractère assorti de préjugé, et en plus, étroit d’esprit. Mais cette nature de l’homme change au fur et à mesure qu’il voyage. Et de plus, cette faiblesse disparaît beaucoup plus vite quand l’homme parle plusieurs langues, voire plusieurs variantes dialectales. Ainsi, il peut explorer le fond de l’âme de son interlocuteur. Le multilinguisme présente l’avantage de favoriser une meilleure compréhension entre les différents peuplements du monde. En outre, il permet l’apprentissage culturel et l’imprégnation dans la pratique sociale d’autrui.

Il contribue alors largement à l’expérience de l’altérité. Faute de quoi, le préjugé, le stéréotype, la représentation, les prêts à penser, les catégorisations persistent. On ne pourra jamais connaître la culture de l’autre sans parler sa langue.

Bonne maîtrise

L’activité langagière est un meilleur moyen d’identifier davantage la culture de son vis-à-vis, d’éliminer l’incompréhension et le malentendu pouvant générer une dualité et une domination. Même le hiatus langagier peut constituer une source de friction dans le management interculturel, et ne doit pas rester un impensé intellectuel. Il va falloir se dégager d’une telle situation lacunaire. C’est l’importance du multilinguisme dans le domaine des relations internationales, et notamment dans la diplomatie, a conclu M. Neubert.

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