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Société

Éradiquer le trafic humain

vendredi 3 octobre 2014 | Léa Ratsiazo

Alors que les problèmes des femmes malgaches à Liban, en Arabie Saoudite ou en Quatar, sont loin d’être réglés, voilà que les trafiquants se dirigent déjà vers d’autres destinations dont la Chine. Ces femmes malgaches sont envoyées là-bas pour soit disant travailler mais une fois arrivées sur place elles sont vendus de force à des hommes chinois. Mais on en ignore encore le nombre, d’où l’arrivée d’une équipe de 8 policiers chinois pour enquêter sur ce trafic de femmes malgaches vers la Chine.

Selon un rapport sur la traite des personnes publié par le Département d’État américain, rapport reconnu comme le document le plus complet sur les efforts fournis par les gouvernements à lutter contre la traite des personnes, Madagascar continue d’être un pays d’origine pour la traite des femmes et des enfants soumis au travail forcé et au trafic sexuel.

Aussi, l’ambassade des États-Unis à Madagascar vient d’octroyer une nouvelle subvention destinée à prévenir la traite des personnes à Madagascar, ainsi qu’à protéger et à fournir une aide aux victimes. D’une valeur de 462.000 dollars US, la mise en œuvre de ce programme qui durera un an est confiée à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une organisation inter-gouvernementale qui favorise les migrations en bon ordre et dans le respect de la dignité humaine au profit de tous, en fournissant conseils et services aux gouvernements et aux migrants.

« La traite des personnes figure parmi les grands crimes du monde, qui touche les plus vulnérables à Madagascar. À travers cette subvention, les États-Unis aideront le gouvernement malagasy à donner suite à ses engagements récents d’enrayer la traite des personnes en répondant à des demandes précises, » a déclaré le chargé d’affaires US, Stephen Anderson.

« Les victimes de la traite sont souvent assujetties à des abus de toute sorte, tels que le viol, la torture, la servitude pour dettes, la séquestration et les menaces à l’encontre de leurs familles ou à des proches, ainsi que d’autres formes de violence physique, sexuelle et psychologique. La demande d’une main-d’œuvre bon marché, de services sexuels et certaines activités criminelles sont parmi les causes principales du trafic, mais le manque d’opportunités, de ressources et de position sociale en sont aussi des facteurs non négligeables », rajoute le chargé d’affaires Anderson. « Cette subvention permettra à l’OIM de renforcer les capacités du gouvernement et de la société civile à mieux faire face au défi immense que pose la traite des personnes à Madagascar. »

7 commentaires

Vos commentaires

  • 3 octobre 2014 à 10:29 | leclercq (#4410)

    Bonjour
    Le tourisme sexuel n’est pas spécifique à NOSY-Bé,il est malheureusement
    pratiqué un peu partout dans le monde et ce sont les enfants qui en sont les premiers victimes principalement dans les pays pauvres , quand aux trafics d’être humains Madagascar n’est pas non plus en reste , on se demande jusqu’où peut-on aller pour faire fortune ??? des Malgaches capables de brader ses compatriotes , on aura tout vu tout entendu , alors arrêtons de jouer la Sainte Nitouche car on n’est franchement à des années lumières de Mr Mandela .

  • 3 octobre 2014 à 12:05 | ramaso (#7441)

    Ce trafic humain continue parce que les jeunes femmes malgaches jouent le jeux combien on a vu des victimes de violences et de sevices sexuels et de toutes les atrocites revenues vivantes ou dans des cercueils,tout ca n´empeche pas les canditates a la mort,vraiment meme si l´argent est si important que ca,on ne va pas quand meme vendre sa vie pour une belle promesse d´argent que les victimes ne verront jamais.Il faut absolument que les femmes malgaches prennent conscience de ne pas tomber dans ce trafic qui profite seulement a ces agences sans scrupules,sinon ces victimes n´ont plus a se plaindre apres,elles savaient d´avance qu´est ce qui les attendent au LIBAN,KOWEIT,ARABIE SAOUDITE,CHINE,ce qui m´etonne quand meme c´est que dans ces pays ils n´ont pas leurs propres femmes pour faire le menage !Femmes malgaches restez chez vous en bonne sante que de courir apres ces dollars que vous n´obtiendrez jamais.

    • 3 octobre 2014 à 14:30 | bbernard (#6880) répond à ramaso

      Là, vous y allez un peu fort. Ces femmes qui acceptent de partir du pays pour travailler ne le font pas par plaisir mais dans l’espoir de sortir leur famille de la misère. Elles ignorent, pour la plupart, les risquent qu’elles courent et pensent vraiment qu’elles vont avoir un salaire correct. Si elles étaient conscientes de ce qui les attend sur place, en Chine ou ailleurs, croyez-vous qu’elles accepteraient de partir ainsi ? Seulement les recruteurs qui leur font ces contrats de travail bidon savent très bien qu’en s’adressant à des femmes qui sont dans l’extrême misère, qui n’ont pas d’instruction, elles vont pouvoir les piéger facilement en leur faisant miroiter qu’elle vont pouvoir ramener de l’argent pour sortir leur famille de la misère et payer des études à leurs enfants. Ce sont des victimes qu’il faut défendre.

    • 3 octobre 2014 à 16:32 | ramaso (#7441) répond à bbernard

      Je vous comprends tres bien Mr BBERNARD,mais bcp savent ce qui est arrive a celles qui ont voulu tente leurs chances pour travailler dans ces pays en question pour pouvoir envoyer de l´argent aux parents ou familles restes a MADA,malheureusement c´est pas le cas Mr BBERNARD, ces femmes sont exploitees et humilliees dans ces pays arabes,puis ne percoivent pas la paie convenue dans le contrat, je ne suis pas d´accord avec vous quand vous dites qu´elles ignorent ce qui les attend la bas,tout est relate dans les medias a MADA:Journaux-tv,concernant les victimes donc je ne crois pas que ces femmes ne sont pas averties,dommage les agences de recrutement donnent des promesses a convaincre les tetes dures.

  • 3 octobre 2014 à 15:18 | Marina (#140)

    Je suis d’accord avec vous Ramaso. Ces femmes ne viennent pas de fin fond de campagnes de Madagascar. Il faut payer une fortune parait-il pour que la candidature soit acceptée. A mon avis, elles sont informées des risques encourues en partant dans ces pays mais le rêve d’une vie meilleure les pousse à prendre les risques en espérant que ça n’arrive qu’aux autres.

    • 3 octobre 2014 à 17:42 | ramaso (#7441) répond à Marina

      Bien sür MARINA ces femmes sont bien informees des risques encourus mais l´appat est si allechant que le reste ne compte plus et adieu prudence,tout ca est la faute de la gouvernance qui laisse un peuple demuni a leur propre sort,tjrs :la CORRUPTION-TRAFFIC-INSECURITE-eradiquer le trafic humain releve vraiment un dur combat comme contre les DAHALOS,parce que chaque regime prend part dans toutes ces histoires,un regime qui a vendu son ame au diable : americain relache apres avoir battu un MALGACHE,ou autre VAZAHA relache apres avoir tabasse un citoyen malgache,imaginez le contraire un malgache taper un americain a NEW YORK !Nous avons besoin d´un GVNT solide et des institutions dignes pour defendre les droits de l´ETAT,mais non pas laisser faire les VAZAHA agir comme ils veulent,ce qui se passe a MADA ne peut pas se passer chez les africains surtout chez les anglos,le PRM HERY n´a pas du tout l´envergure d´un president qui peut faire face a des problemes brülants a part couper les rubans.

  • 3 octobre 2014 à 23:42 | liliquilit (#7755)

    L’éradication du trafic d’êtres humains passe par la prévention et la répression. Au début, les agences de placement étaient implantées sur Tana et se sont multipliées dans la capitale car ce commerce est extrêmement lucratif pour les intermédiaires qui se font de l’argent sur le dos des plus démunis. La presse, les ONG et les bailleurs ont dénoncé ce trafic odieux et relaté le calvaire enduré par ces jeunes femmes notamment dans les pays du golfe. Les contrôles ont été également renforcés sur les agences, de ce fait, les trafic se sont déplacés sur la côte, où des émissaires du golfe ont ouvert leurs propres agences avec la complicité des autorités locales et d’un ancien Ministre dont je ne citerai pas le nom. Beriziky a fait adopter un décret interdisant l’envoi de travailleurs malgaches dans les pays à risques, décret toujours en vigueur. Le trafic d’êtres humains subsiste toujours à Mada mais via des filières illégales ce qui expose encore plus les jeunes femmes concernées qui ne sont plus sous la protection de leur pays (avant les contrats étaient visés par le Ministère du travail). De plus est, celles qui ont la peau noire sont encore plus exposées au maltraitances dans certains pays, or ce sont précisément les jeunes filles de la côte qui sont sollicitées actuellement. Le pire, c’est que bien souvent, les intermédiaires sont des anciennes migrantes qui ont eu la chance de revenir au pays avec un pécule (il y en a !) et qui en bonnes maquerelles embrigadent les filles de leur village pour se faire de l’argent sur leur dos. Et ça marche ! Quand vous avez toujours vécu dans la misère et que votre copine de misère rentre au pays avec les poches bien remplies, elle devient un exemple à suivre, et vous suivez ses conseils aveuglément. Donc les politiques de prévention doivent impérativement être relayées par les autorités locales et les sanctions doivent être appliquées sévèrement pour endiguer ce trafic le plus odieux qui soit. LA solution, c’est donner du travail aux Malgaches dans leur pays, car mieux vaut être pauvre et vivre dignement dans son pays que d’être en situation d’esclavage en terre inconnue.

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