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dimanche 24 octobre 2021
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Enseignement

Enseignement universitaire et formation supérieure

En mutation ? Commerce ou éducation ?

vendredi 22 novembre 2013 | Bill

Le commerce de la formation supérieure et de l’enseignement supérieur est apparemment florissant ou attrayant. 97 dossiers de demande d’habilitation sont en cours d’examen par les membres de la Commission nationale d’habilitation (CNH). 60 dossiers sont des demandes de création-habilitation d’université ou d’institut supérieur public. 35 autres demandes ont trait à des établissements d’enseignement supérieur privés. Les deux (2) restants demandent l’ouverture et l’agrément de formation de paramédicaux. C’est la troisième et dernière réunion de la CNH pour cette année 2013.

Les épreuves d’examen des demandeurs sont sanctionnées de trois manières. Dans le cas où les présentations des disciplines et programmes sont conformes aux normes établies par le ministère de l’enseignement supérieur, l’établissement demandeur est habilité. Dans le cas où des réserves mineures sont émises par les examinateurs, l’établissement peut ouvrir ses portes mais il doit corriger et doit déposer une demande de révision. La sanction la plus dure est la révision majeure délivrée au demandeur dont les pièces et présentations ne satisfont pas les examinateurs ; l’établissement en question doit tout revoir et tout recommencer. Le ministre de l’Enseignement supérieur n’a cependant pas précisé si cet établissement recalé doit fermer ses portes en attendant.

En tout cas, depuis quelques années, le nombre d’établissements scolaires puis universitaires privés n’a cessé de croître. Les cours d’appui gratuits de l’époque du Père Emmanuel à Antanimena sont très loin dans les esprits. L’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur sont devenus un objet de commerce où la compétition fait rage depuis que la qualité et les performances de l’enseignement public se sont dégradées. Des businessman ont fait leurs les devises du pionnier des cours d’appui « tsy ny namanao no ifaninananao fa ny tsara vitanao omaly » ; en d’autres termes, la compétition s’est déplacé dans le domaine des opérateurs et entrepreneurs de l’industrie « culturelle » pourrait-on dire – une mutation que l’État est en train de baliser.

1 commentaire

Vos commentaires

  • 23 novembre 2013 à 18:20 | Zopif (#297)

    Il s’agit d’un modèle libéralisme hérité du pouvoir de Ra8 ! C’est une orientation anglo-saxonne qui va creuser de plus en plus les failles sociologico-sociétales de notre Patrie !

    C’est très dangereux !!

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