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lundi 17 janvier 2022
Antananarivo | 12h51
 

Enseignement

Université d’Antananarivo

Effervescence dans le campus

vendredi 25 janvier 2008 | Eugène R.
Les étudiants réunis hier sur la « Place de la Révolution ».

L’explosion est à craindre dans le campus de l’université d’Antananarivo si le CROUA (Centre Régional des œuvres Univresitaires d’Antananarivo) persiste à... camper sur ses positions. Réunis hier sur la « Place de la Révolution » (Ex-Kianja Rafalimanana), les étudiants qui sont directement ou indirectement concernés par la mesure d’expulsion émise par l’administration du CROUA ont manifesté leur détermination à se battre jusqu’à ce qu’un consensus soit trouvé. De son côté, le CROUA persiste sur deux points : pas de collaboration avec les présidents des associations régionales et pas de mutation. Pour l’administration, les dirigeants des associations régionales devront cesser de participer aux travaux d’attribution des logements. Dès qu’un étudiant, quelle que soit sa filière, a fini sept ans d’études à l’université, il doit remettre immédiatement les clefs de son logement au CROUA.
Les étudiants n’ont pas tardé à réagir. D’abord, ils rappellent que les associations régionales ont toujours leurs mots à dire sur l’attribution des logements à l’Université. « C’est une pratique qui ne date pas d’hier », a fait remarquer un futur expulsé. Ensuite, la suppression du système de mutation constitue un risque pour leur investissement. Par « investissement », ils entendent la somme qu’ils ont dépensé pour remettre en état leur logement. « Avec ce sytème de mutation, un étudiant de la même région que l’ancien locataire, et pourquoi pas quel qu’un de sa famille peut jouir du fruit de l’investissement », soutient un autre étudiant.

72 heures

« Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout », dixit les meneurs du mouvement des étudiants.

Jusqu’hier soir, aucun consensus n’a été trouvé entre les responsables du CROUA et les représentants des étudiants. Hier matin, lors d’une rencontre avec le nouveau directeur de la Logistique au niveau du CROUA, ce dernier a promis une étroite collaboration avec les dirigeants des associations régionales dans l’attribution des chambres. Il a toutefois refusé de signer une lettre pour confirmer sa promesse. Les représentants des étudiants ont claqué la porte. Ils ont cependant souligné qu’ils ne sont pas contre l’assainissement des cités universitaires. « Nous sommes prêts à aider l’administration à mener à bien cet assainissement, si l’administration accepte de travailler de concert avec les administrés. Nous sommes prêts à aider l’administration pour expulser les étudiants en situation irrégulière », insistent-ils.

L’administration du CROUA ne veut cependant aucun consensus. Des lettres de mise en demeure ont été distribuées depuis le 7 janvier dernier à l’intention des étudiants « en situation irrégulière ». Ces derniers ont 72 heures pour libérer leur chambre. Ce délai ne court que si l’intéressé n’est pas notifié. Pour la majorité des étudiants concernés, ce délai de 72 heures a expiré hier. Ils s’attendent à partir d’aujourd’hui à toutes les éventualités. D’après les rumeurs qui courent depuis hier au campus, le CROUA pourra recourir à l’usage de la force pour mener les opérations d’expulsion.
Une solution qui aggravera la situation.

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