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vendredi 14 août 2020
Antananarivo | 06h06
 

Société

Lutte contre le Covid-19

Difficile reconfinement malgré des mesures plus strictes

mardi 7 juillet | Fano Rasolo

Premier jour du reconfinement et constat amer pour les partisans du confinement. Hier, piétons, deux roues et voitures envahissaient encore les rues d’Antananarivo dans la matinée notamment au niveau des quartiers populeux tels Analakely, la Petite Vitesse, Tsaralalana, Behoririka, Antanimena, Manjakaray, Andravoahangy, Anosibe, Namontana, Mahamasina, les 67 Ha, Ambodin’Isotry, Ankazomanga, Ampasika, Itaosy, Tanjombato, Andoharanofotsy.

Au petit matin, des employés du secteur privé rejoignaient à pied leurs lieux de travail, faute de transports en commun. Ils souhaitaient s’informer sur les dispositions prises par leur société malgré l’annonce de l’arrêt des activités dans les secteurs non-essentiels. « J’ai dû me lever très tôt pour effectuer à pied mon trajet d’Andavamamba à Andraharo », explique Voahirana, mère de famille travaillant dans une zone franche d’Andraharo.

La circulation étant interdite après 14 heures, la Police nationale a indiqué que les voitures qui circulaient encore dans la région Analamanga après 14 heures ont été verbalisées. Hier, soixante-dix-huit (78) personnes contrevenantes aux gestes barrières ont effectué des travaux d’Intérêt général, et dix-sept (17) marchands sanctionnés pendant la matinée », rapporte la Police Nationale.

Des pick-up, des tanks, des militaires, allaient et venaient dans les artères de la Capitale. Les forces de l’ordre s’introduisaient dans les ruelles et essaient tant bien que mal de sensibiliser les gens à rentrer chez eux, notamment vers l’après-midi. Une tâche difficile pour ces militaires qui peinaient à imposer le confinement. En effet dans un pays où une grande partie de la population vit au jour le jour, l’application des mesures de confinement reste difficile, voire impossible, d’autant plus sans stratégie d’accompagnement concrète pour les familles qui vivent dans la précarité.

4 commentaires

Vos commentaires

  • 7 juillet à 12:16 | Gérard (#7761)

    combien de pauvres hères vont, comme en Inde, vouloir quitter cette ville de tous les mirages pour retrouver leur terre nourricière et ce qu’il reste de solidarité familiale, apportant ainsi le virus dans des campagnes éloignées
    il leur faudra prendre le risque de tricher avec les interdictions de déplacement, ce que les "riches" font déjà massivement à voir le nombre de 4*4 immatriculés à Tana , dont pas mal de plaques rouges, qui circulent en province
    un premier remède serait que les dollars de l’aide internationale, servent à l’achat de PPN pour ces malheureux
    sauf que , sous le soleil tropical, le dollar des aides internationales, est une substance singulièrement sujette à l’évaporation

  • 7 juillet à 18:35 | dolmi (#10981)

    Les forces de l’ordre, sont malgré eux, du moins certains,obligés de suivre les directives de leurs premiers chefs, lesquels devraient exiger de leur ministre et président que leur soient donnés des paniers repas à distribuer. A voir les photos, la situation est catastrophique à cause de l’incapacité de ce dj, prétendu élu mais imposé au peuple malgache.

  • 7 juillet à 22:53 | kunto (#7668)

    KUNTO ny Patriote Malagasy d’Antananarivo

    - IMPOSSIBLE le confinement quand on vit " au jour le jour " comme ces milliers de personnes , seul obligation qu’on devrait les imposer : port du masque et distance de sécurité ......

    • 7 juillet à 22:59 | kunto (#7668) répond à kunto

      Pour des milliers de personnes confinement = MOURIR DE FAIM , il faut s’adapter a la réalité du pays et non tout copié sur les pays développés .....

      Donc : Masque et Distance de sécurité OBLIGATOIRE .

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