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Divers

Lutte contre la violence à l’égard des enfants

Des séances de vulgarisation du plan national

jeudi 21 août 2008 | Gilbert R.

Le mercredi 13 et le jeudi 14 août 2008, la Région Atsinanana a reçu à Toamasina la « séance de vulgarisation du plan d’action national de lutte contre la violence à l’égard des enfants ». La Région Atsinanana est donc la deuxième à en bénéficier.

Pendant ces deux jours, deux techniciens du ministère de la Justice et des Lois Sociales se sont employés à informer de près les autorités et l’ensemble des acteurs de la protection des enfants dans la Région des dernières données relatives aux formes nouvelles de la violence et le trafic concernant les enfants, tant au niveau international qu’au niveau national. Les deux techniciens étant le directeur des Etudes et des Réformes du MINJUS, Lalaharinivo Laurette, et du Chef du Service de la Législation, Tsilangony Marie Anick.

Une série d’études et d’enquêtes internationales et nationales ont permis de recueillir ces nouvelles données

Au plan international, il y a eu l’OMD (Objectif du Millénaire pour le Développement) le rapport de l’OMS (2002) qui décrit l’état mondial de la violence. Celle-ci y est présentée comme un problème de santé et montre comment la violence, contre les femmes et les enfants en particulier, a des répercussions graves et multiples sur la société et l’économie. Et les 190 pays de l’ONU adoptent alors (2002) la Déclaration et Plan d’Action intitulé « Monde digne des enfants » dont l’objectif est d’assurer la protection des enfants contre toute forme de maltraitance d’exploitation et de violence. Ensuite le SG des Nation Unies, en 2005, a demandé une étude globale sur les formes de la violence à l’égard des enfants et les stratégies les plus efficaces pour les combattre qui a mobilisé tous les pays du monde. Au niveau de l’Océan Indien, l’observatoire des droits de l’enfant de la région O.I. (ODERM) mène sa première étude sur le thème de la violence contre les enfants dans la région de l’OI en 2006.

A Madagascar, beaucoup d’études et d’enquêtes ont également été entreprises. Elles ont stigmatisé beaucoup de blocages de l’accès aux données statistiques mais ont permis de faire des progrès dans la connaissance qualitative du phénomène et la conscientisation du public et des décideurs. D’où des avancées remarquables, est-il signalé, en matière de législation pour la lutte et pour la reconnaissance de la victime. Le MAP (engagement 8, défi 4) prévoyant l’appui aux catégories sociales des plus pauvres et des plus vulnérables, prend aussi en compte la lutte contre l’esclavage humain, le trafic de personnes et le travail des enfants.

Madagascar a d’ailleurs adopté les principaux instruments internationaux de protection des droits de l’homme qui comportent également des dispositions de protection de l’enfant contre toute forme d’abus et d’exploitation. En 1991, il a ratifié la convention relative aux droits de l’enfant. Les deux protocoles facultatifs liés à cette convention ont des objectifs spécifiques, l’un concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, l’autre concernant la vente d’enfants, la prostitution et la pornographie d’enfants. Il a aussi adopté la convention 182 de l’OIT relative à l’élimination des pires formes de travail des enfants.

Le plan d’action national de lutte contre la violence à l’égard des enfants a été instruit avec les données recueillies à partir de toutes ces enquêtes, études, rapports et conventions. Avec ce plan, diverses lois malgaches ont été présentées dans le cadre de la séance de vulgarisation, en l’occurrence la loi n° 2007-023 du 20 août 2007 relative aux droits et à la protection des enfants (même numéro du J.O) et la loi n° 2007-038 du 14 janvier 2008 modifiant et complétant certaines dispositions du Code Pénal sur la lutte contre la traite des personnes et le tourisme sexuel (J.O n° 3173 du 19 mars 2008).

L’atelier de vulgarisation a été organisé avec 5 commissions et chacune d’elles a été chargée de décrire, d’analyser et de proposer des actions allant dans le sens de la lutte contre la violence à l’égard des enfants. Leurs motions et résolutions seront prises en compte pour l’élaboration d’un plan régional spécifique en complément du plan national. Ces propositions émanent des communes seront budgétisées par les régions. 75 % de toutes les communes de Madagascar devront avoir mis en place un réseau de protection des enfants d’ici à 2012. La séance de vulgarisation devra donc terminer le tour des 22 régions dans un délai limité.

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