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Opinions

Crise politique

Des médiations dangereuses

mardi 10 février 2009 | Valis

Chahutée, voire choquée par les événements, l’ONU sort de son silence et remet tout le monde à sa place : Andry Rajoelina, à sa place de Maire et Marc Ravalomanana, président de la République. Le premier n’en demeure pas moins un interlocuteur incontournable au même titre que le second.

La légalité est là. Il faut la respecter. Le problème qui se pose au pays et à la communauté internationale doit être résolu dans le cadre de la Constitution et autour d’une table ronde animée par l’ONU si les Malgaches n’arrivent pas à s’entendre.

Comme le présageait Manandafy Rakotonirina voici quelques années lorsque la question de réconciliation était évoquée de partout, même par Kofi Annan alors secrétaire général de l’ONU, il se pourrait maintenant que les Casques Bleus s’interposent et imposent leur loi dans le pays. Les intérêts étrangers dans le pays en ce contexte de mondialisation et la place qu’occupe dorénavant le pays en cette période de crise mondiale des finances et de l’alimentation ne sont pas étrangers à cette intervention de l’ONU.

Faiblesse et force de l’ONU

En tout cas, personne n’est sans savoir la lourdeur et la force de cette machine onusienne. Les résolutions sur de nombreux conflits telles les résolutions sur la Palestine, ou celles sur les Sahraouis demeurent ce qu’elles sont jusqu’à aujourd’hui. En fait, s’il est facile de faire venir des forces étrangères ou même celles de l’ONU dans un pays, il est très difficile de s’en débarrasser.

Sans doute que jusqu’ici le pays a résolu par son « ady gasy » ses problèmes mais les temps ont vite changé. Et le schéma proposé par le sous-Secrétaire général de l’ONU, Haile Menkerios, est clair : soit la transition dans la légalité, soit une élection anticipée, mais tout cela dans la légalité la plus stricte. Mais aussi une transparence sur le carnage d’Ambohitsorohitra car les responsabilités sont partagées si on devait suivre le raisonnement de l’ONU.

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