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Dossier

De 1972 à 2009 : l’éternel recommencement ?

lundi 25 mai 2009 | Ndimby A.

« À cause du clou, le fer fut perdu.
À cause du fer, le cheval fut perdu.
À cause du cheval, le cavalier fut perdu.
À cause du cavalier, le message fut perdu.
À cause du message, la bataille fut perdue.
À cause de la bataille, la guerre fut perdue.
À cause de la guerre, la liberté fut perdue.
Tout cela pour un simple clou ».

(Benjamin Franklin)

À Madagascar, la première crise politique majeure qui aboutira au renversement d’un régime date de 1972, dont le 13 mai marquera l’Histoire du pays de façon symbolique et géographique. La mémoire collective retiendra de la crise de mai 1972 certains faits plus marquants que d’autres, comme la remise des pouvoirs au général Ramanantsoa, l’emprisonnement de jeunes et leur déportation à Nosy Lava, et surtout la répression par les Forces républicaines de sécurité le 13 mai 1972 devant l’Hôtel de Ville. Sans oublier les vedettes de 1972 comme Maitre Olala et les membres du groupe Mahaleo (qui étaient élèves du lycée d’Antsirabe à l’époque).

Cependant, les détails des faits et leur enchainement sont de plus en plus flous avec le temps. La présente planche, sûrement imparfaite et pleine d’aspérités, se propose d’en retracer les grandes lignes. Objectif : d’une part, pour que le 13 mai 1972 ne soit pas juste le nom d’une Place qu’il est bon de conquérir quand on veut faire un coup d’Etat, et d’autre part, pour provoquer le débat sur le forum entre les générations qui ont vécu ces événements et celles ultérieures. Pour souligner le manque de fiabilité des résultats électoraux à Madagascar, on rappelle qu’une élection présidentielle est organisée le 30 janvier 1972, et que Philibert Tsiranana la remportera par 99,7% des voix. Il sera d’ailleurs investi le 1er mai 1972, avant de perdre le pouvoir quelques semaines après.

D’une grève estudiantine au départ de Tsiranana

Le 22 janvier 1972, les 500 étudiants de l’Ecole de médecine et de pharmacie de Befelatanana se mettent en grève. Leurs revendications sont les suivantes : amélioration des conditions d’hébergement, amélioration et diversification des repas, augmentation du montant des bourses et alignement du programme sur celui de la Faculté de Médecine de l’Université qui a ouvert ses portes en 1970. Rappelons que l’Ecole de Befelatanana avait été créée par le Général Galliéni en 1904, et son accès se faisait sur concours après la classe de seconde. Les étudiants sortaient « médecins » après quatre ans, alors que les étudiants de la Faculté de Médecine qui avait ouvert ses portes en 1970 au sein de l’Université de Madagascar devaient sortir « docteurs en médecine » après sept années d’études postérieures au baccalauréat. Cette différence de niveau a amené les étudiants de l’Ecole à revendiquer une harmonisation, ce que le Gouvernement malgache a refusé en février 1972 : l’argument présenté par le Ministre de la Santé est qu’il fallait maintenir l’école de Befelatanana pour former des médecins destinés aux zones rurales.

L’escalade de la crise sociale est favorisée par une excellente organisation du mouvement de grève. Celui-ci est tout d’abord géré par l’Association des étudiants en médecine et pharmacie (AEMP), puis est très rapidement encadrée par les éléments du futur parti M.F.M. Les diverses tentatives de l’Etat pour résoudre la grève des étudiants de l’Ecole de médecine, contribueront à l’escalade au lieu de faire baisser la tension. Cette escalade est symbolisée par les messages qui deviennent de plus en plus radicaux, en particulier quand les intellectuels gauchistes du futur M.F.M. commencent à s’impliquer :
- janvier : revendication pour une amélioration des conditions d’études des étudiants de Befelatanana (logement, bourse, alignement avec la Faculté de médecine…)
- mars : revendication pour une malgachisation de l’enseignement et rupture des accords de coopération
- mai : revendication pour le départ de Tsiranana.

13 mai 1972 : le dérapage

Pour essayer de mater la grève des étudiants de l’Ecole de Médecine, le Gouvernement prononcera tout d’abord diverses mesures comme la fermeture des dortoirs (pour forcer les étudiants ne vivant pas à Antananarivo à rentrer chez eux), la fermeture de l’Ecole, puis la dissolution de l’Association des étudiants en médecine et en pharmacie (AEMP) qui était la structure menant la grève.

Le 13 mai 1972, à une heure du matin, plusieurs centaines d’étudiants sont arrêtés alors qu’ils étaient en train de se réunir à l’Université d’Antananarivo. 371 d’entre eux sont déportés au bagne de Nosy Lava avec certains adultes soutenant le mouvement (syndicalistes, responsables d’association de parents, responsables de mouvements de jeunesse…). Après avoir appris cela aux premières heures de la matinée en se rendant à l’Université comme d’habitude pour manifester, la foule se rend devant l’Hôtel de Ville, sur l’Avenue de l’Indépendance. Elle y grossit à vue d’œil, renforcée par les badauds.

À 10 heures, les éléments des Forces républicaines de sécurité (FRS) en charge du service d’ordre devant l’Hôtel de Ville lancent des grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Cela étant sans grand résultat, ils lancent des grenades réelles et tirent. Sur instruction du Colonel Ratsimandrava, alors Commandant de la Gendarmerie, les troupes de gendarmes en charge de la sécurité d’un autre périmètre refusent quant à elles d’user de leurs armes et pointent les canons de leurs fusils au sol. Les coups de feu cessent à 15H30 sur l’Avenue de l’Indépendance. A 16H, la foule se déplace vers Tsimbazaza pour demander au Ministère de l’Intérieur la libération des étudiants arrêtés, mais elle sera cueillie par des tirs des FRS du côté de la Radio Nationale à Anosy. Pour se venger, la population s’attaquera aux éléments isolés des FRS dans les quartiers. Résultats de cette journée sanglante du 13 mai, qui donnera son nom à la fameuse place en plein centre-ville d’Antananarivo : 34 morts. L’Hôtel de Ville sera également incendié.

Après la répression armée qui eut lieu à Analakely le 13 mai 1972, un discours du Président Tsiranana est diffusé le soir sur les ondes de la Radio nationale. Les termes qu’il a utilisés sont perçus comme une provocation choquante : « Nous n’utiliserons pas d’armes. Mais si cela est nécessaire, nous tuerons même 2000 personnes en une seule fois. Que ce soit 2000, 3000 en une seule fois, tsak ! Un de mort ! Tsak ! Un autre mort ! Ensuite, que ce soit 5000, ou 6000, ou 100.000, tsak tsak ! Vous serez tous exterminés, si c’est ce que vous voulez ! » . Toutefois, il semblerait que ce discours ait été enregistré avant la fusillade, car il y est mentionné la volonté de ne pas utiliser d’armes. Cependant, sa diffusion alors que des morts avaient eu lieu dans la journée est une coïncidence extrêmement malencontreuse, qui consommera la rupture de la population avec Philibert Tsiranana. La foule des manifestants, grossie par une grève générale de protestation le 15 mai, appelle l’armée à prendre le pouvoir. Le 18 mai 1972, Philibert Tsiranana se verra obligé de remettre les pleins pouvoirs au plus ancien dans le grade le plus élevé, le général Gabriel Ramanantsoa.

Malgré cette remise des pouvoirs au Général Ramanantsoa, la présence de Philibert Tsiranana continue à planer dans la mesure ou il restait encore Chef de l’Etat. En outre, elle est très mal acceptée par la population, qui ne lui a pas pardonné la tuerie du 13 mai 1972. Le 08 Octobre 1972, un référendum modifiant la Constitution de 1959 est adopté à 96% des voix, et écarte définitivement du pouvoir le Président Tsiranana. Gabriel Ramanantsoa devient alors Chef de l’Etat.

La goutte d’eau et le vase

Cette grève des étudiants n’était pas le premier coup de semonce contre le régime Tsiranana. La première affaire d’emprisonnement pour raisons politiques aura lieu en 1969. Auteurs d’un pamphlet intitulé « 10 années de République », Edouard Chapuis et Olivier Raparison., sont accusés de diffusion de fausses nouvelles, outrage au Gouvernement, tentative de trouble de l’ordre public, incitation de la population à haïr le Gouvernement : autant de prétextes souvent utilisés par les régimes aux réflexes dictatoriaux pour mater la liberté d’expression.

Il y aura ensuite l’affaire des militants MONIMA dans le Sud en 1971. Le MONIMA (Madagasikara Otronin’ny Malagasy), est un parti d’opposition créé le 29 juillet 1958. Dirigé par Monja Jaona qui est maire de Toliara de 1959 à 1961, il a surtout sa base populaire dans le Sud de Madagascar. Suite à une opposition de plus en plus active, ses militants et sympathisants font l’objet de tracasseries de la part du pouvoir, en particulier en matière de recouvrement d’impôts. A l’époque, le principe fiscal était l’obligation pour tout individu de sexe masculin de payer des impôts (hetra isan-dahy). Or, dans la région aride qu’est celle du Sud de Madagascar, la pauvreté est très marquée et les gens ont du mal à s’acquitter de leurs obligations. Cela entraîne des frictions de plus en plus sévères entre la population et les représentants de l’Etat. Du 1er au 5 avril 1971, des cortèges de manifestants s’approchent de plusieurs casernes de gendarmerie. Celle-ci ouvre le feu. Bilan : 50 morts et 72 blessés. Ainsi, 229 militants MONIMA sont arrêtés le 7 avril 1971, tandis que 22 militants de l’AKFM le sont à Antanandava et Beparasy.

L’arrestation en juin 1971 du Vice-Président Resampa, pourtant considéré comme le dauphin et l’homme fort du régime, fait apparaître au grand jour les dissensions internes au sein du parti dominant, le Parti social démocrate (PSD). Il est emprisonné avec ses plus proches partisans. L’effet pervers de cette arrestation est qu’elle rend visible une brèche dans le système PSD, et fait apparaître le régime comme affaibli aux yeux de ses adversaires. D’autres arrestations suivront, dont des parlementaires, des hauts fonctionnaires et un employé de l’ORSTOM travaillant à Antsirabe, accusé d’avoir fabriqué des tracts.

Il est également primordial de citer le rôle de deux enseignants à l’Université qui y effectuent avec un réel talent une propagande de thèses révolutionnaires proches de l’idéologie marxiste : Manandafy Rakotonirina et Germain Rakotonirainy. Anciens transfuges du MONIMA et actifs en coulisses depuis 1971, ils fondent le MFM le 27 décembre 1972, sur les bases politiques suivantes : (1) Suppression totale des fondements de classes engendrées par l’Etat Bourgeois et les Etats féodaux. Lutte pour l’élaboration d’un Etat, d’une économie dirigée par la masse prolétarienne révolutionnaire. (2) Abolition de toutes formes d’esclavage et d’exploitation, des intimidations des forces bourgeoises , ainsi que des vestiges des pouvoirs féodaux. (3) Les travailleurs décideront souverainement de la distribution et de l’utilisation du produit de leur travail (selon le site web du MFM).

Vues par le R.P. Ralibera, ces thèses étaient les suivantes : « Les anciens, détenteurs de l’autorité dans tous les domaines, sont les responsables du fixisme qui a empêché les changements et freiné le dynamisme des jeunes ; il fallait donc abattre l’autorité des anciens, parents, enseignants et éducateurs de l’ancien régime, chefs religieux qui ont animé la société ancienne. Cette destruction de toute autorité “vieux régime” doit être appliquée dans tous les domaines (politique, religieux, culturel, économique). Dans le concret, cela signifiait qu’il fallait saper le régime en place, les religions, le système économique, les us et coutumes ancestraux et surtout le système d’enseignement en vigueur ».

Quelles leçons en tirer ?

Philibert Tsiranana en 1972, Didier Ratsiraka en 1991 et 2002, puis Marc Ravalomanana en 2009, sont tombés à la suite de mouvements populaires animés en sous-main par des spécialistes de la subversion. Les mouvemements de foule créés et développés par certains leaders incapables d’attendre un cycle électoral normal, se basent sur une diabolisation du pouvoir en place basée sur des faits réels, auxquels on ajoute souvent des rumeurs pour saler l’addition. La chute de ces Chefs d’Etat est également le fruit d’une incapacité à analyser correctement une situation de tension politique, et à percevoir les petits signes annonciateurs de la grosse crise : le clou qui fait perdre la liberté, pour reprendre la maxime de Benjamin Franklin ci-dessus. En effet, plusieurs éléments représentaient un terreau favorisable pour l’explosion de la crise.

Si nous sommes capables d’apprendre à avoir un recul intelligent sur notre passé, on peut espérer avoir une réflexion sensée sur notre futur. Car sans aucun doute notre incapacité à avoir une vision à long terme est une des causes de ces crises cycliques à répétition, censées nous délivrer d’un tyran, mais qui n’aboutissent finalement qu’à un copier-coller, en changeant juste les noms et les dates. En mai 1972 comme en mai 2009, les opposants n’ont pas accès à la Radio nationale. Les opposants sont arrêtés et emprisonnés pour leur opinion, pratiquement sous les mêmes prétextes fallacieux que pour Raparison et Chapuis : diffusion de fausses nouvelles, outrage au Gouvernement, tentative de trouble de l’ordre public, incitation de la population à ne pas avoir confiance dans les autorités. Devant une telle incapacité à retenir les leçons du passé, comment peut-on prétendre préparer l’avenir ?

Post-scriptum. Cet article est très largement inspiré d’une recherche académique sur les crises malgaches, et dont l’auteur a demandé l’anonymat. Nous le remercions toutefois de son autorisation à utiliser ses écrits.

33 commentaires

Vos commentaires

  • 25 mai 2009 à 07:32 | FeoIray (#341)

    Entierement d’accord avec l’auteur !

    Que des manques à gagner et des opportunités perdues pour Madagascar :
    - crise 1972 : le plan de developpement economique de la cote ouest, symbolisé par la valorisation de la Baie de Narinda avec les sud-africains
    - 1991 : les croissances economiques de 6% stoppées de Didier Ratsiraka
    - 2009 : les croissances economiques de 7% stoppées de Marc Ravalomanana, et le plan de developpement economique, avec moins de roles pour le fameux pays "premier partenaire economique".

    Est-ce que nous le malagasy sont des utopistes ? toujours à la recherche de l’ideale qui n’existe pas ?
    Soyons mur, pour etre capables d’accepter les consequences de notre choix en election !

    Cependant, il y avait toujours une constante après la crise de 1972 : ce que le MFM a muri et pronait toujours pour la legalité pour sortir de la crise. (FYI, je ne suis pas un membre du parti MFM !)

    Ma seule reproche sur l’article : ce qu e l’auteurs se focalisait seulemnt sur l’evenement de 1972 !

    • 25 mai 2009 à 15:07 | Ratiaray Faly (#2167) répond à FeoIray

      A cause de la France Mon pays continue à souffrir.... il faut qu’on repare ça.

  • 25 mai 2009 à 07:47 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    J’interviens pour votre "post-scriptum".
    DOMMAGE !!!Vous prétendez que l’article est très largement inspiré d’une "RECHERCHE ACADEMIQUE" sur les crises malgaches et dont l’auteur demande l’anonymat...QUELLES FOUTAISES ????
    Basile RAMAHEFARISOA(2)22ramahefarisoa

    • 25 mai 2009 à 08:30 | Andrianirina (#2177) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      A l’attention de M. "FOUTAISES"

      Je suis l’auteur du travail de recherche en question, et même si j’ai accepté que Ndimby A. en reprenne de larges extraits, je n’ai pas envie de voir mon nom étalé sur la place publique, et encore moins juste pour satisfaire la curiosité maladive de M. Ramahefarisoa.

      Je n’ai pas besoin de publicité sur ces recherches, le travail ayant été clôturé depuis un an et soutenu avec une mention Très honorable devant un jury présidé par un enseignant de Paris-V. Si le document complet vous intéresse, autorisez la rédaction de Tribune à me communiquer votre adresse et je vous enverrai le lien du site sur lequel le télécharger.

      Je m’interdis de réagir comme il se devrait à vos propos à cause de la bienséance et de la déférence pour vos cheveux que j’imagine blancs ou votre crane qui est sans doute chauve du fait des 66 ans que vous clamez.

      Bien à vous.

    • 25 mai 2009 à 09:47 | racynt (#1557) répond à Andrianirina

      A Andrianirina, ne faites pas trop attention à dadabe Basile, il aime bien la provoc et je me demande s’il n’est pas entrain de faire un retour d’âge, looool....

      Merci en tous cas à vous et à Marimar (Ndimby looool) de nous rappeler les évènements de 1972 et d’ailleurs je suis vraiment étonnée en lisant cet article que dans l’histoire de Madagascar de la primaire à la terminale pourquoi ces évènements qui sont utiles pour les générations à avenir ne sont -ils pas inclus dans les programmes d’enseignement ?

      N’étant pas encore née à l’époque je n’ai pas beaucoup de repères là-dessus à part le tsaky tsaky 100 tsaky tsaky 2000... Et les témoignages des aînés qui racontaient que malgré l’indépendance, dans les écoles on enseignait aux enfants que "nos ancêtres sont les gaulois".

      Entre le discours d’Alain Ramaroson : "il n’y a qu’une toute petite minorité de rien du tout qui dérange la vie du Malgache. Si une mouche venait à piquer le Malgache, il ne fera qu’une bouchée de cette minorité (raha taitra ny sain’ny olona, zavatra vetivety dia potiky ny olona)." et le "tsaky tsaky 100, tsaky tsaky 2000" je ne vois pas trop de différence si ce n’est la façon de le dire. Honte à Basile et à ceux qui soutiennent encore ces énergumènes !

    • 25 mai 2009 à 16:08 | ramahirata (#1024) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      Et voilà ce qui arrive quand on se précipite trop b’Asile.

      Ca a du faire des dégâts irréversibles dans votre "coco"

      Veuillez nous décliner votre identité et un justificatif de domicile de moins de trois mois, vous qui tenez tant à bannir l’anonymat sur un forum.

      Que cela vous serve de leçon.

      La grandeur d’un Homme est de s’excuser dans le tort. Isn’t it Basile RAMAHEFARISOA(2)22 !? les 3 ganagana mody.

      Ramahirata.

  • 25 mai 2009 à 09:22 | RAVELO (#802)

    Et encore "toc" Basile !
    Mba malala menatra amin’izay.

  • 25 mai 2009 à 10:03 | mpitily (#1212)

    Merci pour cette excellente leçon d’histoire de notre pays qui éclairera sûrement plus d’un (surtout la CI) sur la crise que nous vivons actuellement.

    Merci également d’avoir souligné que "Philibert Tsiranana en 1972, Didier Ratsiraka en 1991 et 2002, puis Marc Ravalomanana en 2009, sont tombés à la suite de mouvements populaires ..."

    J’aimerais savoir si la CI avait alors fermement condamné et châtié les régimes issus des mouvements de 1972, 1975, 1991 et 2002, comme elle tente de le faire actuellement avec la HAT (2009).

    La CI devrait donc relire l’histoire de notre pays et remettre le mouvement populaire de 2009 dans son contexte avant de tirer une quelconque conclusion sur le régime actuel.

    Finalement, les mouvements populaires, transferts de pouvoir, directoire militaire, élections ne réflétant pas les aspirations du peuple, et autres extraconstitutionnalités, n’ont rien de nouveau à Madagascar ! Pourquoi alors ne pas tenir compte de la jurisprudence bien malgache dans le traitement de la crise actuelle ?

    Accepter 1972, 1975, 1991 et 2002 tout en condamnant 2009 est tout simplement injuste.

    • 25 mai 2009 à 10:17 | racynt (#1557) répond à mpitily

      Il faut rappeler à mpitily qu’en 2002 la CI a condamné mais au bout de 6 mois, a fini par céder un à un , les américains étaient les premiers à embaucher le pas et le reste s’en suivaient, les français les derniers. Il faut dire que toutes les régions ont souffert des barrages économiques imposé par Ratsiraka et sa troupe mais pas seulement Antananarivo.

      Personnes âgées, femmes et enfants mourraient à petit feux dans des hôpitaux par manque de soins (médicaments non approvisionnés) à cause de ces barrages que Ratsiraka avaient installer à l’époque mais ça on en parlait pas à la radio , dans les infos.... La situation devenait critique comme en ce moment...

      Et en 91, Zafy et sa troupe ont du chercher des financements parallèles...

    • 25 mai 2009 à 10:28 | racynt (#1557) répond à racynt

      oooups emboiter mais pas embaucher

    • 25 mai 2009 à 10:55 | mpitily (#1212) répond à racynt

      Merci pour ces rappels fort utiles pour tous ceux qui ne se souviennent pas ou ne savent pas.

      Quelle leçon la CI en a-t-elle tiré alors ? j’ai l’impression qu’elle n’a rien compris et continue à chercher à imposer des solutions "standard", théoriques et irréalistes.

      Quelle ineptie que d’essayer d’accorder de l’importance à d’anciens dirigeants que le peuple a déjà rejeté ?

      Aidez-nous à rédiger une nouvelle constitution, à mettre en place les fondements d’une véritable démocracie et à bien préparer les futures élections, si vous voulez vraiment notre bien. Ce n’est pas en changeant la composition de l’autorité qui va gouverner la transition que nous y parviendrons mieux ou ...

      Le peuple a plus que marre de la crise politique actuelle, donc n’envenimez pas les choses.

    • 25 mai 2009 à 12:12 | racynt (#1557) répond à mpitily

      Très juste mais j’aimerai cependant rappeler qu’en 72, 91 et en 2002 personne n’est allée descendre dans la rue pour clamer le retour des dictateurs (Tsiranana et Ratsiraka) une fois qu’ils sont tombés. C’est pourquoi l’évènement de 2009 est tout de même particulier . Et ne venez surtout pas me dire que ce sont les gens qui ont profité des avantages du régime Ra8 qui sont dans la rue en ce moment car moi-même je suis anti-HAT et pourtant je ne suis pas une pro Ra8.

    • 25 mai 2009 à 12:40 | racynt (#1557) répond à mpitily

      oooups, je voulais plutôt dire que Mpitily a tord car je pense justement que si la CI internationale a agit différemment cette fois ci et veut une transition concertée c’est bien parce que c’est la première fois dans l’histoire de Madagascar que le peuple après avoir évincé un président réclame son retour. N’en déplaise à Mpitily, personne n’a réclamé le retour de Ratsiraka en descendant dans la rue en 2002 et c’est grâce à ça que Ra8 a d’ailleurs finalement eu la reconnaissance internationale... 2009 n’est pas 2002 et moi je suis pour une transition consensuelle comme la CI.

    • 25 mai 2009 à 14:28 | mpitily (#1212) répond à racynt

      ah bon ? racynt a la mémoire courte ou veut-elle désinformer les lecteurs ?

      Dieu merci, 2009 est bien plus facile, pacifique et rapide que 2002 ! Racynt semble oublier, les deux investitures de Ra8, les barrages économiques et les véritables guerres entre les deux avec les lourdes pertes tant en vies humaines qu’en richesses, etc. Si ce n’étaient pas des réclamations du retour de Deba au pouvoir, je me demande bien ce que c’étaient alors.

      Au lieu d’essayer de concilier l’inconciliable, et de chercher à nous imposer une solution dictée par elle (pour ne pas perdre la face ?), la CI devrait prendre compte du désir du peuple à tourner la page Ravalomanana (qui était l’apogée de la gabégie et de la dictature à Madagascar) et aider Andry Rajoelina à atteindre ses objectifs qui après tout, sont justes, louables et bénéfiques à la future génération.

      Toute autre option ne pourra que retarder le renouveau de la vie politique à Madagascar et donc, à aggraver la situation du peuple.

    • 25 mai 2009 à 14:52 | racynt (#1557) répond à mpitily

      2009 est pacifique dites vous ? Qui est ce qui a la mémoire courte ? Pacifique et depuis fin janvier on a perdu plus d’une centaine de vies humaines ? C’est ça pour vous pacifique ? Les morts brûlés vifs, les gens que la troupe de TGV ont envoyé en martyre à Ambohitsorohitra et Haja la Bouquiniste que Ramarosahona a fait tiré par ses acolytes et tous les massacres , arrestations, kidnapping(Razily) et meurtres effectué par les CAPSAT , tous ça c’est pacifique pour vous ? Vous avez lu ma contribution ou vous avez déjà oublié ce que j’ai écris là-haut sur la crise de 2002 ?

      En vérité, en 2002 osez avouer que personne n’est descendu dans les rues pour réclamer le retour de Ratsiraka car dès que Ratsiraka est parti, toute la clique Ratsirakiste a pris la fuite soit en France ou aux Comores, parce qu’ils avaient peur des représailles après avoir exploser les ponts et avoir effectuer les barrages économiques et tuer les merina ou menacer de tuer les merina habitant en province à cette époque.

      De plus, si Ra8 a demandé aux réservistes de démolir ces barrages c’est parce que c’était nécessaire pour sauver l’économie et la vie de plein de gens.

      Dire que 2009 est pacifique c’est n’avoir aucun respect pour tous ces morts !

    • 25 mai 2009 à 15:20 | mpitily (#1212) répond à racynt

      Racynt,

      j’ai dit que 2009 est plus ... pacifique ... que 2002, merci de bien lire ma phrase.

      Parce que Ratsiraka était parti tout de suite en 2002 et qu’il n’y avait aucune contestation de la part des légalistes de l’époque ? La CI n’avait-elle pas tergiversé trop longuement avant de reconnaitre le bien-fondé du mouvement populaire de 2002 ? N’est-elle pas en train de refaire les mêmes erreurs au nom de principes que l’ancien foulaient lui-même au pied ?

    • 25 mai 2009 à 15:36 | racynt (#1557) répond à mpitily

      Non j’espère qu’elle ne va pas faire l’erreur de reconnaître cette HAT pour qui personne n’a voté et qu’on essaye d’imposer à tord ou à travers au peuple Malgache. J’espère qu’elle ne va pas reconnaître cette HAT qui bafoue les droits de l’homme par l’intermédiaire des CAPSAT : faire boire de l’urine au pasteur, tuer sur des civiles non armé, arrêter arbitrairement des gens... C’est des brigands comme ça que vous espérez être reconnu par la CI ? Vous n’avez pas honte de soutenir des assassins, voleurs... ?

    • 25 mai 2009 à 15:37 | mpitily (#1212) répond à racynt

      Racynt veut à tout prix occulter ce qui s’était passé entre la première proclamation des résultats du présidentiel de 2001 et la seconde investiture de Ra8 en 2002 !

      Est-ce que la CI avait assisté à la première investiture de Ra8 ? est-ce que les USA ont tout de suite reconnu Ra8 ? est-ce qu’il n’y a pas eu guerres civiles et autres barrages économiques (contestation de Ra8) en 2002 ? Voyons, soyons sérieux.

    • 25 mai 2009 à 15:51 | racynt (#1557) répond à mpitily

      Il y a eu certes des contestations de Ra8 en 2002 mais je vous le répète encore si vous n’avez pas encore compris : Quand Ratsiraka est parti en France en 2002, plus personne n’a réclamer son retour, en tous cas à Madagascar car j’y étais à l’époque. Et oui il y a eu contestation de Ra8 entre les deux investitures mais ce qui différencie celle de 2002 à 2009 c’est qu’en 2002 c’était les "very seza" de Ratsiraka qui ont contribué à asphixier la capitale en faisant des barrages économiques, ce sont les very seza et les armées en faveur de Ratsiraka qui sont les seules à contester Ra8 à l’époque, comme Coutity qui sous l’ordre de Ratsiraka à Diego avait menacé des membres de ma famille de partir au risque de se faire massacrer et assassiner tout simplement parce qu’ils sont merina. Et pourtant ces gens là n’ont jamais affiché leur couleur politique car ce sont des simples citoyens que Coutity connaissait bien en plus à l’époque. Et tous ces very seza se sont enfuis dès que Ratsiraka est parti. Ils ne sont pas descendu dans les rues comme le font pacifiquement les légalistes maintenant.

    • 26 mai 2009 à 08:05 | mpitily (#1212) répond à racynt

      Et revoilà les éternels mensonges des Ravaloistes. Sachez une bonne fois pour toute que les militaires n’ont jamais fait boire son pipi à M. Lala, le SG de la FJKM l’a officiellement reconnu.

      De plus, ce sont les gardes de Ravalo + des mercenaires qui ont tiré sur les manifestants du 7 février, quoi que vous disiez, c’étaient ceux qui tenaient les fusils qui avaient tué, point barre. Ils auraient pu ne pas réagir comme en janvier (RNM et TVM) ou tirer en l’air comme l’avait fait l’Emmonat mais pas tirer dans le tas.

      Enfin, ce n’était pas non plus le Capsat qui avait tué la marchande d’Ambohijatovo mais Ralitera et ses hommes de main, j’en avais déjà parlé auparavant (pas de crime sans mobile).

    • 26 mai 2009 à 08:24 | mpitily (#1212) répond à racynt

      Racynt, la fuite de Ratsiraka s’est fait en deux temps : il s’est réfugié à Tamatave d’abord, et en France plusieurs mois après, après avoir foutu la pagaille avec ses légalistes grâce à la tergiversation complice de la CI.

      Contrairement à Ratsiraka, Ra8 était obligé de fuir directement à l’étranger car il était contesté dans sa propre région d’origine (Tana) et dans toutes les autres régions.

      Mais la CI est encore en train de tergiverser au nom de ses fameux principes que Ratsiraka et Ravalo ne respectaient rigoureusement en leurs temps. Plus elle tarde à reconnaitre et aider Andry Rajoelina, plus elle donne du temps à Ra8 pour foutre la pagaille et organiser une guerre avec l’aide de mercenaires étrangers, ses partisans osent même, comble de l’infamie, réclamer publiquement de telles interventions militaires de l’étranger, quel patriotisme !

  • 25 mai 2009 à 11:07 | hafatra (#1895)

    Ces evenements si importants qu’ils soient ne sont que les arbres qui cahent la foret

  • 25 mai 2009 à 11:51 | demokrasia fostsiny (#160)

    Si au lieu de continuer à perdre nos énergies à savoir qui a raison Rajoelina,Ravalomanana,Ratsiraka,etc...nous essayons de tirer des leçons du passé pour construire un autre avenir au peuple malagasy que le cycle de changement de président sans changer le système.

    D u point de vue démocratique le système Ratsiraka et celui de Ravalomanana ont des ressemblances fondamentales, à savoir :

    Mise en place des institutions démocratiques formelles, pour satisfaire la communauté nationale et internationale.

    Infantiliser politiquement le peuple

    Asservir les contre pouvoir démocratiques (assemblée nationale,sénat,mairies)

    Culte de la personnalité comme programme principal du parti politique majoritaire.

    Opposition qui ne cherche qu’à changer le président sans proposer un système alternatif.

    Tout ceci permet de corrompre plus facilement la vie politique par l’argent.

    Si une conférence nationale qui réunit tous les partis politiques se mettent d’accord sur ces constatations pour les éradiquer dans un programme commun de n’importe quel gouvernement. Alors seulement l’accession de qui que ce soit au pouvoir ne dégénérera pas en une marche vers la dictature que Didier Ratsiraka a eu le temps d’instaurer, ce que Marc Ravalomanana n’a pas pu faire car il a été arreté à temps.
    Albert Zafy a été sauvegardé de ce schéma car les contre pouvoirs démocratiques ont fonctionné normalement.

    Il n’y a pas de gène démocratique ou antidémocratique

    avec le sytème socio-politique actuel n’importe quelle personnalité au pouvoir sera un Didier Ratsiraka ou un Ravalomanana en puissance.

    Que les hommes politiques conscients de cet état de délabrement de notre démocratie, il y en a dans tous les partis, aient le courage d’engager cette discussion et le porter en public car ce sera le fondement essentiel d’une sortie de crise réelle et durable pour éviter les futurs 2002 et 2009.

    • 25 mai 2009 à 12:14 | hafatra (#1895) répond à demokrasia fostsiny

      Il y a des choses qui sont tres difficiles á changer , ou qui du moins prennent du temps á se transformer.Un de ceux-lá est le respect de la chose publique,qu’il s’agit de WC ou de l ’etat , le resultat est le meme:pourvu que je m’en serve pour mon interet personnel, le reste, je m’en moque,et surtout ne me demander pas maintenance et entretien !

    • 25 mai 2009 à 14:53 | mpitily (#1212) répond à demokrasia fostsiny

      Bravo et merci pour ta clairvoyance et pour la claireté de ta thèse que personne n’osera contredire, du moins je l’espère.

      Je pense que la CI devrait donc aider Andry Rajoelina à bien gérer la transition pour bien préparer la mise en place d’une véritable démocratie à Madagascar. Qu’elle lui impose une feuille de route à respecter (étapes à suivre, deadline), soit, mais qu’elle lui donne également tous les moyens pour pouvoir la respecter (temps, reconnaissance, soutien, ...).

  • 25 mai 2009 à 12:10 | Sham (#2307)

    Je remercie sincèrement M. Ndimby et surtout M. Andrianirina sur ces leçons d’histoires qui, j’estime, méritent une large diffusion pour être connues par la postérité. Personnellement, j’étais encore jeune en 72 et bien que j’avais essayé de suivre les actualités, je n’en avais connu que les faces apparentes diffusées dans les médias qui étaient alors sous la censure.
    Me joignant à un forumiste, je suggère que cette partie de l’histoire de Madagascar en 72 soit mise en valeur et incluse dans les programmes scolaires.

  • 25 mai 2009 à 12:37 | Mihaino (#1437)

    Quelle honte pour certains d’entre nous qui aiment encore discutayer en utilisant des expressions triviales sur ce forum ?!...

    Cet article ne serait jamais inclus dans notre leçon d’histoire tant que le programme prévu par nos responsables s’inspire tjrs du programme français. Savez-vous que la belle langue de Molière se trouve actuellement au 7è rang des langues parlées et de communication dans le monde !Et les responsables de l’éducation nationale de la HAT se sont empressés de rendre encore obligatoire le français ??!!.

    Bravo Mr Andrianirina et merci à Ndimby d’avoir osé faire paraître cette étude. Vous meritez tous les 2 la mention " Très honorable avec félicitations du jury et pour large diffusion..."

  • 25 mai 2009 à 14:58 | demokrasia fostsiny (#160)

    à Racynt

    votre jeune age ne vous a pas permis de vivre sous la période Tsiranana que j’ai combattu.
    sachez que,pour nous, Tsiranana n’était pas un dictateur mais le valet des néo-colonialistes et ce n’est pas du tout la même chose.

    par contre le régime de Ratsiraka peut être taxé de dictature.

    Quant à Marc Ravalomanana que j’ai soutenu et que je combats depuis 2006 ce n’est pas un dictateur, mais son régime avec un peu plus de temps amenait tout droit Madagascar vers un système Ratsirakiste.
    c’est pour cela,sans être un pro Rajoelina,je lui reconnais le mérite d’avoir arrété à temps la pérenisation de ce régime.
    je soutiens la HAT seulement pour réaliser le calendrier electoral défini lors des assises nationales pour restaurer la démocratie et rien d’autre.
    le destin d’Andry Rajoelina m’importe peu par rapport à celui du peuple malagasy.

    je vous rapelle, par ce que vous l’avez vécu ,q’il y a eu des manifestations pour Ratsiraka en 2002 (légalistes d’alors)avant de se radicaliser en barrages.
    c’est vrai que c’était plutôt dans ce qui était appelé les provinces.
    c’est peut-être pour cela que vous l’avez oublié.

    Mais Madagascar ce n’est pas seulement Antananarivo, et c’est un vieux Merina fier de l’être qui vous le dit.

    Pour le peuple malagasy c’est la recherche de solution qui est prioritaire et non les destins de Marc Ravalomanana,d’Andry Rajoelina ou de n’importe qui d’autre .

    • 25 mai 2009 à 16:00 | tgvsokatra (#2274) répond à demokrasia fostsiny

      Miala tsiny aminao aho ry Demokrasia "Fostsiny" (sa "fotsiny" no tianao ho lazaina ? sa misy dikany hafa io ? )fa amiko ny demôkrasia (raha fotsiny araka ny filazanao)dia "Fifidianana ihany, Fifidianana fotsiny, ary Fifidianana mihitsy !!!!) fa Association misy membres 20 aza mikorontana raha nanondro tena ny président, Secrétaire, Trésorier sns... koa mainka fa 18 millions ny membres ??????...

      Ny any ivelany aza efa henjana @ technique de sondages, mbola tsy maintsy manao fifidianana, référendum... vao afaka manapa-kevitra ka dingana toa inona sa fahaizana toa inona no nananan’i TGV ahafahany milaza fa avy @ vahoaka marina izy...

      Ary ny tenako manokana dia mandà ankitsirano izany hoe : tapahina @ fotoana izay tiana hanaperana aza ny mandat iray ..."c’est pour cela,sans être un pro Rajoelina,je lui reconnais le mérite d’avoir arrété à temps la pérenisation"... no voalazanao Mba omeo fanamarinana mitombina tsara ahafahako ho resy lahatra !!!! Tena manaiky raha voaporofonao mazava tsara !!

      Tadidio fa t@ 2002 ange ka nisy fifidianana e ! ary fitakiana ny confrontation ny olana t@ izany !!!!

      Fa t@ ity 2009 ity, ny hypothèse no be de be, fa "olona iza taiza moa no tena nahalala fa nisy tany nangalarin’i Ra8 " fa toa honohono sy tsaho no bedia be. Ary olona iza no sahy hilaza fa hiafara toa an-dratsiraka i ra8 (ny voambolana hoe "mety" angamba no misy.

      DEMOKRASIA FOTSINY= FIFIDIANANA FOTSINY
      (FOTSINY fa tsy "Fostsiny" an )

    • 25 mai 2009 à 16:19 | racynt (#1557) répond à demokrasia fostsiny

      Monsieur demokratie fotsiny

      Je vivais certes à Tana mais il se trouve qu’on a de la famille un peu partout à Mada et je n’ai jamais pensé que Antananarivo est Madagascar.

      Et justement il se trouve que les membres de notre famille vivant dans les provinces ne nous en jamais parlé de mouvements de contestation pacifique contre Ra8 en 2002 sauf à Tamatave où Ratsiraka bien évidemment a beaucoup de supporters.

      C’est bien si vous soutenez la HAT mais que pensez vous alors de ces provocations d’Alain Ramaroson qui ne préconisent pas du tout un climat de paix mais de tension. A Votre avis donc il faut ignorer les revendications des légalistes ? Et refaire les même erreurs qu’en 2002...

  • 25 mai 2009 à 18:03 | Rabila (#1379)

    1972 est comparable à 1947.

    Au temps de Tsiranana, il n’y avait pas le sentiment d’injustice sociale. L’état était fort pour la simple raison que c’étaient directement les français qui étaient derriere.
    Rappelons que l’armée française était basée à Diego et que la loi de coopération attachait M/car virtuellement à la France. Tous les cadres des ministeres étaient majoritairement français. La plupart des profs au lycée étaient français. En 1970, le proviseur et le censeur du lycée Galliéni étaient des français. Les conseillers du President et du gouvernement étaient composés de 80% de français.

    Les programmes de l’éducation nationale étaient calqués sur ceux de la France.

    On était comme un département d’outre mer. On etait supposé être indépendant. On était dans la zone franc, etc...

    La sociéte marseillaise était dix fois plus riche que l’état malgache. Elle faisait la pluie et le beau temps. C’était un état dans l’état.

    Et surtout, il y avait le 13 mai 1968 en France. L’état francais avait failli vacillé par les mouvements étudiants.
    On concluait que on pouvait faire pareil et débouter definitivement la France de M/car.

    La suite a été moins glorieuse. Nos généraux n’avaient pas le fibre politicien et la classe politique inexistante. Puis, le futur amiral avait damé le pion à tout le monde et avait transformé l’euphorie en misère absolue.

    C’est une erreur de comparer 1972 aux autres dates.

    De 1886 à 1972, les malgaches n’avaient pas leur destin en main. Ils étaient des indigènes dans leur pays.

    Apres 1972, ils ont fait ce qu’ils ont pu : pas grand chose !!!

    Le cas de M/car n’est pas particulier. C’est géneral pour toute l’Afrique noire.

    Il parait que "les africains ne sont pas encore entrés dans l’histoire" (Sarkozy)

    "Mais les malgaches ne sont pas tout à fait noir ni africain" On va me retorquer.

    Quand même ils ont merdé.

  • 30 mai 2009 à 14:04 | RABEVA (#858)

    On est encore en pleine guerre contre le "maizina", donc c’est normal si les valeurs comme la démocratie etc...n’ont pas droit de cité pour l’instant.C’est une fois le "maizina" complètement "mort" qu’il faudrait juger la HAT sur la démocratie, la bonne gouvernance etc....Au fait, croyez vous honnetement que si le role était inversé, R8 aurait mis TGV en résidence surveillée à Mantasoa ?? Allons, soyons sérieux. Vivement la fin de cette guerre pour qu’on s’achemine vers la 4° république avec une nouvelle constitution, nouveau code éléctoral, bulletin unique, des élections libres ou chaque candidat aura la meme chance de gagner, et au bout un tout nouveau Président accepté par tous démocratiquement. Si c’est TGV qui sera élu, on le jugera sur tous ces défis qu’il a annoncés pour sortir Madagascar de la où elle est depuis très longtemps. Patience alors ! juste un rappel les crises d’avant ont duré 6 à 8 mois. A ce jour on n’est qu’à la fin du 3° mois.!!!N’est ce pas ?

  • 2 juin 2009 à 09:20 | Tiavina Ranaivo (#2621)

    Bravo à Tribune, à Ndimby A. et aux auteurs anonymes pour leurs courage et pertinence.

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