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jeudi 28 octobre 2021
Antananarivo | 07h25
 

Enseignement

Enseignement supérieur public

Conflits ouverts dans les universités

mardi 3 juillet 2012 | Bill

Ce 29 juin 2012, le Conseil national du syndicat des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur (Seces) a décidé l’arrêt immédiat de toutes les activités pédagogiques au titre de l’année universitaire 2011-2012. Il a aussi décidé de ne pas participer à la session du baccalauréat 2012. Tout cela parce que les responsables au pouvoir ont manifesté une indifférence totale face à leurs devoirs de résolution de la crise universitaire actuelle. Pour que ces résolutions soient révisées, le Seces exige d’une part, l’exécution rapide et définitive des trois décrets 2009-1214/1215/1216 du 6 octobre 2009, notamment, l’indemnité de recherche et d’investigation et le basculement de l’ancienne à la nouvelle grille indiciaire, et d’autre part, la démission des responsables incompétents, notamment du ministre des Finances et du Budget.

Si la présidence de l’université d’Antananarivo a aussitôt ce lundi 2 juillet précisé que le SECES ne rassemble qu’une partie des enseignants à l’université afin de rassurer et réduire l’impact de cette décision dans l’opinion, les réunions en assemblée générale des différentes sections du Seces auront du pain sur la planche à partir de ce jour car elles devront se pencher sur la mise en œuvre de leurs résolutions. La section Seces Antananarivo aura en effet à gérer des situations qui sont tout simplement compliquées. Les enseignants de la faculté de Droit, d’Économie, de Gestion et de Sociologie (DEGS), la faculté de Médecine et l’École normale supérieure de l’université d’Antananarivo ne sont pas, semble-t-il, convaincus de la légitimité des revendications et de la stratégie adoptée par le Seces. Apparemment, pour ces facultés, les résultats des examens ont déjà été publiés. Par contre, dans les facultés des Lettres, des Sciences, l’École Agronomique et l’École Polytechnique, certains départements n’ont pas encore achevé les cours si d’autres attendent les examens ou les résultats des examens. L’université de Barikadimy – Toamasina connaît une situation identique. À l’université d’Ambondrona – Mahajanga, les enseignants membres du Seces sont minoritaires.

L’autre grand problème réside dans le fait du manque de budget de fonctionnement. Les enseignants qui envisagent d’assurer les cours et les examens le feront-ils gratuitement et sans les fournitures et appuis techniques nécessaires, interroge un membre du Seces qui déclare que les droits d’inscription des étudiants ne peuvent assurer à la rigueur que deux mois de fonctionnement de l’université, pas plus.

En tout cas, si on devait croire les quelques informations qui ont filtré de ce conseil national, les sections Seces des universités d’Antsiranana, de Toliara et de Fianarantsoa sont prêtes à en découdre et comptent mettre les résolutions en œuvre dans leur intégralité. Ils vont plancher dessus dans quelques jours sur la manière de faire pour démettre le ministre des Finances et du Budget et obliger le pouvoir à concrétiser ce qui a été signé et promis. En attendant, le pouvoir doit résoudre ce problème de boycott des examens du Baccalauréat 2012 par le Seces car à l’allure où évolue la situation, on ne peut écarter l’idée que d’autres associations de professeurs de nos universités ne viennent appuyer les résolutions de ce syndicat.

5 commentaires

Vos commentaires

  • 3 juillet 2012 à 08:42 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    - SEMPAMA,
    - SECES
    Deux syndicats que tout gouvernant ne devrait pas négliger leur impact dans la vie de la NATION.
    L’enseignement supérieur désigne l’éducation dispensée par les Universités et les Grandes Ecoles.
    Ces études visent
    - à acquérir un niveau supérieur de compétences,
    - à former des élites recrutées :
    par l’Etat,l’Armée et même les "religions",
    et aussi dans le monde économique et industriel,
    et de la culture et de l’enseignement ;
    - de permettre aux étudiants de trouver leur voie ou domaine d’excellence ;
    - de se préparer aux métiers futurs tout en faisant progresser le savoir.
    Les types de diplômes évoluent avec le temps,mais tendent à s’homogénéiser aux niveaux internationaux avec :-les licences,
    - des masters
    - et des doctorats pour faciliter les systèmes d’équivalence ou de reconnaissance mutuelle de diplômes.
    L’enseignement supérieur fait partie de la priorité des priorités,comme l’enseignement de base,que tout "GOUVERNEMENT NATIONAL" d’un Pays Souverain ne devrait pas négliger ou minimiser.
    Basile RAMAHEFARISOA
    1943
    b.ramahefarisoa@gmail.com

  • 3 juillet 2012 à 08:43 | mpihomehy (#5162)

    IL fallait importer des enseignants Francais et les transporter par des hélicopters alouettes 2.

  • 3 juillet 2012 à 09:01 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    Hors sujet.Très important....
    Elections à Madagascar.
    A travers une lettre officielle,signée par Ban Ki Moon,les Nations Unies maintiennent leur position et confirment le calendrier électoral avancé par leurs experts,soit
    - des élections législatives/présidentielle Malgaches ,en Mai-Juin 2013.
    Pas de commentaire personnel,sauf que notre Ministère de l’Intérieur pourrait s’occuper d’organiser et d’exécuter toutes les élections nationales.
    CENI-T et autres =budgétivores=INUTILES comme CT/CST(des représentants-désignés-repêchés).
    Basile RAMAHEFARISOA
    1943
    b.ramahefarisoa@gmail.com

  • 3 juillet 2012 à 09:16 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    De l’argent à jeter en l’air pour une session extraordinaire des "représentants-désignés-repêchés" CT/CST.
    Appât de gain
    ou
    la peur de la réussite d’une certaine rencontre entre le Président Marc RAVALOMANANA et andry nirina rajoelina ;
    Une session extraordinaire à la "hâte suspecte".
    QUI POUSSENT CES GODILLOTS POUR UNE "Session extraordinaire" ??
    Soit disant pour examen et adoption de deux projets de loi organique sur :
    - les élections législatives,
    - et l’élection présidentielle.
    Basile RAMAHEFARISOA
    1943
    b.ramahefarisoa@gmail.com

    • 7 juillet 2012 à 01:25 | freco (#4716) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Rahalahy a ! Ireo mpitondra fanjakana ireo ange ka be marenina sy mpandainga e ! Ary aza hadino fa olona avy nigadra ny ankamaroan’izany CST sy CT lazainao izany. Misy aza ministra nanana raharaha t@ fitsarana noho ny fanodikodinam-bola. Izany hoe entin’ny gadra sy ny criminelles isika. Ary io no tena tian’ny vazaha hanaovana laboratoire d’expérience eto amintsika dia ny "feuille de route iarahan’ny gadra mitantana tarihin’ny mpandihy eny an-tsena" dia miandry ny vokatra ry zareo frantsay ary analyser-na any @ Université de Sorbonne. Fa isika mianakavy no adala fa soa ihany fa misy ireo MPAMPIANATRA REHETRA toy ny mpikambana ao @ SECES, ny SEMPAMA hanaitra ny sain’ny rehetra @zao tsy fandehanan-draharaha eto @ firenena izao. Ny mpitondra tsy alehany izany no tena manao otage ny ankizintsika satria mandany ny harem-pirenena no mamitaka sy mandainga @ mpiara-belona. RAVAO NY MPITONDRA TSY MAHAY MITANTANA, RAVAO ny FEUILLE DE ROUTE satria mampiady @ samy malagasy. Mbola izany foana ny politikan’ny frantsay @ "ZARAZARAO ANJAKANA". Dia hoy Sareraka hamaranako azy "MISAOTRA ANAO AHO FA NOMENAO VAHOAKA DONDRONA SY MPITONDRA DOMELINA"

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