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lundi 1er juin 2026
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Concertation nationale : les zones d’ombre s’accumulent

lundi 1er juin | Mandimbisoa R. |  170 visites  | 1 commentaire 

À quarante-huit heures du lancement officiel de la concertation nationale voulue par les autorités de la Transition, les interrogations semblent désormais plus nombreuses que les réponses.

Invité d’une émission spéciale diffusée sur plusieurs chaînes de télévision proches du régime, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a apporté de nouvelles précisions sur le déroulement de la journée du 3 juin. Il a annoncé qu’une première réunion restreinte réunira les quatre dirigeants du FFKM, le président de la Refondation, le Premier ministre ainsi que le ministre chargé de la Refondation.

Il est également indiqué qu’une grande assemblée destinée au grand public serait organisée progressivement. Mais un détail n’est pas passé inaperçu : dans l’immédiat, seuls les invités ayant reçu une convocation pourront participer aux travaux.Une déclaration qui soulève immédiatement une question fondamentale : où est passée la dimension populaire de cette concertation nationale ?

Depuis plusieurs mois, les autorités présentent cette initiative comme un vaste dialogue destiné à recueillir les aspirations du peuple malgache dans la perspective de la mise en place de la Ve République. Pourtant, à deux jours de son ouverture officielle, aucune indication claire ne permet encore de comprendre comment la population pourra effectivement prendre part aux discussions.

Qui sont les invités ? Quels critères ont présidé à leur sélection ? Combien de participants seront présents le 3 juin ? Les représentants des partis politiques, de la société civile, des organisations syndicales ou encore des communautés locales seront-ils réellement représentés ? À ce stade, aucune réponse officielle détaillée n’a été apportée.

Autre élément troublant : alors que le 3 juin est présenté comme le lancement de la concertation nationale, plusieurs sources indiquent que les concertations régionales devraient débuter seulement quelques jours plus tard. Une chronologie qui interroge.

La logique voudrait en effet que les consultations locales et régionales précèdent la synthèse nationale afin de faire remonter les préoccupations des citoyens vers les instances décisionnelles. Or, les informations communiquées jusqu’à présent donnent l’impression inverse : une concertation nationale serait lancée avant même que les consultations territoriales n’aient réellement commencé.

Cette inversion du calendrier suscite des interrogations sur la portée réelle de la rencontre du 3 juin. S’agit-il d’une simple cérémonie d’ouverture ? D’un cadre de travail destiné à définir la méthodologie des futures consultations ? Ou d’un véritable forum de discussion appelé à produire des orientations politiques dès les premiers jours ?

L’autre grande inconnue concerne le rôle exact du FFKM. Si les quatre chefs religieux sont appelés à jouer un rôle central dans le processus, les contours de leur mission restent flous. Sont-ils les facilitateurs du dialogue ? Les garants de sa neutralité ? Ou les principaux organisateurs des consultations à venir ? Là encore, les explications fournies jusqu’ici demeurent limitées.

La question de la transparence se pose également. Aucun calendrier détaillé des concertations régionales n’a encore été rendu public. Les modalités de participation citoyenne, les mécanismes de remontée des propositions ainsi que les procédures de validation des conclusions n’ont pas davantage été précisés.

Pour un processus présenté comme historique et destiné à jeter les bases institutionnelles de la future République, ces imprécisions alimentent naturellement les doutes.

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1 commentaire

Vos commentaires

  • 1er juin à 09:03 | luczanatan (#321)

    Bonjour
    J’avais réfléchi à ce sujet.
    En fait mon idée était que soient formés des États Généraux représentant toutes les forces vives de la nation : étudiants, parlementaires, armée, professeurs syndicats, etc je vous fais grâce de la liste. De l’ État, de la société civile dont les entreprises ou leurs représentants des régions...
    et etc.
    C’était les États Généraux qui fixaient le cap pour le pays qui nommaient le premier ministre et validaient les nominations des ministres.
    ( Le président en place devenait il comme un représentant sans aucun pouvoir sinon celui de représenter ")
    Et le PM lui bossait et rendait compte aux Etats généraux du boulot fait par lui et ses ministres par rapport à la feuille de route ( le cap). Ce chaque trimestre.
    La feuille de route ? Traduite en projets clairs concrets et etc je ne vais pas vous importuner avec toute l’approche.
    Mais vous voyez l’inversion : Le patron c’est les États Généraux le PM est un exécutant motivé.
    On en est loin !
    Veloma

    Répondre

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