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Société

Atsinanana : Renforcement de capacité

Atelier réussi pour 15 journalistes

mercredi 17 octobre 2007 | Gilbert R.

Une sélection de quinze (15) journalistes en activité dans la Région Atsinanana vient de sortir d’un atelier de renforcement de capacité organisé à Mahavelona Foulpointe par la coopération américaine à Madagascar.
La formation a eu pour cadre à l’hôtel Manda Beach. Elle a duré du 8 au 12 octobre 2007 et a été financée par le gouvernement des Etats Unis d’Amérique.

Le bailleur a dépêché une technicienne de l’ambassade américaine à Madagascar, Mamy Rabesahala, pour gérer l’opération. Les deux formateurs sont des journalistes malgaches bien connus, l’un de la presse écrite en la personne de Maka Alphonse qui est, par ailleurs le président en exercice du groupe africain dans l’Union de la Presse Francophone (UPF), et l’autre de radio, en la personne de Rufin Rakotomaharo, qui est par ailleurs président de l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM).

Le thème choisi était de type basique : « Presse libre, responsable et professionnelle ». Les formateurs ont traité leur sujet à un niveau renforcé en adoptant une méthode pragmatique et en requérant la participation active de tous séminaristes chacun interpellé nominativement. La formule s’est révélée payante, les formateurs ayant même été appelés parfois à clore les débats pour honorer quand même les délais de temps impartis prévus au programme. Les sous-thèmes qui ont ainsi enflammé les discussions sont, pour en citer quelques-uns, les « dimensions liberté » et responsabilité de la pratique du journalisme à Madagascar, avec les principes qui la sous-tendent ainsi que l’éthique et la déontologie de la profession.

Méprisé ?

Sans démentir pour l’ensemble de l’atelier une bonne qualité technique et une chaleur humaine poussée jusqu’à la franche camaraderie, sinon plus, ces débats ont stigmatisé des faiblesses en chaîne de la presse malgache. Celles-ci expliquent le peu de valeur que lui accordent ceux-là même qui en usent le plus. Le public en général, certes, mais surtout les décideurs, les politiciens, les autorités et, bien sûr, les partenaires étrangers potentiels. La faible capacité technique générale des gens de presse malgaches conjuguée avec l’insuffisance des bagages culturels individuels et le faible niveau des défis à relever sur le marché local n’explique que partiellement ce grand mépris vis-à-vis de la presse locale. En fait, des facteurs environnementaux de la pratique de la profession ont été identifiés. C’est la pauvreté ambiante qui frustre les hommes de presse en général des moyens minima nécessaires, financiers, matériels, logistiques, documentaires, communicationnels (phoniques, NTIC, transports, etc…).

Dans ces conditions, les idéaux de liberté (qui existent en théorie) et de responsabilité (très limitée par le manque d’informations, sinon par le verrouillage des sources) restent vains.

Et le professionnalisme ne peut que pâtir de ces limites. Manifestement, cet atelier en appelle d’autres, de niveaux plus poussés dans le sens capacité techniques, puis spécifiques dans le sens spécialisation.

L’ouverture mondialisée et inexorable du champ médiatique exige ces avancées : ce n’est pas aux Américains que nous prétendrons faire la leçon, bien entendu !

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