Les organisations de la société civile montent au créneau suite à la série d’arrestations jugées arbitraires visant les jeunes militants issus du mouvement GEN Z dont 4 seraient encore placés en garde à vue et deux autres hospitalisés.
Dans un communiqué publié le 14 avril 2026, la société civile demande la libération immédiate et sans condition des jeunes manifestants arrêtés pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions.
La liberté d’expression et la liberté de manifestation sont des droits inaliénables et leur remise en cause fragilise non seulement l’État de droit, mais aussi les fondements de la cohésion nationale, insiste la société civile. Ces arrestations contribuent à renforcer un climat de tension sociale et politique, tout en traduisant un recul préoccupant des engagements en matière de droits civils et politiques, rapporte le communiqué.
La société civile alerte également de l’usage de plus en plus fréquent du chef d’accusation d’atteinte à la sûreté de l’État. Cet instrument de répression, qui a tristement marqué le pouvoir précédemment destitué, ne doit pas devenir l’outil de cette transition, déclare la société civile. Reproduire ces méthodes décrédibilise toute velléité de changement, soutient-elle.
Les signataires du communiqué mettent en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de la jeunesse. Elles insistent sur le rôle essentiel des jeunes en tant que force sociale porteuse d’espoir, d’innovation et de cohésion nationale. Les diviser ou les utiliser dans des conflits politiques risquerait d’affaiblir durablement les bases d’un vivre-ensemble apaisé, prévient la société civile.
Au-delà de ces préoccupations, la société civile appelle à davantage de transparence dans la gestion des affaires publiques. Elle souligne que seule une communication claire et accessible peut dissiper les inquiétudes liées à d’éventuelles ingérences. À ce titre, elle rappelle que le projet de loi sur l’accès à l’information à caractère public, présenté à l’Assemblée nationale en novembre 2025, n’a toujours pas été adopté. Son absence nourrit, selon eux, un climat de méfiance croissante entre les institutions et les citoyens.
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Vos commentaires
Aprés avoir démontré ( je pése mes mots )son appétit pour le pouvoir.
Le colonel est passé maintenant dans l’art de l’ENFUMAGE, avec sa prétendue " conférence nationale de la jeunesse " et en affirmant que la Refondation ne se fera pas en 5 mois.
Il veut monter en puissance le bougre !
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Ne vous y faites pas illusion, cette chose était déjà prévisible à l’avance après ce coup d’Etat, non seulement, c’est une junte qui est au pouvoir, mais, aussi, on est en Afrique.
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La descente aux enfers de vos acolytes oranges étaient aussi prévisible ?
Dénoncer, demander... ça ne suffit plus dans la situation qui prévaut actuellement.
Il faudra agir. Agir pour protéger la liberté !
Agir, c’est faire appel à une prise de responsabilité de tout un chacun à l’heure où les bruits de bottes sont devenus assourdissants !
Les mensonges d’État sont maintenant hissés au bout de fusils kalachnikovs, et la force de la puissance publique érigée en moyen non plus de persuasion mais de réelle coercition.
La souveraineté populaire réside dans la capacité et la volonté de la population à exprimer ses opinions et dans la recherche du "bien commun" et du vivre ensemble dans des soucis permanents de veiller à la justice sociale et l’équité.
La force et la coercition ne peuvent vaincre cette souveraineté populaire, le peuple de Zanahary arrivera toujours à vaincre malgré les blessures et souffrances infligées.
La societé civile devra agir dorénavant !
Vive la Nation Malagasy !
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Il paraît que Nomena et son mari, deux dirigeants de la Gen Z parmi les quatre arrêtés, sont actuellement hospitalisés à la suite de blessures causées par les circonstances de leur arrestation.
C’est tellement inconcevable et inadmissible, indigne et déshonorant pour la junte militaire.
Peuple de Zanahary, il faudra veiller à notre liberté !
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