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Politique

Andry Rajoelina à la tribune des Nations-Unies

Appel médiatisé à un appui financier de la communauté internationale

vendredi 28 septembre 2012 | Rakotoarilala Ninaivo

La présidence de la Transition a choisi de faire une insertion publicitaire dans quelques journaux de la capitale du discours du Président de la Transition Andry Rajoelina, prononcé le mercredi 26 septembre dernier, à la tribune des Nations unies, lors de la 67ème session ordinaire de cette organisation internationale.

C’est la deuxième fois qu’Andry Rajoelina a pris la parole à la tribune des Nations unies, en sa qualité de Président de la Transition de Madagascar. Le thème des Droits de l’Homme a été pour lui une occasion de dénoncer la tuerie en Syrie. « N’a-t-il (le Secrétaire Général des Nations unies, Ban Ki-Moon) pas exhorté les protagonistes de la crise syrienne à immédiatement cesser le feu et les violences ? » s’est demandé le numéro un de la transition pout en soulevant que « pourtant, nous ne pouvons que déplorer le fait que son appel n’ait pas été suivi d’effet. Aujourd’hui encore, une cinquantaine d’innocents meurent chaque jour et se comptent maintenant par milliers depuis des mois ». « Nous condamnons fermement ces pertes de vies humaines » a affirmé le patron d’Ambohitsorohitra.

Glissant ensuite vers les questions malgaches, Andry Rajoelina a ajouté : « nul ne devrait être au dessus de la loi, et il faut bannir la culture de l’impunité. Les conflits nationaux dépassent aujourd’hui les frontières et ils deviennent actuellement des problèmes internationaux », avant d’évoquer la signature et la mise en oeuvre de la Feuille de route. Sur ce point, il a déclaré que les parties malgaches ont honoré leurs engagements avec la mise en place des institutions de Transition, et il a lancé un appel à tous les partenaires internationaux à soutenir et à appuyer Madagascar dans cette démarche qualifiée de « seule voie la plus démocratique au monde ».

En gage de l’efficacité que pourrait avoir une telle aide, Andry Rajoelina précisait : « Madagascar fait certes partie des pays les moins avancés, mais néanmoins, il fait partie des pays les moins endettés dans le monde, car son taux d’endettement s’élève seulement à 5% du PIB, par rapport à d’autres pays dont le taux atteint jusqu’à 238% du PIB ». Et dans ce qui pouvait apparaître comme une critique voilée des conditionnalités de la communauté internationale, le Président de la Transition déclarait : « La meilleure façon de nous aider consisterait : à nous faire confiance, à respecter vos engagements et à nous laisser assumer nos responsabilités ».

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