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Politique

Législatives d’abord

Andry Rajoelina persiste et s’appuie sur l’ONU

samedi 9 février 2013 | Valis

Andry Rajoelina était ce vendredi l’invité d’une émission spéciale sur la chaine publique TVM et la chaine privée TV Plus. Le Président de la Transition se défend d’être à l’origine de l’extension de celle-ci ; il évoque des décisions qu’il avait prises comme le 10 mai 2010 où il avait déclaré qu’il ne se présentera pas aux présidentielles, les dates qui avaient été annoncées pour les élections législatives et surtout des textes dont l’article 10 de la feuille de route à la fin duquel il a obtenu l’ajout, selon ses dires, de la phrase suivante : « et ce pour organiser des élections crédibles, transparentes et dans les meilleurs délais possibles ». Tout ceci pour dire que depuis la signature de la feuille de route le 17 septembre 2011, il était convaincu qu’il fallait mettre rapidement un terme à la transition.

Andry Rajoelina n’accepte pas la décision de la CENIT de maintenir les élections présidentielles en premier, car il craint qu’il y ait des troubles après ces élections présidentielles, notamment lors du jumelage du second tour avec les législatives. Il ose même dire qu’il n’y aura pas seulement une contestation mais plusieurs centres ou foyers de contestation. Andry Rajoelina ne croit pas que les perdants acceptent leur défaite. Bref, il met déjà en avant des scénarii catastrophes tout en avouant qu’il ne comprend pas la nécessité de reporter la date des élections au mois de juillet car, dit-il, celles-ci sont faisables au mois de mai.

Désaveu

Andry Rajoelina accuse les promoteurs d’une nouvelle transition de divagation car il n’en est pas du tout question nulle part. La plus grande révélation de cette soirée du vendredi 8 février aura été cette note provenant du cabinet du Secrétariat général des Nations unies qu’il a lue et qui fait comprendre que la CENIT et les experts des Nations unies auraient menti car la décision de report ou d’actualisation du calendrier électoral n’aurait pas eu l’aval du Secrétaire général de l’ONU. En effet, d’après ce que le président de la transition a lu, il doit y avoir consultations de toutes les parties prenantes sur la séquence et le calendrier électoral ; donc la présidente de la CENIT et les experts électoraux de l’ONU auraient menti en affirmant avoir obtenu le feu vert de Ban Ki Moon sur le maintien de la séquence des élections et le report du premier scrutin. Qu’est-ce que tout cela veut-il dire ? Le président de la transition désavoue la CENIT car le calendrier et la séquence du calendrier électoral doivent donc encore être discutés comme le souhaite le président de la transition et comme le signifie la note qui a été lue lors de l’émission de ce vendredi 8 février. Bref, la date et l’ordre des élections promulgués dernièrement ne tiendraient-ils plus ?

La CENIT n’était pas la seule cible hier. Reprenant un discours déjà clamé par le parti TGV, Andry Rajoelina a aussi fait porter la responsabilité du report des élections sur le Premier ministre Omer Beriziky. « À mon avis, le gouvernement a échoué dans sa mission », a-t-il soutenu, tout en n’excluant pas la possibilité pour lui de limoger le chef du gouvernement. Cependant, a-t-il fait comprendre, une émission télévisée comme celle d’hier n’était pas le lieu idoine pour une telle annonce.

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