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Société

Toamasina : « Ankohonana Salama »

ADRA est partie, vive ASA !

mercredi 19 septembre 2007 |  905 visites  | Gilbert R.

Mis en œuvre dans les districts de Toamasina II et de Vavatenina en octobre 2003, le projet Ankohonana Salama Adventiste (ASA) est arrivé à son terme, ce mois de septembre 2007. L’ONG ADRA (Adventist Development and Relief Agency) qui en conduisait l’exécution se retire donc après avoir obtenu, au bout de ces quatre années, des résultats appréciables et mis en place une structure de pérennisation au niveau des 27 communes opérées (17 dans Toamasina II et 10 dans Vavatenina). Cette fin d’intervention a fait l’objet, le lundi 17 septembre2007, d’une cérémonie officielle. Celle-ci avait pour but de rendre publiquement compte des réalisations aux représentants du ministre de tutelle et des autorités régionales et communautaires, ainsi qu’aux partenaires qui doivent prendre le relais de l’encadrement de l’ADRA. L’on a ainsi appris que le but du projet ASA était l’amélioration de la santé des enfants de moins de 5 ans et des femmes en âge de procréer dans les deux districts. Ces deux catégories de cible comptent plus de 163.000 personnes, dont 90.732 femmes (50.776 dans le district de Toamasina II, 39 959 dans celui de Vavatenina) et 72 335 enfants (41.062 à Toamasina II et 31.273 à Vavatenina). Opérant à travers deux volets, le projet s’adonnait à la prise en charge intégrée de 60 % des maladies des enfants et, pour 40% de ses interventions, à la santé de reproduction. Dans le domaine sanitaire, il traitait le paludisme (15%), la diarrhée (10%), les infections respiratoires (5%), la nutrition et la vaccination respectivement pour 15%. En matière de santé de reproduction, 15 % de son action concernaient la planification familiale et 25% les MSR et IST/SIDA.

Contrat rempli

Pour mener à bien son contrat, ADRA Toamasina était évidemment accompagnée par ADRA internationale (département santé) et ADRA nationale. L’USAID finançait pratiquement toutes les mises de fonds et jouait le rôle d’un consultant pour le suivi, évaluation de l’exécution. Ses partenaires directs étaient naturellement les services du ministère de tutelle et du MENRS. Mais aussi les partenaires communautaires, communes, matrones et « Tangalamena », et d’autres projets/programmes et ONGs intervenant dans le même domaine (PSI Mad, Care, ONN, Santé Net, Seecaline, ODDIT, MATEZA). La tactique du VISA 5/5 appliquée au cours de l’exécution a été expliquée par les techniciens d’ADRA. VISA se développe comme suit : visiter, identifier, sensibiliser, accompagner. La méthode consiste à responsabiliser les enfants traités à l’attraction de ses pairs vers le projet. Le premier 5 signifie que l’enfant s’est d’abord soumis aux cinqs vaccinations réglementaires. Ensuite, s’il arrive à parrainer l’adhésion de 5 autres enfants (c’est le deuxième 5), il obtient une récompense. Comme il s’agit d’enfants de la classe de 8 ème, le cadeau en question consiste en fournitures scolaires. ADRA se retire donc du projet avec le sentiment d’un contrat bien rempli et l’assurance, s’il n’en tenait qu’à elle, que son départ ne rendra pas au néant ce qui lui a pris quatre ans à mettre en place. Donc ADRA partie, vive ASA !.

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