Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
samedi 20 avril 2019
Antananarivo | 05h17
 

Entreprise

Syndicat des industries de Madagascar (SIM)

À l’heure du bilan 2010

vendredi 14 janvier 2011

L’année 2010 a été encore une année difficile pour l’industrie. Les enquêtes conjoncturelles qui ont été menées et publiées ont montré que certaines entreprises ont été contraintes de procéder à une compression du personnel, d’autres à des chômages techniques voire à de fermetures définitives, et il y a celles qui ont tenu le coup mais sont dans un état précaire tout en ne négligeant pas l’aspect social qui est de maintenir les emplois dans la mesure du possible en attendant de jours meilleurs.

Devant cette situation, le SIM n’a ménagé aucun effort pour appuyer ses membres et promouvoir le secteur industriel national. Parmi ces actions :

- le lancement de la campagne « Manjifa ny vita gasy aho, tombony ho an’ny rehetra » et qui sera poursuivie cette année ;
- le programme CAPDEV 01 qui devrait permettre aux entreprises d’améliorer leur productivité à travers le compagnonnage industriel et les rencontres sectorielles ;
- la publication du magazine Expansion Madagascar, outil de promotion, de lobbying pour sensibiliser les lecteurs de l’importance du secteur industriel dans le développement économique et d’agir en conséquence ;
- la participation à la Foire Internationale de Madagascar - la FIM ;
- le développement de son partenariat avec les organisations industrielles de la zone : ADIR à la réunion, OPACO aux Comores.

Il faut cependant attirer l’attention de tout un chacun sur les obstacles et freins à un réel épanouissement du secteur industriel dont voici quelques uns des plus importants :

- la concurrence déloyale qui se manifeste par les fausses déclarations à l’importation des produits finis, tant en valeur qu’en qualité ;
- l’arrivée massive de produits frauduleux et/ou contrefaits ;
- le développement de l’informel, dont l’ampleur est unanimement reconnue ;
- la velléité d’adoption de mesures arbitraires qui n’apportent aucune solution de développement économique et qui ne font qu’amplifier le manque de confiance entre l’Administration et le secteur privé avec toutes les conséquences que cela suppose ;
- la détérioration de l’environnement économique et social résultant des crises politiques à répétition ;
- l’insécurité grandissante et alarmante dans les centres urbains, à la campagne et sur les routes.

Se basant toujours sur le manifeste « les Facteurs Clés de Succès pour une Stratégie de Développement à Madagascar » élaboré et diffusé en 2007, le SIM a transmis à ceux qu’il considère être ses partenaires des propositions pour améliorer le climat des affaires à Madagascar durant 2010 dont les mesures qui s’avèrent urgentes devant la situation actuelle concernent :

- la mise en place de procédures claires et précises applicables à l’ensemble des intervenants,
- l’application effective des normes et réglementations en vigueur,
- la prise de mesures incitatives à l’investissement qui sont déjà appliqués dans les pays concurrents,
- le développement d’un véritable partenariat avec l’Administration dont l’objectif serait l’émergence d’un environnement réellement favorable à l’essor des affaires en général et du secteur industriel en particulier.

Par sa création de valeur ajoutée et d’emplois à travers la transformation des ressources, l’industrialisation est un des principaux outils pour sortir un pays de la pauvreté. Toutefois, sa réussite ne peut dépendre que de l’application d’une politique de développement industriel réellement volontariste et courageuse.

Recueilli par Valis

1 commentaire

Vos commentaires

  • 14 janvier 2011 à 15:02 | che taranaka (#99)

    Eh oui le chemin est incertain pour l’avenir de ce pays..la crise incessante et grandissante de decennie en decennie finit par avoir la peau de son économie ?..

    Economie malmenée par des politiques sans foi ni loi !

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS