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lundi 15 août 2022
Antananarivo | 20h55
 

Enseignement

Université d’Antananarivo

6 étudiants sur 10 échouent en 1ère et 2e années

jeudi 7 février 2008 | Herimanda R.

« Tableau noir » dans les amphithéâtres d’Ankatso où les résultats aux examens en 1re et 2e années font état de l’échec de six étudiants sur 10. Autrement dit, les taux de réussite volent bas avec par exemple un très maigre 6% en 1re année d’Economie à la fin de la dernière année académique. Les plus brillants de ces universitaires sont à trouver chez les scientifiques. En effet, les étudiants en 1re année de sciences naturelles cartonnent avec un taux de réussite de 64,2%. Une exception qui confirme la règle selon laquelle Ambohitsaina reste et demeure le haut lieu où se forment les élites du futur.

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- Décalage de la rentrée universitaire : Des impacts négatifs sur la vie universitaire

Depuis des années, la rentrée universitaire se trouve de plus en plus décalée. Une telle situation est gênante aussi bien pour les étudiants que pour les universités malagasy.

Une situation plutôt anormale. A Madagascar, la date de la rentrée universitaire n’est pas fixe contrairement à ce que l’on voit dans d’autres pays. Au début, c’était au mois de novembre, puis en janvier ou même en février. Pour cette année, elle aura lieu au mois de mars. Interrogé à ce sujet, Jean Eric Rakotoarisoa, vice président de l’Université d’Antananarivo, nous a apporté plus de précisions lors d’une interview que ce dernier nous a accordée hier dans son bureau à Ambohitsaina.

« C’est vrai. Depuis quelques années, la rentrée universitaire est de plus en plus retardée. Cela est dû à des troubles et des problèmes auxquels font face certaines universités à Madagascar.

De ce fait, les cours sont perturbés et retardés. Les dates d’examens sont repoussées. Cela se répercute sur la rentrée. Bien que ces troubles se passent ailleurs, toutes les Universités en subissent les conséquences. Si vous avez remarqué, cela a commencé en 2002, l’année à laquelle notre pays a traversé une crise socio-politique », a-t-il déclaré.

7 mois d’attente

Un tel décalage a des impacts négatifs surtout pour les nouveaux bacheliers.
Ainsi, à Madagascar, les résultats du baccalauréat sont connus dès le mois d’août, mais les futurs étudiants qui désirent s’inscrire à l’Université doivent attendre 6 mois ou 7 mois avant de pouvoir poursuivre leurs études supérieures.

De ce fait, leur mémoire est déjà « rouillée ». Eric Rakotoarisoa et les enseignants l’ont reconnu. « C’est une des raisons pour lesquelles, les taux de réussite à l’examen de passage de la 1ère Année à la 2ème Année dans toutes les Facultés connaissent une forte baisse », a souligné le vice-président de l’Université d’Antananarivo.

Ce taux de réussite de la 1ère Année est le plus bas parmi les taux enregistrés au cours d’une année universitaire.

Au niveau international, ce décalage a aussi des impacts sur la vie universitaire. Nous vivons dans un contexte mondial. Vu que nous avons un calendrier différent de celui des autres, la mobilité des étudiants est mise en jeu.

Eric Rakotoarisoa a affirmé que des efforts seront à déployer pour ramener la rentrée universitaire à la date normale, c’est-à-dire au mois de novembre. « Il faut le faire surtout en ce moment où nous comptons adopter un nouveau système d’enseignement, le L-M-D ou Licence-Master-Doctorat à la place du Deug (Diplôme des études universitaires générales, Licence, Maîtrise). C’est notre objectif, mais celui-ci ne sera pas atteint du jour au lendemain ». Rappelons que c’est la COPRIES (Conférence des présidents des Insititutions de l’enseignement supérieur) qui aura le dernier mot quant à la date de la rentrée universitaire.

D’ici-là, nos universités continuent à vivre à ce rythme de décalage avec toutes les conséquences néfastes que cela entraîne.

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