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mardi 14 août 2018
Antananarivo | 22h28
 

Société

Insécurité

4 cas de kidnapping en trois semaines, les français d’origine indienne s’inquiètent

mercredi 13 juin | Vavah Rakotoarivonjy

En moins de trois semaines, quatre cas de kidnapping des ressortissants français d’origine indienne ont été enregistrés à Madagascar. L’un d’entre eux s’est déroulé à Toamasina et les trois autres à Antananarivo. La dernière en date remonte à lundi, dans la capitale. Vers 18h, le DG d’Ocean Trade, un concessionnaire automobile, Moustafa Hiridjee, a été enlevé dans sa voiture, dans les environs de Tsarasaotra. Selon une source policière, la voiture C9 blanche de la victime a déjà été retrouvée. Mais apparemment, les ravisseurs ont pris un autre véhicule après avoir abandonné celui-ci afin de semer les enquêteurs.

Le 8 juin dernier, Nizar PIrbay, un jeune entrepreneur d’origine indienne s’est fait enlever à Toamasina, vers 18h. Un membre de la communauté hindoue de Madagascar, Rishi Chandrana, s’est également fait enlever devant sa femme et son fils à la sortie du Golf d’Andakana en plein après-midi le 3 juin dernier et le 24 mai, un quadragénaire d’origine indienne, Navage Veldjee, s’est fait enlever dans la soirée à Ampasampito, avant d’être relâché le 8 juin dernier.

A ces actes criminels s’ajoute l’assassinat d’un couple commerçant d’origine indienne, Housse et Douraya Valibhay, à Antsiranana, survenu le 3 juin dernier. Mais il n’y a pas que la communauté franco-indienne qui est victime de cette insécurité grandissante, les Malgaches aussi. Il y a environ une semaine, deux jeunes adolescents ont été enlevés dans le quartier d’Alasora.

Les autorités malgaches auraient montré leurs limites face à la recrudescence de ces kidnappings dans le pays. Une cellule mixte a été mise en place pour lutter contre les enlèvements, mais elle est loin d’être efficace. Ni la brigade criminelle, ni les unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie n’avancent pas d’un iota dans leurs enquêtes. Ainsi, ces derniers temps, des experts français seraient entrés en jeu, et les forces de l’ordre malgaches font de leur mieux pour leur prêter main forte.

Une source policière malgache nous révèle toutefois que la difficulté de la lutte contre ce fléau repose sur l’influence politique dans les affaires qui s’apparentent également pour la plupart comme un règlement de compte entre les membres de la communauté française d’origine indienne dans le pays. Le manque de collaboration des familles des victimes serait également un écueil de plus qui rendrait difficile ce combat.

Quoi qu’il en soit, la situation a de quoi à inquiéter le collectif des Français d’origine indienne de Madagascar. « Ce cycle infernal est d’autant plus alarmant que les crimes qui ne se limitent plus au kidnapping », lance-t-il dans un communiqué qui appelle à l’arrêt de ce phénomène.

Ce collectif lance un appel à ce que tout cela s’arrête. « Après ces quatre kidnappings qui se sont succédé en un temps record, notre seul souhait est que plus personne ne soit arraché subitement de sa famille, privée de liberté et séquestrée dans des conditions désastreuses et monnayée comme une vulgaire marchandise. Chacun mérite de vivre dans la paix, la dignité, le respect et la sécurité dans son pays. Ça suffit ! Aok’izay », communique le collectif.

5 commentaires

Vos commentaires

  • 13 juin à 09:56 | elena (#3066)

    Cette recrudescence est aussi favorisée par le relâchement politique de ces derniers temps.
    On ne sait pas vraiment, mais peut-être il y a des dessous politiques. la 1ère chose qu’on dit c’est qu’il s’agit de règlements de compte entre karana, c’est une hypothèse pour en occulter d’autres ?
    Je parlais de Jaona Elite dans un autre sujet d’aujourd’hui : une attaque peut être très bien organisée et n’est pas toujours spontanée.
    La mafia est polymorphe et n’a pas de nationalité.
    Ce n’est qu’une réflexion, d’autant plus que c’est un sujet dont on a déjà discuté sur ce forum.

    Mais tout peut être envisageable : tout ce que je sais, c’est que je ne sais pas.
    Et c’est ce que nous ne savons pas qui est dangereux

    En tout cas, pensée aux familles dans le désarroi

  • 13 juin à 09:58 | Turping (#1235)

    Règlement de compte entre communauté indienne est une hypothèse plausible .Par contre , l’insécurité ne fait que gagner du terrain.
    - La loi de la jungle règne sans que les gouvernants prennent de mesure drastique pour lutter ce fléau.
    Même les malgaches , lambdas qui ne sont pas riches sont surtout les victimes au quotidien.
    - Pourquoi veut-on parler du développement sans maîtriser le problème sécuritaire,la corruption ,afin de parler d’un état de droit ,de justice ????

    • 13 juin à 10:01 | Turping (#1235) répond à Turping

      Lire : lutter contre ce fléau....

    • 13 juin à 12:14 | dominique (#9242) répond à Turping

      bjr : la lois de la jungle ; ; OUI !! j’ai même entendu parler et de bonne source !! dans une ville de la Sava ; un fils de gros commerçant c’est fait enlevé contre rançon !!! 100 Millions D’ ARY !!!! et le comble de tout !!! des policiers étaient dans le coup !!!!!! et c’était prouvé ...... et ils se promènent toujours !! (le gosse a été retrouvé ) ...

  • 14 juin à 12:57 | SNUTILE (#1543)

    - Pour retenir une personne en otage et en vie, il faut la nourrir. Donc ses ravisseurs doivent se ravitailler plus que la normale pour eux mêmes.

    - Tous les recoins de Madagascar sont accessibles, à la différence des zones occupées par les terroristes armées comme dans certains pays en guerre en Afrique. Donc si l’otage n’est pas vu dans la nature par même un passant curieux. Où les chercheurs n’iront pas logiquement ? Chez lui peut-être dans la cave ou déguisé et voilé.

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