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mardi 20 octobre 2020
Antananarivo | 23h42
 

Société

CUA

25 000 marchands des rues recensés à Antananarivo

samedi 19 septembre | Fano Rasolo

La Ville des Milles souffre du manque d’infrastructures de marché. D’après le recensement des marchands illicites d’Antananarivo effectué par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), les marchands des rues sont au nombre de vingt-cinq mille (25 000) dans les six arrondissements d’Antananarivo Renivohitra, a fait savoir le directeur des marchés auprès de la CUA, Rija Randrianarisoa. Plusieurs rues et ruelles de la Capitale sont envahies par des marchands, comme à Analakely, à Behoririka, aux 67 Ha, à Ambodin’Isotry, à Anosibe, à Namontana, et en beaucoup d’autres quartiers.

La CUA a constaté que les marchands des rues se sont multipliés durant cette crise sanitaire qui a engendré un grand nombre de pertes d’emplois.

« L’objectif du recensement des marchands illicites de la Capitale est de trouver des moyens pour les faire entrer dans le secteur formel. La CUA a beaucoup de projets sur le secteur du commerce à Antananarivo. Des marchés sont à construire ou à réhabiliter pour donner de la place aux marchands des rues qui engorgent la circulation et donnent une mauvaise image de la Capitale de Madagascar », selon le directeur des marchés.

La réhabilitation du marché Coum aux 67 H et la construction d’un centre commercial au parking du Sénat à Anosy sont déjà en cours, selon ce responsable de la CUA.

Grève

Rija Randrianarisoa a expliqué que, outre les marchands des rues, ceux qui avaient été dégagés des boxes métalliques installés dans les endroits interdits comme les trottoirs, et qui étaient autorisés à y bâtir, seront à prioriser dans la distribution de places aux marchés à réhabiliter ou à construire.

La gestion des marchés pose un grand problème à Antananarivo Renivohitra, pour ne citer que la chasse aux marchands illicites faite par les agents de la CUA et les jeux de cache-cache entre eux.

Hier, un attroupement des marchands aux abords du Pochard, devant le Building Ramarson à Behoririka s’est formé, suite au dégagement de ces marchands par les agents de la Commune.

Pour rappel, la CUA a déjà délimité ce lieu il y a quatre mois, et l’a interdit aux marchands.

Par contre, les marchands en question ont demandé à la Commune de les laisser étaler leurs marchandises devant le Building Ramaroson. Ils ont brandi des banderoles pour appuyer leurs demandes.

« Nous avons des bouches à nourrir, donc ce n’est pas légitime de nous dégager d’ici dans cette période de crise. Nous devons travailler pour la préparation de la prochaine rentrée scolaire », a déploré une marchande.

Ces marchands exigent des solutions de remplacement auprès de la commune s’ils ne peuvent plus exercer leurs activités à Behoririka.

Environ six cent (600) marchands occupent l’espace devant le Bulding Ramaroson.

Cependant, la CUA explique que cet endroit est strictement interdit aux marchands, c’est pourquoi ces derniers doivent le quitter.

7 commentaires

Vos commentaires

  • 19 septembre à 09:17 | Noue (#2427)

    Interdit par-ci , interdit par là mais on ne leur donne pas le moyen de s’installer ailleurs.

    Interdit que les chiens aboient la nuit pour faire fuir les voleurs , qu’est-ce qu’ils attendent d’ouvrir une école pour chiens pour qu’ils apprennent à sonner quand les voleurs arrivent pendant qu’ils y sont ?

    Il faut arrêter d’aboyer pour rien. Chacun son boulot !

  • 19 septembre à 09:20 | betoko (#413)

    Je ne comprends pas pourquoi le marché de chaque vendredi " tsenan’joma "dans tout Analakely jusqu’à la gare de Soarano n’existe plus ? Pourtant c’était un marché de réputation mondiale et unic dans le monde paraît
    Concernant ces marchands qui sont en face de l’immeuble Ramaroson , d’accord ils ont des bouches à nourrir mais c’est du chantage qu’ ils veulent exercer et ils exploitent le " devant le fait accompli " suite aux laxisme successifs des anciens maires

  • 19 septembre à 09:40 | betoko (#413)

    Un ami nouvellement arrivé à Paris m’avait posé la question pour quoi dans les villes en France , on ne trouve pas des marchands de rue comme chez nous et pourtant il y a aussi des pauvres en France ?
    Réponse , en France tout le monde respecte la loi et gare aux recalcitrants

    • 19 septembre à 10:15 | FINENGO (#7901) répond à betoko

      Eh ben oui Le Jomaka Vazaha Taratasy, de tout temps une République qui se respecte, est gérée par des lois, c’est à dire des autorisés et des interdits qui s’appliquent à tous et les récalcitrants en font les frais, contrairement à une République Bananière.

    • 19 septembre à 12:13 | kunto (#7668) répond à betoko

      Dit à ton ami quand France vous avez le RSA l’assedic et d’autres aide sociales , ceux qu’on a pas à Madagascar malheureusement , ici " démmerde ou crève " ( avec mes respect ) .

    • 19 septembre à 12:45 | rakoto-neutre (#8588) répond à betoko

      @ Betoko

      iza moa no mandikz voalohany ny lalana eto M/hara, tsy ireo mpitondra ireo ve ? TSY MATY MANOTA.
      HAMPIDIRINA ao anatin’ny ara-dalana dia hzlaina koa zay kely azony, ary aiza koa ny tsenz hisy azy ireo

  • 19 septembre à 13:02 | Besorongola (#10635)

    L’EXÉCUTEUR N’EST PAS PLUS GRAND QUE LE CONCEPTEUR !

    Nous n’allons pas nous contredire devant ces mesures mais, où sont les mesures d’accompagnement ? Où sont les marchés à étages proposés par LALATIANA lors de sa propagande au municipal ?
    Il est vrai que l’exode rurale a connu une croissance rapide à Madagascar depuis 2009 . Après 20 années d’absence de Madagascar j’y étais au mois de janvier 2019. J’étais extrêmement choqué de voir ma ville méconnaissable et défigurée. Je suis convaincu que la priorité pour lutter contre la pauvreté dans ce pays c’est de donner un pouvoir d’achat conséquent aux plus démunis mais ce n’est pas de construire des villes nouvelles , des plages ou des stades ultras modernes... Booster la Demande dynamise l’Offre .

    Alors nous avons envoyé ce plan d’actions à quelques ministres et au Président lui-même et je vois que l’application débute sur le terrain. Mais il est vrai qu’il leur faut auparavant préparer des place adéquates pour les accueillir comme il a fait Rajao avant de déloger Anosibe, Fasan’ny Karana et d’ouvrir les Gares Routières d’Andohotapenaka et d’Ambohimangakely ou d’Ambohimanambola … certes il y avait eu aussi des oppositions mains leurs arguments étaient minces car les structures de remplacement étaient en place.

    PLAN D’ACTIONS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE A MADAGASCAR
    par BESORONGOLA.

    KITAPO IOMBONANA HO AN’NY SAHIRANA
    MAHARITRA FA TSY VONJY TAVAN’ANDRO TOY ITY TOSIKA FAMENO ITY !
    Une Politique Économique qui a fait ses preuves en Europe après la Deuxième Guerre Mondiale c’est les Revenus de TRANSFERT qui est l’une des applications du plan Marshall. (En réalité le Plan Marshall avait pour but de promouvoir les produits américains en Europe)

    Cette politique économique et sociale a permis aux millions de foyers démunis d’après guerre de bénéficier des aides de l’État afin de retrouver des revenus mensuels minimums pour lutter contre la précarité et la pauvreté.
    Les Revenus de Transfert consistent tout simplement à taxer les plus riches pour donner aux pauvres afin de réduire les injustices sociales .

    Pour sortir les millions de Malgaches qui vivent dans la précarité, il faut prendre des mesures économiques et sociales fortes. Il faut une volonté politique radicale et sans précédent .

    Comment réaliser cette Politique des Revenus de Transfert à l’échelle de Madagascar ?

    Suite à de longues observations de fonctionnement de la société malgache, avec des études approfondies des us et coutumes de notre pays, il est constaté qu’il est possible d’appliquer la Politique Économique des Revenus de Transfert dans notre pays.
    L’économie informelle prend une proportion énorme dans notre pays et faute de mieux, la majorité des Malgaches s’y attachent pour survivre. Au bord des routes, en ville ou à la campagne, des petits commerces informels s’installent partout et qui nous donnent l’impression que tous les Malgaches sont devenus des vendeurs ambulants, des petits commerçants …Ces pratiques sont l’un des facteurs de blocage au véritable décollage économique pour notre pays
    Si nous voulons que les choses changent radicalement, il faut donc commencer par prendre des mesures radicales afin de réglementer ces commerces informels. Établir des « normes » pour toutes installation commerciale. Interdire purement et simplement tous petits commerces qui ne sont pas au norme. C’est à l’État d’établir les règles. Comme , par exemple, d’interdire tous commerces qui se trouvent à moins de 2 mètres des chaussées ...laissant ainsi un trottoir aux piétons. Cette mesure aura un impact afin de réduire la hausse catastrophique du taux d’accidents corporels sur les routes. Tous ceux qui vendent de la nourriture précuite , par exemple, doivent posséder une vitrine adéquate pour protéger les denrées alimentaires de l’avarie, des microbes et de la poussière….Ceci aura un impact sur la santé publique via la prévention contre les intoxication alimentaires. On pourra ainsi fixer la superficie minimum de chaque baraque commercial, ainsi que sa hauteur et pas n’importe où non seulement pour le respect de l’esthétique mais aussi pour lutter contre l’insalubrité aux bords des routes Malgaches source de maladies .
    Le but ce sera de « formaliser » à long terme les petits commerces. Il est préférable de réglementer à petite dose, permettant aux gens de se restructurer et pour éviter les émeutes.
    Il faut ainsi des « mesures d’accompagnement » pour aider les gens concernés à s’aligner aux règles et surtout à leur aider à subvenir à la perte de revenu occasionnée par ces mesures. Des aides seront accordées à ceux qui mettent en pratique les règles tandis que des sanctions sévères frapperont les récalcitrants … Les agents de contrôles de l’État doivent être exemplaires et incorruptibles.
    Les Revenus de Transfert ont pour but d’aider les Malgaches les plus démunis à vivre d’une manière décente . Ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté sont prioritaires .C’est à l’État de fixer ce seuil. Mais les compositions familiales seront tenues compte. Une femme seule avec enfants sera privilégiée à un homme seul en bonne santé, par exemple. Si la femme ou l’homme travaille, mais gagne très peu elle ou il ne touchera pas le même montant d’ « allocations » que celui qui est complètement sans revenu.

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