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jeudi 21 novembre 2019
Antananarivo | 19h44
 

Société

Vatovavy-Fitovinany et Atsimo Andrefana

1,7 millions de personnes pratiquent la défécation à l’air libre

jeudi 5 septembre | Arena R.

Deux régions de Madagascar à savoir Vatovavy-Fitovinany et Atsimo Atsinanana enregistrent un taux très élevé de défécation à l’air libre. 64% pour Vatovavy-Fitovinany et 72% pour l’Atsimo Atsinanana, alors que la moyenne nationale avoisine les 40% dans l’ensemble des 22 régions de la Grande île. On estime que 1,7 million de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre dans ces deux régions qui seraient alors considérées comme les plus « sales » du pays. Une situation qui affecte l’état nutritionnel et sanitaire de la population.

Pour faire face à cette situation, l’agence coréenne de coopération internationale (KOICA) a mis en place un programme visant à améliorer l’assainissement d’une partie de cette population. Hier, un accord portant financement de 2,5 millions de dollars a été signé entre l’Unicef et l’ambassade de Corée à Madagascar, sous l’égide du ministère de l’Energie, de l’eau et des hydrocarbures (MEEH), pour appuyer l’assainissement au niveau communautaire dans ces régions.

Ce programme de deux ans touche au total 380 000 personnes, dont 190.000 femmes, et 190.000 enfants incluant 10.000 enfants scolarisés. Ces personnes vont bénéficier de l’amélioration de leur état de santé et de leur survie à travers l’accès aux services d’hygiène et assainissement.

« Cet accord de financement représente le premier accord signé sous l’actuel régime. Il marque notre volonté de collaborer avec le gouvernement malgache et d’aider ce dernier à atteindre ses objectifs d’émergence, dont les objectifs du programme Madagascar Madio 2025 », a expliqué l’ambassadeur de la République de Corée à Madagascar.

Cet accord est également un moyen pour la Corée de partager ses expériences de développement aux Malgaches. « En 1967, seulement 24,7% de notre population avaient accès aux services en eau, hygiène et assainissement. Aujourd’hui, 99,1% de notre population ont accès à ses services. Nous sommes une preuve que passer d’un état de sous-développement à un état de développement est plus que faisable, » souligne le diplomate coréen, comme pour témoigner que le développement peut très bien se réaliser.

« Ce nouveau programme permettra de renforcer la résilience de la population bénéficiaire à travers la réduction du taux de mortalité causée par la diarrhée ainsi que le taux de malnutrition chronique secouant encore plusieurs enfants dans les deux régions cibles », explique Michel Saint-Lot, Représentant résident de l’UNICEF à Madagascar. « Il intègrera aussi le volet genre avec un accent particulier sur l’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement des femmes et des jeunes filles pour assurer leur dignité en particulier dans la gestion de leur hygiène menstruelle. »

14 commentaires

Vos commentaires

  • 5 septembre à 11:47 | Vohitra (#7654)

    oadray ! tena mbola maro tokoa ny malagasy izany no sady mandatsaka no mandinika ny lanitra an !

    Dia ahoana no izao no zavamisy dia hilaza ianao fa dimy na folo taona dia ho lasa tany misandratra na "pays émergent" ity firenena ity e ?

    Kabine manarapenitra manimpofona no nambarany tamin’ny fivelezandrano ka tokony hanana fahasahiana hitaky aminy ny vahoaka any amin’ireto Faritra roa ireto.

    • 5 septembre à 12:04 | I MATORIANDRO (#6033) répond à Vohitra

      mety mbola ambany aza io isa io !!!

      Fa faly ery aloha ny fozaorana otran-dry kelitoko sy r’inandra zatra mpihinankinan-poana rehefa mivarina anaty rano ireny loto ireny e.

      Mihetsika mafy mintsy ny fitombenan’ny fozaorana rehefa mahita maloto !!!

      resaka masiso ty fa de zay aloh no tena marina hatreto.

      na zany aza de tsy adino ny sonia hoe :
      Samia velonaina.

  • 5 septembre à 12:46 | FINENGO (#7901)

    1,7 millions de personnes pratiquent la défécation à l’air libre ????
    Il faut arrêter de raconter n’importe quoi.
    Ce chiffre peut être multiplié par 10.
    Même dans les périphériques des Grandes villes la défécation à l’air libre se pratique.
    Sur les Côtes, les Plages ne sont que WC Public.

    • 5 septembre à 17:46 | Brigo (#10720) répond à FINENGO

      Et bien, faisons appel au gouvernement pour qu’il commence à construire les toilettes publiques

  • 5 septembre à 12:54 | nez_gros (#10715)

    C’est Ecolo et Naturiste,les occidentaux vont nous plagier surement ! après ils vont dire qu’ils sont les premiers à trouver la pratique...
    maintenant pour éviter la pollution olfactive et visuelle, il faut que cela se fasse dans un endroit aménagé pour...

    La science a bien prouvé que les matières fécales peuvent êtres une très bonne source d’energie.

    "Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme" Antoine Laurent de Lavoisier

    • 5 septembre à 14:38 | nez_gros (#10715) répond à nez_gros

      nous serons le 1er grand Pays exportateur de BioGaz-energie

      Collectons tout cela et Arrêtons de gaspiller nos énergies

    • 5 septembre à 17:25 | ANTICASTE (#10704) répond à nez_gros

      Oui il faut aménager des aires de défécation et transformer le produit en énergie !
      Y’en a dans la tete en ce pays !

  • 5 septembre à 14:06 | mikeee (#10718)

    C’est pas une surprise !!

  • 5 septembre à 15:01 | Ibalitakely (#9342)

    Sans vouloir être le plus pessimiste des pessimistes, mais avec de basses mentalités & des gouvernants & des 98% de la populat° [manque de civisme, inconscience en hygiène, les fomba & les fady etc] comment ose-t-on affirmer que la prochaine étape pour ce pays, notre pays, ce n’est pas d’abord un développement réel & durable mais tout de suite l’émergence ?? Va-t-on immédiatement éclabousser [velirano] de l’eau sale ?? Madagasikara est-il vraiment une cimetière de promesses. Cela nous rappelle la chanson de Joe Dassin cueillir des fleurs & siffler sur la colline en attendant.
    En outre que font tous ces ministères qui, de près ou de loin, sont responsables de la vie au quotidien de ce peuple : éducat°, santé, culture & autres, sont-ils seulement en train de se payer les salaires & de facebooker ?? Aza mahay mifidy ihany e, ho avy indray izao ny fifidianana ben’ny tanàna-mpanolotsaina, dia ho hita eo indray izao mpampandia dadosy rehetra izao.

    • 5 septembre à 16:01 | Ibalitakely (#9342) répond à Ibalitakely

      Les vrais problèmes comme la manque de civisme, la mal nutrit°, l’insécurité, la méconnaissance des lois, l’analphabétisat° & la liste sera longue, ne priment-ils pas aux achats de matériels militaires, d’indemnisat° des sportifs, d’invitat° de Paul Cagamé, & on en passe.

  • 5 septembre à 15:04 | Turping (#1235)

    Utiliser des toilettes et se laver les mains avec du savon sont des gestes essentiels pour permettre aux enfants et aux familles de rester en bonne santé. Mais à Madagascar comme dans beaucoup de pays sous développés la défécation à l’air libre demeure une pratique fortement ancrée dans les mœurs et l’absence d’éducation ainsi que l’absence moyens appropriés mise en place par chaque foyer et par les autorités locales dans le milieu public .
    Pourtant, se soulager à l’air libre plutôt que d’aller aux toilettes est loin d’être sans risque : les déjections humaines à proximité des cours d’eau et des habitations favorisent la propagation rapide des maladies, ce qui représente une menace pour les enfants et leur famille. La diarrhée associée à de mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement est l’une des principales causes de mortalité infantile dans le pays : 9 % des enfants au moins y succombent avant leur cinquième anniversaire.
    L’IEM ,la vraie devrait y passer par là ! hélas loin d’être le cas .Et ce fléau ne date pas d’hier pour sortir du sous développement et le respect de l’environnemental !

  • 5 septembre à 15:49 | Turping (#1235)

    Utiliser des toilettes et se laver les mains avec du savon sont des gestes essentiels pour permettre aux enfants et aux familles de rester en bonne santé. Mais dans certaines régions de Madagascar comme partout en Afrique ,pays pauvres ,la défécation à l’air libre demeure une pratique fortement ancrée dans les mœurs.On peut l’expliquer aussi la pauvreté ,le manque de moyens car beaucoup de familles n’ont pas accès à l’eau pour se laver .L’eau potable devient de denrée rare pour la survie. Les communes n’ont pas les moyens ni les budgets alloués à la survie des populations locales .Chacun fait ce qui lui semble bon .Dommage car le respect de l’environnemental n’a pas sa place dans un système où la prédation qui remonte au moyen âge reste encore d’actualité pour survivre.
    Pourtant, se soulager à l’air libre plutôt que d’aller aux toilettes est loin d’être sans risque : les déjections humaines à proximité des cours d’eau et des habitations favorisent la propagation rapide des maladies, ce qui représente une menace pour les enfants et leur famille. La diarrhée associée à de mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement est l’une des principales causes de mortalité infantile dans le pays : au moins 9 % des enfants y succombent avant leur cinquième anniversaire.
    Quel développement parle t-on ?

  • 5 septembre à 17:44 | Brigo (#10720)

    Il faudra quand même, peut-être, que le Gouvernement commence à constuire des toilettes publiques ?

  • 5 septembre à 18:34 | titynana (#10701)

    ary mpanao politika 200 no mandeha any ampitan-dranomasina miaraka amin’ny gony

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