Madagascar-Tribune.com
http://www.madagascar-tribune.com/Le-PSDR-fait-de-son-mieux,16670.html
Le PSDR fait de son mieux
Promotion de la culture de maïs /
mercredi, 16 novembre 2011

Plus d’une centaine de paysans issus d’une dizaine de groupements dans la commune rurale de Vohitranivona, district de Brickaville, ont transformé des champs de canne à sucre en champs de maïs. Après le riz, le maïs devient une source de revenus consistants pour les paysans, compte tenu de sa rentabilité durable. Le Projet de soutien au développement rural ou PSDR, dans le cadre de son financement additionnel, a contribué largement à la promotion de la culture de maïs et à l’amélioration des revenus des producteurs dans cette commune.

JPEG - 67.9 ko
Pdt Association Miandrisoa

Une dizaine d’associations paysannes notamment dans les fokontany de Mizahamiorika et Namahoaka, ont bénéficié de l’appui financier du PSDR en 2010. Cet appui a permis aux organisations paysannes de se procurer divers intrants et des matériels agricoles nécessaires dans leurs activités agricoles. Ces associations exploitent chacune une superficie de 10 à 20 hectares pour la culture de maïs dont la récolte se fait deux fois par an.

Rendement plus que doublé

Grâce à l’utilisation de semences améliorées et de nouvelles techniques culturales, le rendement de la culture de maïs a été doublé. “Auparavant, nous avons eu l’habitude d’utiliser des techniques traditionnelles avec un faible rendement qui ne dépassait pas une tonne à l’hectare. Depuis l’intervention de l’équipe du PSDR, nous sommes convaincus de la nécessité absolue d’utiliser des techniques culturales améliorées, qui non seulement augmente le rendement mais aussi contribue à la fertilité du sol. Ainsi, notre rendement atteint actuellement 3 tonnes à l’hectare contrairement au passé", explique Rafaralahizandriny Fidèle, président de l’Organisation paysanne (OP) « Miandrisoa ». Cette association a produit 16 tonnes de maïs pour la culture de contre-saison. Pour celle de grande saison dont la récolte se fera à partir du mois de décembre, les membres de l’OP Miandrisoa espèrent moissonner environ 27 tonnes avec un rendement de 3t/ha.

Extension de surfaces cultivées à moindre coût

Avec les matériels agricoles dont ils disposent suite a l’appui du PSDR, les producteurs de maïs regroupés dans l’OP « Tsikivy », toujours dans le village de Mizahamierika, ont pu étendre la surface cultivée. Ainsi, la superficie totale occupée par la culture de maïs pour cette association atteint actuellement 20 hectares contre 7 hectares l’année dernière, selon Mme Harifinina Françoise.

« Ces matériels nous ont aidé à réduire les dépenses pour les travaux de champ. À preuve, la préparation de la campagne culturale pour une superficie d’un hectare revient actuellement à 50 000 Ariary contre 300 000 Ariary auparavant. Le nombre de main d’œuvre qui augmente notablement le coût de revient, se trouve réduit grâce à l’utilisation de bœufs de traits pour le labour et d’autres matériels indispensables aux travaux de champ », poursuit Mme Harifinina.

Diversification des activités rurales

La diversification des activités agricoles procure des revenus complémentaires pour les ménages. Le coup de pouce du PSDR aux organisations paysannes dans la Commune rurale de Vohitranivona – Brickaville a changé la vie des bénéficiaires tout en leur permettant d’étendre leurs activités. Les paysans ne se contentent pas seulement de la culture de riz et du maïs constituant la principale source de revenus mais ils pratiquent également d’autres cultures et du petit élevage comme l’aviculture ou l’élevage de bœufs pouvant générer des revenus complémentaires.

Pour les femmes, membres de l’OP Tsikivy, par exemple, elles se lancent dans la culture de grenadelle juste après la première récolte de contre-saison de maïs. Avec une production de 720 kg à 500 Ariary le kilo, ces femmes ont un fonds de démarrage pour d’autres activités extra-agricoles comme l’artisanat.

JPEG - 59.2 ko
Sous-projet katsaka

Nombreux sont ceux qui ont témoigné leur réussite après avoir fructifié les aides du PSDR. « Mon adhésion à l’association m’a valu un intérêt appréciable. Mes revenus ont connu une nette amélioration grâce à l’augmentation de la production dont la majeure partie a été mise en vente pour subvenir aux besoins quotidiens et faire tourner mes activités et le reste est réservé pour les semences de la prochaine saison et stocké au GCV (Grenier Communautaire Villageois) pour faire face à la période de soudure », témoigne Baolahady Jaqueline.

Notons que le kilo de maïs a été vendu à 500 Ariary le kilo en juin dernier. Les producteurs ne rencontrent pas de problème de débouchés, même au niveau du marché local. Pour la deuxième récolte de cette année, les producteurs souhaitent augmenter le prix jusqu’à 1000 Ariary le kilo, vu les dépenses effectuées et la qualité des produits. Ils préfèrent stocker leurs produits au CAM (Centre d’accès aux marchés) en attendant le prix idéal.

Recueilli par Valis

commentaires