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6 décembre 2017 à 18:50 | diego (#531)

Bonjour ETHAN,

On parle toujours et encore les mêmes choses. Les réponses que je vous aurais donné la semaine dernière ou même il y a un an par exemple ne risquent absolument pas de varier aujourd’hui.

Mais attaquons le sujet du jour, très intéressant par ailleurs, l’industrialisation de Madagascar.

Écartons le problème politique pour parler uniquement de l’économie. Ce qui est tout à fait illogique je l’admets.

Parler d’une industrialisation de Madagascar est à mon sens un abus de langage. Développer Madagascar aurait été mieux adapté comme générique et serait mieux compris par la majorité des Malgaches.

Il y a mille et une chose à mettre en place, surtout juridiquement pour industrialiser un pays. Et c’est le plus grand challenge. Il faut des milliards et milliards d’investissements pour industrialiser un pays, c’est à dire, le pays d’une part, doit s’endetter massivement et d’autre part, il doit être capable de répondre aux exigences des investisseurs, les Bailleurs des Fonds, sur la continuité des projets mis en place indépendamment de changement de régime qui jalonne la vie politique d’un pays qui privilégie les élections pour désigner les gens qui vont exercer les pouvoirs.

On ne peut pas voyager à travers le monde, de la Chine au Japon, en EU en passant par la Turquie etc....pour espérer trouver de l’argent, pour développer le pays nous dit-on. Ce n’est pas comme cela que les dirigeants d’un pays dans lequel la stabilité Institutionnelle est acquise font et s’y prennent traditionnellement. D’abord développer un pays n’est pas uniquement une affaire strictement du régime au pouvoir.

C’est une affaire National. Par conséquent, les acteurs politiques, opposants ou pas, doivent être consultés et forcément inclus dans tous les processus de décision, exactement comme il doit impérativement l’être pour les élections.

Le mot clé, ignoré par les Malgaches en fait, c’est le mot stabilité. Si la stabilité Institutionnelle était acquise, les restes ne serait que des processus clairement très bien définis, assez facile à respecter.

On veut parler développement avant une stabilité, pas très malin !

C’est une situation qui sépare le pouvoir et le peuple, qui privilège de facto ceux qui détiennent les pouvoirs et appauvrisse le peuple. Qui conduit généralement le pays vers la corruption généralisée dont les premiers qui en bénéficient ne sont que les dirigeants.

Les Banques sont étroitement surveillées et d’une manière générale on arrive à savoir où va l’argent ces derniers temps. Ce qui veut dire que pour développer un pays, il faut être sérieux. Il faut emprunter les chemins traditionnels :

- endettement, coopérations, financements État et privé, coopération harmonieux entre l’État et le privé !

L’Etat peut bien être le garant des financements accordés aux PME ou aux jeunes talents Gasy qui, dans le climat politique et la situation économique dans lesquels le pays se trouve, ont bien du mal à trouver des financements ou alors accepter de payer 20 et plus % d’intérêts etc.....cela ne fait pas de sens....

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