Depuis le 17 mars 2009, date de la prise du pouvoir par la violence et de l’installation du gouvernement de transition, la Banque mondiale a placé Madagascar parmi les pays avec lesquels il faut se comporter avec prudence. C’est l’impression qui se dégage d’un communiqué en date du 8 avril 2009, diffusé depuis Washington.
Madagascar est placé dans le cadre de la « Politique opérationnelle 7.3, Relations avec un gouvernement de facto », lit-on dans le communiqué. Ce qui signifie que les robinets sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Les engagements qui ont été pris et autorisés par la Banque mondiale avant le 17 mars 2009 peuvent continuer.
Cependant, si notre compréhension est bonne, il y a des exceptions que le Manager est habilité à prendre comme les requêtes pour une assistance de nature urgente et humanitaire.
Ambigu
En tout cas, le communiqué conclut de la manière suivante : « Bien que les statuts de la Banque mondiale ne l’autorisent pas à prendre une position sur des sujets politiques, ou à prendre une décision sur la base de considérations d’ordre politique, elle prévoit une normalisation de ses engagements avec le Gouvernement de Madagascar afin que les activités de développement économique puissent reprendre et bénéficier aux citoyens Malgaches, en particulier les plus pauvres ».
Recueilli par Valis





