C’est le Samedi, le temps sur MT du délassement et des confidences dont on ne dira pas vraiment si elles tiennent du lard ou du cochon. Moment propice donc pour reconnaître un problème personnel avec la désormais célèbre formule « Ni, ni »... cela sonne vraiment trop comme Nini, surnom d’une jeune fille rencontrée du temps du collège, des boutons, et des premières rebuffades. À coté de ce prénom, le sigle TSZ3R inventé par « Tonton Georges » fait un peu technocratique et a des consonances rappelant la scie électrique, mais il a l’avantage de susciter, au moins chez votre serviteur, un peu moins de pessimisme.
Et pourtant, Nini, j’ignore encore sa vraie personnalité. Est-ce la cogneuse décrite dans cette chanson d’Annie Cordy :
De Marseille à Cambrai, elle catchait,Elle n’était pas plus haute qu’un basset,Mais elle chaussait du quarante-neuf,Elle avait des cheveux jaune d’œuf,Des baskets roses, des p’tits molletsEt l’œil … d’un bœuf !Nini Pompon,c’était pas bidon,C’était du béton.Nini Pompon,C’était du tonnerre,Un vrai bulldozer.Quand elle tapait dans le tas, (hé hé !)C’était la Bérézina.On disait : « elle vraiment champion,C’est un lion ! »Rrrrrrr … RrrhhrrrrrrrrrQuand les nanas d’en face attaquaient (Bheuuooooh)Deux coups dans la calebasse les stoppaient,Alors Nini poussait son criUn peu d’brushing, une mise en pli,Un coup d’savate dans l’bikini,… Service compris !
Reconnaissez que ça vaut le coup d’oeil, même si on ne discute pas des goûts et des couleurs :
Ou bien s’agit-il de la Nini Peau D’Chien décrite par Aristide Bruant ?
Quand elle était p’tite,Le soir, alle allait,À Saint’-Margurite,Où qu’e s’ dessalait ;Maint’nant qu’elle est grande,Ell’ marche, le soir,Avec ceux d’la bandeDu Richard-Lenoir.Refrain :À la BastilleOn aime bienNini Peau d’Chien :Elle est si bonne et si gentille !On aime bienNini Peau d’chienÀ la Bastille.Elle a la peau douce,Aux taches de son,À l’odeur de rousseQui donne un frisson...Et de sa prunelle,Aux tons vert-de-gris,L’amour étincelleDans ses yeux d’souris.Quand le soleil brilleDans ses cheveux roux,L’ génie d’ la BastilleLui fait ses yeux doux,Et, quand e s’ promène,Du bout d’ l’Arsenal,Tout l’ quartier s’amèneAu coin du canal.Mais celui qu’elle aime,Qu’elle a dans la peau,C’est Bibi-la_Crème,Parc’ qu’il est costeau,Parc’ que c’est un hommeQui n’a pas l’ foie blanc,Aussi faut voir commeNini l’a dans l’ sang !
On apprend donc que parmi les problèmes de cette Nini là, il y a celui d’être né du côté de la Bastille (quartier de révolution ou quartier de coup d’État, je vous laisse trancher : cependant la chanson est apparue en 1889) et d’être fourrée avec Bibi. Alors, il faudrait savoir : aura-t-on « Ni, Ni », ou bien « Bi, Bi » (binôme au premier tour, binôme au deuxième tour tsy mety vita) ou bien plus sûrement bide ?
Il faudra encore attendre. On a l’habitude, comme les courtisans qui au pied de l’avion et au bord du tapis rouge ont perdu une heure de plus aux frais du contribuable mardi. Ce qui est une occasion opportune de rappeler un article de Tonton du 22 mai 2009 :
« Je propose sincèrement que l’on arrête les pratiques d’un autre âge, concernant les fastes et pompes que tous les dirigeants successifs de notre pays ont utilisé et utilise à tout va. Ci-après quelques propositions :
- Sauf événement exceptionnel, ne plus mobiliser tout le Gouvernement à chaque retour de voyage de l’étranger du Président (de la République ou de la HAT ou autre). Qu’il y ait une petite délégation pour l’accueillir, c’est normal, mais de là à mobiliser tout le Gouvernement, c’est de l’ânerie. Ce genre de pratique n’existe que dans les pays où les dirigeants sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils ont besoin de le montrer. De toute façon, les ministres ont assez de boulot comme ça pour aller passer leur temps à poireauter dans un terminal ou sur le tarmac de l’aéroport d’Ivato. L’arrivée du Président nommé de la HAT à son retour de Lybie, ferait penser que notre pays est un royaume et non une république, voir tous ces gens faire courbette me paraît ridicule et ringard.
- Arrêter d’appeler tout le monde ‘’excellence’’ et à n’importe quelle occasion. Normalement, et dans la langue française, c’est un titre réservé à des ambassadeurs ou évêques.
- Arrêter de chanter l’hymne national pour n’importe quelle réunion ou conférence (en plus avec les 3 strophes). L’amour pour la patrie (Ry Tanindrazanay malala) ne se mesure pas aux nombres de fois où l’on chante l’hymne. On connaît notre penchant pour la chanson mais quand il s’agit de travailler, on ne perd pas son temps à chanter !!!
- Dans les réunions ou conférences, arrêter de citer toutes les autorités en prenant 5 minutes. Citez la plus haute autorité présente (dans l’ordre protocolaire) et après, un « mesdames, mesdemoiselles et messieurs » suffit largement. C’est vraiment ridicule d’aller citer tous les titres avant de commencer un discours. C’est d’autant plus ridicule que chaque intervenant se sent obligé de les citer, chacun son tour. Faites l’expérience de chronométrer, dans une réunion officielle, le temps passé à citer tous les titres. Vous seriez étonné du gaspillage de temps que cela représente.
Je sais bien que tout le monde va évoquer la tradition, le protocole, le « fomba », etc… pour ne pas changer tout cela. C’est exactement les mêmes arguments de tous les résistants au changement. »
Le changement, c’est pas pour maintenant ? En tout cas, le week-end c’est maintenant. Bon week-end alors à tous, pas trop froid pour les uns, pas trop chaud pour les autres.
Patrick le neveu







