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lundi 26 septembre 2016
Antananarivo | 00h38
 

Editorial

Assemblée nationale

Vive la souveraineté des institutions !

vendredi 8 juillet | Bill

Comme le clamaient des députés, la souveraineté de l’Assemblée nationale a triomphé. Elle a décidé en toute indépendance sans que la séparation des pouvoirs ait été égratignée. Les députés ont eu le dessus dans la bataille livrée contre les journalistes. Apparemment, ces députés se sont trompés car il ne s’agit pas seulement dans ce Code très critiqué par les journalistes et la société civile, de préserver la liberté des journalistes, de leur éviter la prison mais plutôt de défendre la liberté tout court, la liberté d’expression de tout un chacun, la liberté des journalistes à accéder aux informations et d’informer le citoyen –le député, le gouvernant, sur l’actualité certes mais surtout sur la manière dont le pays est dirigé, sur les décisions et comportements de ceux en qui il a confié un mandat, des fonctions et de ce qu’ils en font des impôts des contribuables que nous sommes tous.

Serait-ce la raison de la présence de nombreux ministres lors de cette séance ? Ils étaient sept selon les reporters de la radio Antsiva, à se priver de regarder le match en direct à la télévision nationale qui a opposé l’équipe de l’Allemagne à celle de la France. Ils ont suivi les débats et votes durant la nuit au palais de Tsimbazaza. Il y avait évidemment le ministre de tutelle mais aussi le ministre d’Etat en charge des projets présidentiels, le ministre de la Justice, de l’Enseignement supérieur… Toujours est-il que malgré l’insistance de la communauté internationale, la rencontre à Mahazoarivo entre les représentants du Système des Nations unies et la remise auprès de la Présidence de la République du mémorandum d’Andraharo de la veille, l’Assemblée nationale n’a pas bronché.

En tout cas, à l’heure où la sensibilité de souveraineté nationale est des plus aiguisée à l’égard des investisseurs étrangers, à l’égard des pressions diverses de la communauté internationale, l’Exécutif n’avait pas intérêt à aviver le feu qui couve. Il a préféré faire le dos rond et a laissé faire les députés.

Mais le processus d’adoption n’est pas clos. Ce n’est qu’une autre bataille de perdu pour la liberté de parole, la liberté d’expression, pour la bonne gouvernance et surtout pour la transparence. Les yeux se tournent maintenant vers Ambohidahy, la Haute cour constitutionnelle présidée par le Pr de Droit constitutionnel, Jean Eric Rakotoarisoa, mais aussi vers le président de la République qui aura le dernier effort à déployer, le publier ou non comme on le comprend après lecture d’un article paru dans notre édition d’hier, « Le dernier rempart de la démocratie ».

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