Rentré au pays en fin d’après-midi de ce jeudi 9 août 2012, le président de la transition, Andry Rajoelina, a été accueilli par la grande famille des gouvernants dont le Premier ministre et de ce qu’une partie de l’opinion qualifie ces temps-ci de « tandapa » ou courtisans. Les propos tenus par Andry Rajoelina ont été transcrits par le service Communication de la Présidence et ont fait l’objet d’un communiqué officiel.
Comme à chaque retour au pays, lit-on dans le communiqué relatif à cette arrivée, le Président de la Transition, s’est entretenu avec les journalistes. Ci-après la teneur de ce communiqué.
« Le président de la transition a expliqué aux journalistes que le calendrier électoral fixé par la CENIT reste maintenu : « comme je l’ai déjà affirmé lors de mon départ pour ce second round de face-à-face aux Seychelles, les résultats de cette entrevue n’influent en aucun cas la date des élections. En d’autres termes, quelle que soit l’issue de cette rencontre, la tenue des élections présidentielles le 08 Mai 2013 ne devrait plus changer. Les deux parties se sont d’ailleurs mises d’accord sur le calendrier électoral déjà établi. Dans un souci de trouver une entente visant à instaurer un climat d’apaisement durable à Madagascar, nous avons proposé un bon nombre de solutions pour qu’il n’y ait plus d’affrontements et des morts dans le pays. Mais apparemment, l’homme n’a pas du tout changé et il ne changera jamais. En 2002, quand l’ancien Président est monté au pouvoir, il y avait des affrontements ayant fait des morts, dans tout Madagascar, tout comme ce qui s’est passé lorsqu’il a quitté le pouvoir en 2009. Cette fois-ci, il veut, coûte que coûte, revenir au pouvoir. Mais nous, on dit, on ne le laissera jamais revenir au pouvoir ».
Le Chef de l’Etat a également annoncé l’arrivée d’une délégation de la SADC à partir de demain (ndlr : ce vendredi 10 août 2012) pour consulter les autres acteurs malgaches : « Devant cette divergence aux Seychelles, une délégation de la Troïka de la SADC arrivera demain à Madagascar pour mener des consultations des forces vives malgaches (signataires de la Feuille de route, FFKM, les forces de l’ordre, les experts juridiques, etc.). Les opinions malgaches seront ainsi présentées au prochain sommet de la SADC du 17 - 18 Août 2012 qui va trancher sur les points de divergences. Quoi qu’il en soit, toutes les Institutions stipulées par la Feuille de route ont déjà été installées dont, la plus importante est la CENIT. D’ailleurs, la CENIT et les experts internationaux ont déjà fixé un calendrier des prochaines élections. Toutes les conditions requises pour l’organisation des consultations populaires sont actuellement remplies. Ainsi, la SADC n’a pas le droit de nous faire des pressions sortant du cadre de la Feuille de route ».
Par ailleurs, ayant répondu aux questions des journalistes sur un éventuel remaniement ainsi que les mesures à prendre vis-à-vis des ministres boycottant les Conseils des Ministres et du Gouvernement, le Président de la Transition a annoncé les mesures à adopter : « Tout le monde sait incontestablement qu’il y avait déjà des mesures prises sur ce sujet. Les affaires nationales ne sont pas un jeu d’enfant. Je ne peux pas dire qu’il y aura ou pas de remaniement. Mais je peux affirmer que des mesures seront incessamment prises. Toutefois, toute décision devrait être prise en total accord et en toute solidarité pour éviter de bloquer la bonne marche de la machine administrative ».
Concernant sa candidature aux prochaines consultations populaires, le Numéro Un de la Transition a annoncé : « Que ce soit clair : aucune disposition n’interdit ou n’oblige ma candidature aux élections. Toutefois, au moment opportun, je pourrai prendre les décisions adéquates qui dépendent surtout de l’apaisement et de l’avenir du peuple malgache et celui de la Nation. Si la non présentation de ma candidature peut sauver le pays, je peux me mettre à l’écart. Dans le cas contraire, on verra la suite ».
Le Président RAJOELINA a saisi cette occasion pour rassurer ses compatriotes : « mon message au peuple malgache est simple. Il ne faut pas s’inquiéter. Nous avons mené ce tête-à-tête afin de chercher des solutions à la crise et non pour déstabiliser. Tout au contraire, nous optons pour l’apaisement »
(fin de citation).
Recueilli par Bill








