La semaine qui s’ouvre se présente comme celle de tous les dangers. Les vacances des magistrats s’achèvent et leur syndicat (SMM) va décider en assemblée générale de la suite à donner à leurs revendications, dont la mise au clair de l’affaire de Toliara et le limogeage du ministre de la Sécurité intérieure. L’Amicale des commissaires de Police qui a manifesté sa solidarité envers leurs collègues - dont deux sont placés sous mandat de dépôts, en plus des cinq (5) autres policiers - n’a pas encore non plus dit son dernier mot.
À cette affaire d’assassinat sur un magistrat de Toliara, s’ajoute cette grève des enseignants-chercheurs syndiqués dans le SECES qui perturbe le déroulement de l’année universitaire déjà très en retard par rapport au calendrier normal et qui entraîne également avec elle la grève des étudiants - bien que ceux-ci soient partagés. En tout cas, des étudiants menacent de descendre dans la rue, si certains sont déjà dans le collimateur des dirigeants de l’Université pour avoir bloqué le portail de l’université d’Ankatso.
Dans le centre-ville d’Antananarivo, le risque de confrontation des partisans de la mouvance Zafy qui promettent d’investir la place de la Démocratie avec les forces de l’ordre n’est pas à méconnaître ce 17 janvier. La Préfecture de Police de la capitale a opposé un refus à la demande de la mouvance Zafy de marquer par un dépôt de fleurs sur le site le 3è anniversaire de la place de la Démocratie et de tenir un discours de remerciement à l’assistance. Les gaz lacrymogènes vont-ils de nouveau polluer l’espace et le climat ?







