La première journée de la réunion politique organisée à l’espace Les Hérons à Vontovorona a été difficile autant pour la société civile que pour ses invités. La matinée de ce mercredi 25 août a été finalement consacrée à la seule cérémonie d’ouverture faite de discours en présence des représentants de la communauté internationale. L’assistance constituée initialement dans sa totalité de chefs de partis et d’associations politiques signataires de l’accord d’Ivato, est nombreuse. Le groupe de l’Espace de concertation politique (ESCOPol) est au grand complet ; l’UDR ou l’Union des démocrates républicains, conduit par Jean Lahiniriko a répondu massivement à l’invitation de la Coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC). Les Raiamandreny Mijoro ont honoré la réunion et ont veillé au bon déroulement de la réunion.
Les grands absents lors de la cérémonie d’ouverture sont les chefs de partis et associations qui forment les trois mouvances, autrement dit les signataires de l’accord du 14 août au Carlton. Ni la mouvance Didier Ratsiraka, ni celle de Zafy Albert et encore moins celle Marc Ravalomanana n’ont daigné faire le déplacement. À considérer les explications des uns et des autres et celles des organisateurs, leur absence ne serait que temporaire car elles n’ont manifesté aucune réticence à l’entreprise de la CNOSC. En tout cas, ce boycott a nourri des inquiétudes chez les uns s’il a provoqué la colère des autres. Ces derniers ont pris ce comportement des trois mouvances comme l’expression du dédain ou une manière de se faire prier et de se faire valoir dans le paysage politique en cette période de crise.
D’ailleurs, quand bien même ces trois mouvances sont venus à la réunion dans l’après-midi, une partie des participants à la réunion ne s’est pas empêché d’exprimer leur mépris à leur endroit. Manandafy Rakotonirina a demandé au nom des trois mouvances à rencontrer à huis clos la CNOSC, nécessitant ainsi une pause ou un recul du début des vrais travaux, et a essuyé la réprobation d’un partie de l’assemblée. Il a fallu les deux interventions du Pasteur Ramino Paul et de Jean Lahiniriko (président de l’UDR), pour que cette rencontre des trois mouvances avec les organisateurs ait pu avoir lieu. La colère des uns et les inquiétudes ou attentes des autres étant par la suite dissipées, la séance a pu reprendre.
Les travaux de cet après-midi ont consisté à discuter de la méthodologie de cette rencontre prévue se dérouler jusqu’au vendredi 27 août. La réunion se poursuivra avec toutes les parties ce jeudi.





