La Délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo et les représentants des commerçants formels se sont rencontrés ce lundi 11 janvier 2010 à Mahamasina pour convenir de certains points qui tendent à l’assainissement des marchés de la capitale. Ils étaient plus d’une vingtaine de représentants des commerçants qui sont dans la légalité à réclamer une meilleure considération de leur métier, car à leur avis, ils sont véritablement spoliés et concurrencés de manière illégale en raison des mesures prises par la Délégation spéciale d’Antananarivo. Des commerçants ambulants exerçant de manière illicite dans les rues et trottoirs de la capitale ont été installés par le président de la Délégation spéciale sur le parking aux abords du lac Behoririka et dans la rue Rainibetsimisaraka devant le marché de la Petite Vitesse au grand dam des marchands formels.
À l’issue de deux heures de discussions, les deux parties ont convenu que l’installation des marchands dans la rue Rainibetsimisaraka (Petite Vitesse) ne serait que provisoire et qu’à terme tous les commerçants devront rentrer dans les marchés formels et clos. Par ailleurs, tous les commerçants légaux et formels devront dans 15 jours reprendre leurs places habituelles sinon ils les perdront au profit de nouveaux occupants.
Le problème est en effet que devant l’invasion des marchands illicites, les commerçants installés à l’intérieur du marché de la Petite Vitesse sont également sortis de leur enclos pour occuper les devants de la scène à proximité des possibles clients. Et le phénomène a fait contagion si bien que les commerçants de toutes les places réservées au commerce (Andravoahangy, Mahamasina, Ambodin’Isotry, Pochard, …) ont commencé à revendiquer des traitements spéciaux. La Délégation spéciale a ainsi accueilli les représentants des commerçants formels pour signer cette convention qui entre dans le cadre autant de l’assainissement de la ville que de la préservation des activités de survie des ménages en difficultés car il faut admettre que le boum du commerce de rue fait suite à des pertes d’emploi en cascade que personne n’ignore.





