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dimanche 4 décembre 2016
Antananarivo | 08h03
 

Société

Circulation sur la route digue

Une jeune femme se jette dans les roues d’un véhicule

mercredi 25 mai | Yvan Andriamanga

Des morts partout… Ces temps-ci, les journaux sont pleins d’articles parlant d’homicides, tous aussi inhumains les uns que les autres. Rentrer chez soi résulte de vrai miracle… Pourtant hier, 23 mai 2016, une jeune femme s’est jetée sous les roues d’un véhicule sur la route digue menant vers Ivato, près du centre commercial Akoor. Désespérée par la vie ? Peine de cœur ? En tout cas, tout ce qu’on sait c’est que même si c’est de sa volonté et de son propre chef qu’elle s’est mise sous les roues, le conducteur aura de sacrés ennuis, tant sur le plan de la justice mais aussi sur le plan morale et psychologique.

Le problème à Madagascar, c’est que même quand les gens se sentent seuls au bord du gouffre, ils n’ont personne à qui parler parce que c’est dans notre culture de ne pas divulguer nos problèmes à autrui. De plus, la situation sociale, politique et économique ne le permet pas non plus : tout le monde est à cran, il est très difficile de se trouver une oreille attentive, qui ne vous juge pas et en qui vous pourrez avoir confiance. Les problèmes psychologiques et ceux liés directement aux sentiments ne bénéficient pas la plupart du temps une attention particulière : tout le monde est occupé à trouver de quoi subsister le jour même. Il faut aussi comprendre que le suicide de quelqu’un emmène des problèmes aux autres : les frais des funérailles, les enfants orphelins,… et l’emprisonnement des autres (dans le cas de ce suicide sur la digue). Le désespoir de cette jeune femme a donc « gâché » la vie du conducteur et donné plus de peine et de soucis à sa famille. Que faire pour prévenir et combattre ces situations-là ?

4 commentaires

Vos commentaires

  • 25 mai à 12:38 | Turping (#1235)

    Yvan,
    Votre article mérite d’une bonne réflexion !
    - Avec la pauvreté généralisée ,pourtant la politique de solidarité devrait -être de mise .
    - Hélas ,avec la survie chacun essaie de subsister dans l’amélioration de son quotidien.
    - Beaucoup ne supportent plus la situation extrême ,ce qui leur amène au désespoir total .
    Récemment ,j’ai fait un don « tolo-tanana » pour une personne souffrante d’une léucemie aigue qui a fait une demande via internet ,dans le journal de « Madagate » de Papy Jeannot.
    Vu ,que les séances de chimiothérapie coûtent chères ,l’âme sensible ne pourrait résister aux détresses .L’envoi d’une somme par western union ,le geste de solidarité compte .Ce que j’ai fait sans regretter .Jésus a enseigné la générosité « aimez vous les uns comme les autres ,ton prochain » .Un geste que je n’ai pas regretté sans retour,sans connaitre son interlocuteur ,et ce n’est pas la première fois si la cause est bien vérifiée car les arnaques il y en a aussi.
    - Chers compatriotes ,du courage ! Vu que les aides sociales ,et les accompagnements des personnes dans la détresse n’existent pas à Madagascar,soyons solidaires dans l’amour du christ ,de Dieu,...

  • 25 mai à 20:07 | Gérard (#7761)

    compte tenu des taux de suicides, +- 11 pour 100 000 habitants de ce monde chaque année, on peut imaginer que un malgache se donne la mort presque chaque jour
    ce qui fait de ce drame personnel et familial un quasi non évènement

    la récit de ce drame personnel est il ce que l’on attend de notre tribune, alors que de l’avion « cadeau » présidentiel aux péripéties de Tiko en passant par les tentatives de mettre le pays à feu et à sang, les affaires judiciaires, Ihosy, Arnaud et Annie soigneusement enterrées, les sujets ne manquent pas !

    Il se cache ou le rédacteur en chef ?

  • 26 mai à 12:36 | franc (#9485)

    « Le désespoir de cette jeune
    femme a donc « gâché » la vie du conducteur et donné plus de peine
    et de soucis à sa famille. Que faire pour prévenir et combattre ces
    situations-là ? »
    - Il faut supprimer le Marché Interbancaire de Dévise qui appauvrit les malagasy et les tue à petit feu. Toutes les personnes qui sont à l’origine de cette idée d’appauvrissement des malagasy veulent s’accaparer de leur îles parce que les îles éparses ne suffisent plus.
    - A ce rythme, d’ici 20ans, il n’y existerait plus de malagasy pure souche mais juste des malgaches canardés, malgache bourqués, malgache bridés,...

    • 26 mai à 18:18 | mandrozeza (#5123) répond à franc

      Faire un lien avec le marché des devises est hasardeux. Madagascar aura toujours besoin de commercer avec l’extérieur et les biens extérieurs (pneus, batteries, ordinateurs, etc) ne s’achètent pas en sacs de riz, en zébus ou en tables de bois silicifié. Il faut vendre ces zébus ou bien autre chose pour avoir des devises.
      Le problème n’est donc pas les devises mais l’appauvrissement de Madagascar.
      Si vous supprimez le marché des devises, il faudra toujours que des représentants de Madagascar négocient et voyagent à l’extérieur. Ils auront donc accès spécifiquement à des devises pour cela et ils en feront le marché noir, comme cela se faisait au siècle précédent sous un président auteur d’un livre de couleur.
      Le problème est l’appauvrissement. Chaque pays traverse sa période tragique. La France a connu les années de terreur révolutionnaire avant l’arrivée de Bonaparte. C’est aussi ce type de problème qui a amené la révolution russe et des coups d’état militaires dans d’autres pays.
      Les difficultés de l’île sont énormes mais il ne faut pas sous-estimer sa capacité à trouver des solutions innovantes.

      Chaque être humain devrait pouvoir trouver sa place en ce monde et je suis triste pour cette jeune femme et sa famille

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