La fête du 14 juillet 2009 a été l’occasion pour quelques catégories de Malgaches de se rencontrer et de montrer à quiconque que Madagascar demeure l’ami de la France quoi qu’on dise ici ou là. L’ambassade de France n’a officiellement pas invité les dirigeants. Elle ne se reconnaît pas dans le « gouvernement de fait ». Elle ne reconnaît pas la Haute Autorité de Transition (HAT). Dans cette logique, le Premier ministre de la HAT, Monja Roindefo a déclaré à la presse qu’aucun membre du gouvernement ne doit se rendre à cette fête nationale française, à titre officiel. Cela n’empêche que chacun est libre d’honorer cette fête et s’y rendre à titre personnel.
Ainsi, ont été vues sur place, à la Résidence de France ce 14 juillet 2009, des têtes qui sont connues pour être des membres soit du gouvernement, soit de la HAT. La présence de membres de l’ancien gouvernement Ravalomanana a aussi été remarquée. Mais dans l’ensemble, en plus de la société civile toujours nombreuse en de pareilles occasions, on notera la présence de presque toutes les mouvances politiques en conflit actuellement. Exceptée la mouvance Marc Ravalomanana.
Du côté du « gouvernement de fait », il y eut entre autres, Ny Hasina Andriamanjato, Roland Ratsiraka, le général Dolin, Jean Lahiniriko. Dans l’opposition, nous citerons le Dr. Emmanuel Rakotovahiny, Manoro Régis, Pierrot Rajaonarivelo et le Pr. Ange Andrianarisoa. Aucune allocution de la part d’aucune des parties malgaches toutefois. Seul le maître des lieux a fait un discours axé sur la situation de crise et la sortie de crise essentiellement.
Recueilli par Valis





