Ce mercredi 25 novembre 2009 au camp Ratsimandrava, Andrefan’Ambohijanahary, le général de brigade, chef d’Etat major des Forces armées, André Ndriarijaona et le Commandant en Chef de la Gendarmerie nationale, le général de brigade Bruno Razafindrakoto, ont fait un point de presse. Entouré de plusieurs officiers des deux corps, le général André Ndriarijaona a lu un communiqué dans lequel il est indiqué que les forces armées demeurent unies et ne reconnaissent qu’un seul chef suprême des armées, en la personne de Andry Rajoelina.
Cette mise au point ou cette confirmation était-elle nécessaire ? Voici quelques jours neufs officiers supérieurs de la sécurité présidentielle, dont les lieutenants colonels Lylison René et Charles Andrianasoavina, ont tenu une conférence de presse au palais d’Ambohitsorohitra pour exiger des autres mouvances politiques (autres que celle de Andry Rajoelina) qu’elles s’abstiennent et cessent de revendiquer les postes des ministères de souveraineté. Réagissant à cette déclaration éminemment politique, le ministre des Forces armées a estimé que, conformément aux résolutions des assises militaires d’Ivato, ces officiers supérieurs méritent des sanctions car ils n’ont pas observé la neutralité et se permettent de parler en public sans l’autorisation des hiérarchies établies. Or ces neuf officiers supérieurs déclarent avoir été autorisé par le chef suprême des armées, sans laquelle autorisation ils n’auraient pas pu tenir cette rencontre avec la presse au palais d’Etat d’Ambohitsorohitra.
Tout cela amène à se demander si ce point de presse du camp Ratsimandrava de ce mercredi 25 novembre n’était pas un autre éclat médiatique pour enfoncer une porte déjà grande ouverte ? Apparemment non ! L’objectif était de faire comprendre aux partisans des autres mouvances et nouveaux chefs des structures qu’ils doivent reconnaître les honneurs des armes au chef suprême des armées, faute de quoi, ils seront privés de la protection des forces armées. Le message est de signifier aux co-présidents, aux présidents du Congrès et du comité national de réconciliation et aux autres futures autorités que les forces de l’ordre ne sont pas sous leurs ordres.
Le général André Ndriarijaona a en effet rappelé les procédures de demandes de gardes du corps et intimé aux éléments affectés aux personnalités de réintégrer leur corps d’origine si leur protégé n’a pas observé les procédures. Les membres du gouvernement doivent déposer leur demande auprès du Bataillon de sécurité de la Primature, tandis que les autres chefs d’institution doivent se référer au Service de sécurité de la Présidence de la République. Bref, il faut une autorisation de ces institutions ou du moins une autorisation soit du chef d’Etat major des armées, soit du Commandant en chef de la Gendarmerie.
Le communiqué déclare également que des mesures ont déjà été décidées face aux déclarations radio-diffusées de militaires qui n’ont pas été autorisées par la hiérarchie, en l’occurence le Général Ndriarijaona pour l’armée, et le Général Razafindrakoto pour la gendarmerie.
Recueilli par Bill

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