La destination Madagascar a toujours été mise en avant et reconnue pour sa nature. Ainsi, son activité touristique est à l’image de sa faune et de sa flore : sa croissance n’a jamais attendu après l’Etat. Elle avançait en autosuffisance.
Si les professionnels malgaches du tourisme veulent une réelle relance rapide du tourisme, la seule et unique solution est de rassurer eux mêmes leurs correspondants étrangers, c’est à dire les TO. Les rassurer en disant les choses telles qu’elles sont, mais ne pas chercher à cacher les informations. Ceux ci se devront alors d’informer à leur tour leurs clients.
Le problème des clients, francophone du moins, est que dans pareille situation, ils ont tendance à faire plus confiance aux TO « 100% français » où ils pensent avoir plus de garanties en cas de problèmes. Ce qui n’est pas totalement faux.
C’était très bien de créer partout en France des agences de voyages « malgaches », mais dans la situation actuelle, pour tirer leur épingle du jeu, les malgaches qui travaillent au sein même de ces TO Français seront les meilleurs atouts.
Le premier voyagiste français du tourisme individuel a beau utiliser le réceptif d’un autre TO très populaire en France, histoire de baisser les prix, ce n’est pas pour autant que leur vente sur Madagascar va décoller immédiatement. La raison est toute simple : leurs agents de comptoirs qui à l’origine sont frileux de la destination (aucun n’est originaire de Madagascar) sont pire que lorsque tout allait bien à Mada. Il ne faut pas oublier qu’un bon agent de comptoir réussit à décider un client potentiel à partir là où c’est le moins risqué pour le TO.
Donc les touristes reviendront d’eux même comme quand les agents de comptoir en décideront. Et ce n’est pas un éductours, où ce n’est pas forcément l’agent de comptoir qui sera présent qui y changera quelque chose.
Quant aux problèmes des brochures de la saison 2010, il est vrai qu’il reste encore des clients friands des brochures papiers. Il ne faut cependant pas négliger la réelle percée des sites Internet, qui permet de réagir en temps réel.
Et quand la relance arrivera, croyez moi, 600 000 euros ou pas, ça va repartir très vite.
Raison pour laquelle beaucoup réfléchissent déjà comment se mettre un peu dans leur poche, une part de cette pactole, au lieu de l’utiliser pour la relance.
Il y a bien au moins une agence de voyages malgache en France qui est bien introduite au sein de la Maison du Tourisme à Tana.
Et autre info, le visa ne coûte pas que 15 euros. 58 euros à payer n’est rien à côté du coût d’un voyage à Madagascar, mais c’est simplement sur le principe de payer que beaucoup ne sont pas d’accord.
Kalamavo