Le Directeur général d’Air Madagascar a rencontré la presse ce lundi 12 décembre pour lui partager les perspectives de la compagnie aérienne nationale et les projets en cours, mais également les acquis. Précisant les informations distillées par certaine presse sur un éventuel achat d’un avion Airbus, le DG d’Air Mad, Hugues Ratsiferana, est clair. Air Mad ne peut pas encore acheter un avion puisque la compagnie est encore en pleine restructuration et une telle dépense est un trop grand risque que la compagnie nationale ne peut courir. L’option du leasing restera la meilleure façon pour cette compagnie de réaliser des bénéfices. Aussi, un avion dont il s’est refusé de préciser le type étoffera la flotte d’Air Mad à partir du mois de mars 2012. La décision sur le choix du modèle n’est pas encore arrêtée ; l’on ne sait s’il sera question d’un Boeing ou d’un Airbus, car cela dépend des capacités d’accueil de nos aéroports et de la disponibilité financière de la compagnie nationale. Les cadres et techniciens d’Air Madagascar sont en train d’étudier à la loupe vers quel type d’appareil la compagnie nationale se tournera.
Quoi qu’il en soit, d’autres projets sont déjà bien calés pour 2012. Une collaboration est en cours pour concrétiser le projet « vol autour de l’île » avec le ministère des Transports. Par ailleurs, Air Mad promet de rouvrir la ligne directe Nosy Be – Paris pour la prochaine haute saison touristique. En tout cas, concernant la mesure restrictive prise par l’Union Européenne, des mesures correctives ont été prises par la compagnie, telles la périodicité des entretiens et l’amélioration de la maintenance. En outre, Air Madagascar a également pris l’initiative d’améliorer la gestion de la navigabilité ainsi que celle de la sécurité de vol.
Hugues Ratsiferana a fait comprendre que depuis le changement de structure de la compagnie, dont la mise en place d’une direction générale à sa tête, la situation de cette compagnie ne cesse de s’améliorer. La confiance des partenaires vis-à-vis de la compagnie est de retour depuis quelques temps dit-il, puisque par rapport à 2009, il y a eu une augmentation de 22% du trafic des passagers. En effet, d’après les explications du directeur général, le taux de remplissage du Boeing 777 a atteint les 77%, ce qui était impensable il y a deux ans, suite aux différents problèmes internes en plus de la situation politique en général.
Recueilli par Valis





