C’est le plus beau des bâtiments de la Trésorerie générale de Madagascar. Le coût total de la construction s’élève à 1 271 920 387,20 ariary. Les travaux de construction de cette infrastructure située dans le quartier de Mahajanga Be ont débuté en 2009. L’exécution des travaux réalisés par l’entreprise HERA a duré 14 mois. La première responsable, c’est-à-dire la Trésorière générale de Mahajanga, Manantena Lydia, occupe ce poste depuis 2005. L’inauguration du bâtiment a été honorée par la présence du président de la HAT, Andry Rajoelina.
Dans son discours, le directeur général du Trésor, Robimanana Orlando, a retracé les parcours de la Trésorerie générale de Madagascar depuis la crise de 2009.« Bien que le pays n’ait reçu aucune aide budgétaire depuis Décembre 2008, la trésorerie malgache a survécu jusqu’à aujourd’hui. C’est-à-dire que nous avons toujours pu assurer la gestion financière et comptable de l’État, des collectivités et des établissements publics. Nous avons pu honorer les pensions de retraite, le solde des fonctionnaires, la gestion des emprunts publics ainsi que la gestion du portefeuille de l’État », a-t-il déclaré.
Il a ensuite souligné que le bâtiment du Trésor de Mahajanga a été construit dans la crise. « Mais nous pouvons prouver à travers la réalisation de cette infrastructure équipée, que le défi a été relevé. La construction est sur financement PIP, c’est-à-dire sur financement propre de l’État Malagasy ».
Il a, en outre, fait savoir que quelque 10 000 familles malgaches dépendent des pensions de retraite ou des finances publiques. « Le président de la HAT a contribué de beaucoup dans la gestion de ce département public. Un recadrage budgétaire a été nécessaire afin d’assurer la bonne marche de la Trésorerie malgache. Tout investissement et toute dépense n’ayant aucun impact direct sur la vie quotidienne des malgaches ont été supprimés », a souligné Orlando Robimanana.
Insécurité
Néanmoins, le DG du Trésor a évoqué le problème d’insécurité que subissent notamment les percepteurs principaux éparpillés dans toute l’île. « Nous possédons 91 perceptions principales dans tout Madagascar mais aucune d’elle n’a de moyens de déplacement à la norme » a indiqué le premier responsable de la Trésorerie de Madagascar. « Soit ils utilisent des bicyclettes, des motos, des pirogues ou sinon la marche à pieds pour transporter les sacs d’argent ».
On apprend alors que la perception principale de Marolambo a été cambriolée la semaine dernière. Les percepteurs suppléants d’Ambato Boeny et de Tsivory (Ambovombe) ont été tués sauvagement devant leurs familles et dépouillés.
Le président de la HAT a promis de voir de près ces problèmes d’insécurité avec le ministre de tutelle. Ce dernier, par ailleurs a réaffirmé que les caisses de l’État ne sont pas à sec et qu’elles sont bien gérées.
Recueilli par Valis








