Ce mardi 27 avril 2010, les étudiants de l’Université d’Antsiranana sont descendus dans la rue parce que, de leur point de vue, les promesses faites à leur endroit par rapport à leurs revendications n’ont pas été tenues. Lors de leur marche, ces étudiants se sont trouvés en face des éléments des forces de l’ordre qui les ont empêchés de poursuivre leur marche. Jets de pierre et coups de fusil ont fait parler d’eux et c’est ainsi qu’un étudiant de l’université d’Antsiranana a trouvé la mort.
Le lendemain, mercredi 28 avril 2010, la confusion a continué. Le cortège funèbre de cet étudiant mort la veille, a traversé sans encombre une partie de la ville. C’est lorsqu’il a emprunté la rue du devant le site du FIP qu’il a essuyé les assauts aux fusils des forces de l’ordre. Six personnes ont été blessées. Deux sont gravement blessés.
Des sources privées indiquent que ces deux blessés sont dans un état très grave. Blessées à la tête, ces deux personnes sont entre la vie et la mort à l’hôpital d’Antsiranana. Le ministre de la HAT, en charge de l’Enseignement supérieur, intervenant pourtant à la radio nationale dans la nuit de ce mercredi 28 avril, dément. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Tongavelo Athanase, a déclaré qu’aucun des blessés n’est étudiant à l’université d’Antsiranana. Il admet cependant qu’il y a deux blessés dans un état critique car ils ont reçu des balles dans les membres inférieurs et supérieurs.
Craignant des émeutes sans doute, une délégation gouvernementale conduite par le vice président de la HAT, Patrick Mounibou, et le ministre de l’Enseignement supérieur est arrivé à Antsiranana pour appeler à l’apaisement et présenter les condoléances auprès des familles de l’étudiant décédé. Dans leur déclaration à la radio nationale, ces deux responsables n’ont pas manqué de dénoncer les manœuvres politiques politiciennes qu’ils croient trouver derrière ces mouvements ou ces malheureux événements. Le président de la Commission sécurité et défense de la HAT, Alain Ramaroson lui aussi, intervenant à la radio nationale n’a pu s’empêcher de pointer du doigt des manœuvres de déstabilisation dans ce qui se produit à Antsiranana. Il a lancé un appel au calme et à la paix sociale en ce moment crucial que traverse le pays.
Recueilli par Valis





