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mardi 24 octobre 2017
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Coopération

APE

Un autre « levier de développement » pour Madagascar

mardi 3 octobre | Ny Aina Rahaga

Le pays accueille et ce jusqu’à aujourd’hui la sixième réunion du comité APE (Accord de partenariat Economique) entre l’Union européenne (UE) et Madagascar -un comité qui facilite le dialogue entre l’UE et quelques pays signataires de la région Afrique australe, orientale et océan indien. Cette sixième réunion devrait déboucher sur l’amélioration de l’APE afin d’accroitre sa stabilité et sa permanence mais également sur la facilitation des échanges avec l’UE. A rappeler que l’APE renouvelé est entré en vigueur en 2012. Selon le ministre du commerce Chabani Nourdine, cet accord avec les améliorations qui y seront apportées devrait servir d’instrument pour le développement de la Grande ile, ou en d’autres termes devenir un autre levier de développement. Affirmant que depuis sa mise en place en 2012, l’APE a contribué à l’augmentation des exportations malgaches vers les pays de l’UE. Ces exportations sont passées d’une valeur de 499 millions d’euros en 2012 à 870 millions d’euros en 2016 avec comme principaux produits d’exportation le textile et le cacao. Le ministre du commerce de préciser toujours que 40% des exportations malgaches vont vers les pays de l’Union européenne contre seulement 20% des importations malgaches qui proviennent du vieux continent. Aussi selon ce dernier, la balance commerciale malgache serait excédentaire si l’on se réfère aux chiffres sur l’UE.

Efforts à déployer

Ce qui n’est malheureusement pas le cas. Le fait est simplement que les produits textiles malgaches sont destinés à y être exportés vu qu’il s’agit de produits de zones franches. Outre le cacao qui depuis toujours a été un des produits phares de la Grande ile. En ce qui concerne l’importation, la majorité des consommateurs malgaches ne peuvent pas encore se permettre de consommer des produits venant de l’UE de par leurs couts. Le pays se tourne plus vers des produits de moindre couts et de basse qualité en provenance de l’Asie, constatable dans le quotidien malgache. De grands efforts restent donc à faire afin de réaliser l’objectif que se fixe la partie malgache en ce qui concerne l’APE, à savoir en faire un autre levier de développement. Notamment vis-à-vis également des normes nécessaires et imposées par le marché européen. C’est en tout cas ce qu’a souligné l’ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar Antonio Sanchez-Benedito.

6 commentaires

Vos commentaires

  • 3 octobre à 09:05 | vohitsara (#8896)

    Ny olona matin’ ny pesta, ary i Rajao-HVM mba aiza ? Mialokaloka any Frantsa mandositra pesta ?

  • 3 octobre à 14:23 | Ibalitakely (#9342)

    Mais à propos de produits de zones franches les matières premières sont tout d’abord importées, puis travaillées avant d’être exportées par la suite, avec ou sans taxes. Pourtant, si par exemple avec les compétitions nationales d’avant 2009 de culture du riz, nous aurions dû en être actuellement parmi les exportateurs mondiaux. Il en est de même pour nos produits laitiers, nos tapis mohair d’Ampanihy, nos produits fruitiers & bcp d’autres choses. Mais comme on le dit svt nous avançons d’un pas pour reculer de deux pas. En passant quelque chose de rigolo, il fut un tps où les tenants du pouvoir voulaient exporter de l’eau de la région du Sud-Est vers les pays arabes !! Tsy ny mba hamokatra vao manondrana mihintsy fa tsssss.

  • 4 octobre à 10:25 | lysnorine (#9752)

    Sarotra inoana ihany fa hahadinika sy hahatakatra ny fivoasana sy fampitandremana ary tolo-kevitra aroson’ny lahatsoratra manaraka etsy aoriana ny mpitondra fanjaka sy mpanao fanjakana ambony ary ny avara-pahaizana amam-pahalalana miara-miasa aminy eto amintsika.

    Vavolombelona velona manamarina izany ny fanambaran’ny ministra miandraikitra ny Varotra hoe :

    « cet accord [de partenariat Economique-APE] avec les améliorations qui y seront apportées devrait servir d’INSTRUMENT POUR LE DÉVELOPPEMENTde la Grande ile »

    « LES HABITS NEUFS DU COLONIALISME : LES ACCORDS DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE ENTRE L’UE ET L’AFRIQUE »

    https://www.grain.org/fr/article/entries/5778-les-habits-neufs-du-colonialisme-les-accords-de-partenariat-economique-entre-l-ue-et-l-afrique
    GRAIN | 21 août 2017 |

    Andalan-tsoratra vitsivitsy notsoahana avy aminy hisarihana ny sain’ny mpamaky

    « Depuis 2002, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient un accord réciproque de libre-échange connu sous le nom d’accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE). Vendu comme la SOLUTION MIRACLE qui devait entraîner l’industrialisation et le DÉVELOPPEMENT des pays ACP, l’APE est en réalité d’une grande INJUSTICE et RELÈVE D’UN PROCÉDÉ COLONIAL .

    Même si on en parle peu, l’APE suscite une opposition constante de la part des pays ACP, en raison notamment de ses EFFETS DÉVASTATEURS SUR LES PETITS PRODUCTEURS. Les cas des pays africains présentés ici illustrent la manière dont les communautés se battent pour REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LEURS RESSOURCES ET EMPÊCHER LEURS MARCHÉS D’ÊTRE NOYÉS SOUS LES DENRÉES INDUSTRIELLES BON MARCHÉ en provenance de l’Europe, en les PROTÉGEANT en même temps de l’afflux des PESTICIDES et des ORGANISMES GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉS.

    “Une tonne de cacao coûte environ 1 300 dollars US, tandis qu’un véhicule 4x4 coûte aujourd’hui dans les 120 000 dollars. Il faut donc 92 tonnes de cacao pour obtenir un 4x4. Mais pour faire pousser une tonne, il faut au moins 8 hectares [20 acres] de terres. Au Ghana, le producteur de cacao moyen n’a qu’entre 0,8 et 1,2 ha [2-3acres] à sa disposition, ce qui veut dire qu’il lui faudrait plus de 500 ans pour produire suffisamment de cacao pour acheter un 4x4”
    John Opoku, avocat défenseur des droits humains et activiste (Ghana).

    Cette déclaration montre clairement les terribles conditions commerciales que doivent affronter tous les jours les Africains et les autres peuples des pays du Sud. Depuis des temps immémoriaux, les nations des pays du Sud ont été impliquées dans des ACCORDS COMMERCIAUX INJUSTES AVEC LE RESTE DU MONDE. La nature même du commerce qui résulte de ces accords et les AVANTAGES sont TOUJOURS UNILATÉRAUX . Les SOI-DISANT accords de LIBRE-ÉCHANGE (ALE) qui ne cessent de se multiplier sont particulièrement intéressants à observer à cet égard.
    (Hotohizana)

    • 4 octobre à 10:33 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      « LES HABITS NEUFS DU COLONIALISME : LES ACCORDS DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE ENTRE L’UE ET L’AFRIQUE » (2)

      https://www.grain.org/fr/article/entries/5778-les-habits-neufs-du-colonialisme-les-accords-de-partenariat-economique-entre-l-ue-et-l-afrique

      Depuis septembre 2002, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient les APE comme des ARRANGEMENTS COMMERCIAUX RÉCIPROQUES avec l’UE, dans le cadre de l’ACCORD DE COTONOU . Ces APE ont pour objectif d’ACCENTUER encore la LIBÉRALISATION DES SYSTÈMES ÉCONOMIQUES des anciennes COLONIES européennes. Cette tendance ne peut qu’avoir des CONSÉQUENCES PROFONDES POUR les PAYSANS, les PETITS PÊCHEURS, les MINEURS, les TRAVAILLEURS et les CONSOMMATEURS dans les régions concernées.

      Avant l’avènement des APE, les pays ACP avaient des ACCORDS COMMERCIAUX PRÉFÉRENTIELS avec l’UE. L’un de ces arrangements « Tout sauf les armes » (EBA en anglais) accordait aux Pays les moins avancés (PMA) un ACCÈS UNILATÉRAL NON RÉCIPROQUE aux marchés de l’UE, GARANTISSANT à ces pays une EXEMPTION DES TAXES et des QUOTAS pour accéder à l’UE. Malgré cette initiative, les pays ACP n’ont même que rarement réussi à remplir les quotas accordés sur les importations vers l’Europe dans le cadre de l’EBA. Ainsi, l’Ouganda dispose d’un quota de 5000 tonnes métriques pour le sucre, mais ses exportations vers l’UE n’ont jamais atteint ce chiffre, en partie à cause de la sévérité des règles d’origine européennes et des contraintes de capacités d’offre.

      Le principe invoqué par l’UE pour passer de l’EBA à l’accord de partenariat économique avec les pays ACP fut de dire que le COMMERCE PRÉFÉRENTIEL ne respectait pas les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). C’était une RUSE, car les DÉROGATIONS aux règles de l’OMC sont toujours POSSIBLES. L’idée était vraiment de POUSSER ENCORE PLUS LOIN LA LIBÉRALISATION dans les trois régions en question AU PROFIT DU CAPITAL EUROPÉEN (les EXPORTATEURS en premier lieu, et les INVESTISSEURS à plus long terme) en créant un marché mondial qui opérerait partout selon les mêmes règles. Les pays ACP étaient CENSÉS en retirer plus de croissance, plus d’emplois et de transfert de technologies.

      En fait, les promesses de l’APE NE DIFFÈRENT EN RIEN de celles que nous avons pu entendre et constater quand les PROGRAMMES D’AJUSTEMENT STRUCTUREL annonçaient un avenir radieux dont on connaît maintenant l’échec, mais dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui. Les unes comme les autres, CES PROMESSES SONT ANCRÉES DANS UN CADRE COLONIAL qui permet aux transnationales de l’UE et des pays du Nord d’EXTRAIRE DES MATIÈRES PREMIÈRES de ces pays, EN FIXANT LEURS PROPRES CONDITIONS. Comme tous les ALE, les APE doivent être analysés et compris comme une série d’événements étroitement liés qui sont négociés l’un après l’autre dans le SEUL BUT DE PARALYSER LES ÉCONOMIES ÉMERGENTES.[...]

      (hotohizana)

    • 4 octobre à 10:43 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      « LES HABITS NEUFS DU COLONIALISME : LES ACCORDS DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE ENTRE L’UE ET L’AFRIQUE » (3)
      https://www.grain.org/fr/article/entries/5778-les-habits-neufs-du-colonialisme-les-accords-de-partenariat-economique-entre-l-ue-et-l-afrique

      Les conséquences de l’APE pour l’ALIMENTATION et les AGRICULTEURS en Afrique.

      Depuis le départ, l’APE est enlisé dans les controverses. Certaines clauses inclues dans l’accord menacent en effet sérieusement les droits humains et FORCENT LA PRIVATISATION DE SECTEURS CRUCIAUX POUR LES ÉCONOMIES NATIONALES. [...] . Il est particulièrement intéressant ici de se pencher sur les EFFETS de l’APE sur l’agriculture africaine, notamment la PETITE AGRICULTURE , qui reste le PILIER de la majorité des économies africaines.

      Sur le continent africain, les PETITS AGRICULTEURS représentent 90 pour cent de toutes les fermes, alors qu’ils n’ont accès qu’à 15 pour cent des terres agricoles. Ce sont aussi les petits agriculteurs qui fournissent 90 pour cent des semences utilisées sur le continent africain et ASSURENT 80 pour cent de l’APPROVISIONNEMENT ALIMENTAIRE dans ces régions [...]

      On estime également que le secteur de la PÊCHE et de l’AQUACULTURE emploie quelques 13 millions de personnes en Afrique sub-saharienne. Le PASTORALISME garantit la subsistance de 50 millions de personnes dans le continent, dont 12 à 22 millions dans la Corne de l’Afrique. À côté de ces activités essentielles, le secteur des PLANTATIONS, dominé par le GRAND CAPITAL, produit des CULTURES D’EXPORTATION , telles que la banane, la canne à sucre, le cacao, l’ananas et le café. LIBÉRALISER le marché dans la CAE signifie que les produits venant de l’UE, avec leur prix bas ET LEURS SUBVENTIONS , peuvent INONDER la région et éventuellement RÉDUIRE À NÉANT LE SECTEUR INDUSTRIEL.

      Les PETITS AGRICULTEURS AFRICAINS produisent pour nourrir leurs communautés et leurs marchés locaux et N’ONT PAS LA CAPACITÉ DE PRODUIRE POUR L’EUROPE ; ils N’ONT d’ailleurs PAS DE VÉRITABLE INTÉRÊT À LE FAIRE. Les règles déséquilibrées du libre-échange permettent à l’UE un ACCÈS LUCRATIF AUX MARCHÉS AFRICAINS à travers l’EXPORTATION DE SES PRODUITS ALIMENTAIRES TRANSFORMÉS . À l’inverse, les pays africains sont réduits à un commerce beaucoup moins lucratif et moins durable, en exportant vers l’Europe des produits comme le café ou le coton.

      LIBÉRALISER LES MARCHÉ dans la CAE [Communauté de l’Afrique de l’Est] signifie que les PRODUITS venant de l’UE, avec leur prix bas et leurs SUBVENTIONS, peuvent INONDER la région et éventuellement RÉDUIRE À NÉANT LE SECTEUR INDUSTRIEL.

      Ces pays ont donc BEAUCOUP À PERDRE EN ACCEPTANT UN APE avec l’Europe qui permettrait aux denrées européennes de remplacer les leurs et OUVRIRAIENT LA PORTE aux entreprises européennes pour établir PLUS DE PLANTATIONS, de FERMES PISCICOLES et AUTRES EXPLOITATIONS AGRICOLES DESTINÉES À L’EXPORTATION , AVEC TOUTES LES CONSÉQUENCES que cela suppose pour l’ACCÈS à la TERRE, à l’EAU, aux semences et aux marchés. [...]

      Les négociations concernant l’APE étaient censées PROMOUVOIR LA LIBÉRALISATION des économies africaines, tout en favorisant l’accès des entreprises européennes aux marchés africains. De ce fait, les pays africains, comme beaucoup de pays ACP, ont été OBLIGÉS D’OUVRIR progressivement LEUR MARCHÉ AUX PRODUITS EUROPÉENS .
      (Hofaranana)

    • 4 octobre à 10:57 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      « LES HABITS NEUFS DU COLONIALISME : LES ACCORDS DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE ENTRE L’UE ET L’AFRIQUE » (4)
      https://www.grain.org/fr/article/entries/5778-les-habits-neufs-du-colonialisme-les-accords-de-partenariat-economique-entre-l-ue-et-l-afrique

      LA COLONISATION DES MARCHÉS AGRICOLES EN AFRIQUE

      Certains pays de l’UE font aussi partie de la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition du G7 (NASAN), qui soutient directement l’EXPANSION EN AFRIQUE DE L’AGROBUSINESS, comme BAYER et UNILEVER . Par extension, ces pays participent au programme qui consiste à OUVRIR à l’UE l’ACCÈS AUX MARCHÉS AFRICAINS pour pouvoir y VENDRE leurs PESTICIDES, leurs SEMENCES TRANSGÉNIQUES, et leurs ALIMENTS TRANSFORMÉS bon marché.

      En outre, les COMPAGNIES SEMENCIÈRES sont face à des marchés saturés en Amérique du Nord, en Europe et au Japon. Elles exercent des pressions de plus en plus fortes sur l’Afrique pour la forcer à ouvrir ses marchés à leurs produits. Ainsi le président de SYNGENTA , Ren Jianxin, entend doubler la taille de Syngenta d’ici les 5 à 10 prochaines années. Jianxin a déjà fait savoir que cette expansion aurait lieu principalement en Inde et dans les pays africains.

      Un tel contexte rend les pays africains plus VULNÉRABLES à de nombreux produits dont ils ne veulent pas, notamment INTRODUCTION D’ORGANISMES GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉS (OGM). [RENFORCÉE PAR LA CORRUPTIBILITÉ DES RESPONSABLES DE L’AGRICULTURE !] [...]

      Dans nombre de pays, la promotion des aliments GM est brandie comme une panacée pour la SÉCURITÉ ALIMENTAIRE. [...]

      Dans le cadre de l’APE, les pays doivent RÉDUIRE LARGEMENT leurs tarifs douaniers. [...]

      Les PRODUITS LAITIERS sont l’un des produits LES PLUS SENSIBLES , car l’Afrique s’approvisionne auprès de petits producteurs qui NE PEUVENT PAS FAIRE FACE à la concurrence de l’AGROBUSINESS européenne et de ses SUBVENTIONS. [...]

      Les PÊCHERIES sont aussi un des secteurs MENACÉS par l’APE dans les pays africains. Les tarifs relatifs au commerce des produits de la pêche sont clairement conçus pour PROTÉGER LES TRANSFORMATEURS DE POISSON BASÉS EN EUROPE et leur assurer un maximum de flexibilité pour SE PROCURER LE POISSON AUX PRIX LE PLUS BAS POSSIBLE SUR LES MARCHÉS AFRICAINS. À cause de l’écart énorme entre les tarifs pour les produits transformés et les produits non transformés quand il s’agit d’accéder aux marchés européens, les PÊCHERIES AFRICAINES SONT OBLIGÉES D,EXPORTER DU POISSON NON TRANSFORMÉ À BAS PRIX , alors que les CONSERVES DE POISSON en provenance de l’UE ENVAHISSENT LES MARCHÉS LOCAUX.

      La LIBRALISATION du secteur de la PÊCHE n’amène AUCUN AVANTAGE aux petits pêcheurs. Bien au contraire, on constate que localement, de plus en plus de gens NE PEUVENT SE PERMETTRE DE MANGER DU POISSON . [...]

      Un accord pour DONNER PLUS DE DROITS AUX INVESTISSEURS ÉTRANGERS

      On ne sait pas vraiment jusqu’où ira l’UE pour exiger la LIBÉRALISATION DES RÈGLES D’INVESTISSEMENT dont profitent les entreprises européennes dans ce genre d’accord dans d’autres régions. On pense notamment au fameux mécanisme de RÈGLEMENT DES DIFFÉRENDS entre investisseurs et États (RDIE, ou ISDS en anglais). L’ISDS est un procédé qui appartient aux accords d’investissement internationaux : il permet aux investisseurs d’un pays de porter plainte auprès d’un TRIBUNAL D’ARBITRAGE contre un pays dans lequel ils ont investi, s’ils pensent que les règles exposées dans l’accord ont été violées. [...]

      L’un des principaux sujets d’inquiétude est la TERRE . En effet les ALE ont tendance à promouvoir le concept du « TRAITEMENT NATIONAL », c’est-à-dire que les investisseurs étrangers doivent être traités de la même manière que les investisseurs nationaux. Si les États africains ne prennent pas clairement position sur ce point, les APE risquent de DÉCLARER ILLÉGALE TOUTE MESURE RESTREIGNANT L’ACCÈS DES ÉTRANGERS AUX TERRES AGRICOLES.

      De plus, les RÈGLES DE LIBÉRALISATION SUR L’INVESTISSEMENT garantiront que l’EXPANSION en Afrique de l’AGROBUSINESS européenne – de NESTLÉ et DANONE à CARREFOUR – leur rapporte de juteux profits. [...]

      Parallèlement, la CAPACITÉ des agriculteurs à PRODUIRE LA NOURRITURE nécessaire à leurs communautés et leurs marchés locaux se trouve COMPROMISE , ce qui met également à mal la SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE. La PRÉDOMINANCE DES CULTURES COMMERCIALES DESTINÉES À L’EXPORTATION est l’un des SIGNES que, 50 à 60 ans après l’indépendance de nombreux pays d’Afrique, l’EXPLOITATION COLONIALE RESTE UNE RÉALITÉ BIEN VIVANTE .[...]

      C’est le moment de REMETTRE EN QUESTION TOUT LE PROGRAMME des ALE africains. Le moment est venu pour les groupes de faire lutte commune pour arracher un nouvel accord. Pour les pays africains, il est temps de DONNER LEUR PRIORITÉ À LEURS CITOYENS ET À LEURS BESOINS, AVANT DE NÉGOCIER ET DE SIGNER DES ALE.

      Fehin-teny. Sarotra inona fa hisy antoko na mpanao pôlitika Malagasy na kandidà hirotsaka ho Filoham-panjakana ka handroso pôlitika tahaka izany !

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