Vers 10 heures du matin, ce mercredi 7 décembre 2011, la tour de contrôle de l’aéroport d’Ivato a détecté la présence d’un avion en provenance d’Afrique du Sud dans l’espace aérien malgache. Il s’agissait d’un avion ordinaire, mais son commandant de bord n’avait décliné ni son identité, ni l’identité de ses passagers, ni l’objet de leur entrée sur le territoire national malgache. Ce qui a alerté la Police des frontières, les éléments de la Gendarmerie nationale, et l’État-major mixte opérationnel national (EMMONat).
L’avion en provenance d’Afrique du sud a atterri à Ivato vers 10 heures 45. Mais son commandant de bord n’est pas encore identifié auprès de la tour de contrôle. Alors, les forces de l’ordre ont brandi leurs armes, obligeant les passagers de l’avion à décliner leur identité. Après quelques échanges d’informations, il s’est avéré que l’avion appartient au président sud Africain, Jacob Zuma. À bord de l’aéronef, il y avait 9 passagers en plus des deux pilotes. Les passagers sont des millionnaires sud-africains qui voulaient se rendre à Toamasina pour faire du tourisme.
Les passagers de l’avion ont affirmé avoir déjà averti l’Aviation civile de Madagascar (ACM) de leur atterrissage à l’aéroport d’Ivato. Mais selon le commandant de la Circonscription inter-régionale de la Gendarmerie nationale (CIRGN) Antananarivo, le général Richard Ravalomanana, l’avertissement de l’ACM ne dispensait pas le commandant de l’aéronef de son obligation de s’identifier auprès de la tour de contrôle.
Le déploiement de 5 voitures 4X4, de 2 camions plein de militaires, polices et gendarmes, sans oublier la mise en place d’un dispositif antiaérien, n’ont finalement servi à rien car c’était une fausse alerte ; l’avion de Jacob Zoma a redécollé de l’aéroport d’Ivato pour rejoindre Toamasina.
Derrière cette alerte à l’aéroport d’Ivato, il y avait surtout une crainte d’un retour de l’ancien président Marc Ravalomanana. L’avion venait d’Afrique du sud et se trouvait être une propriété de Jacob Zuma. Mais pour le général Richard Ravalomanana, la leçon à tirer est la rapidité des forces de l’ordre en cas de violation de l’espace aérien de Madagascar.




