De plus en plus d’intellectuels montent aujourd’hui au créneau. Après le Cercle des économistes, voici l’Union nationale des intellectuels pour le renouveau (UNIR) qui partage ses points de vue et sa perception de la vie nationale pour sortir le pays de la crise. Sans doute tous ces intellectuels sont d’avis à reconnaître que seule la voie et la voix des urnes peuvent mettre fin à la crise.
Pour les membres de l’UNIR, ces élections doivent être transparentes et libres pour être crédibles et acceptées par tous. Dans cette optique toutefois, UNIR souhaite que Andry Rajoelina mette d’abord en place un gouvernement d’ouverture ou d’union (iombonana) ; pour dire que l’actuel gouvernement ne donne pas l’impression d’un gouvernement qui soit l’expression de cette union de toutes les parties en conflit ou du moins des grandes tendances politiques et de toutes les forces vives.
À entendre le président de l’UNIR, Rochel Andriambelomiadana, la mise sur pied de ce gouvernement d’union qui inclut les forces politiques en conflit est importante car c’est ce gouvernement d’union qui va créer le Conseil national électoral indépendant (CENI).
Le CENI sera composé uniquement de membres issus de la société civile et il sera la garantie de la sincérité et de la crédibilité des élections qui seront organisées. Il validera si l’on a bien compris, le Code électoral et conduira de bout en bout les élections.
UNIR propose un calendrier électoral qui s’achèvera au plus tard au mois de novembre 2010 par les élections présidentielles. Mais en premier lieu, il suggère qu’un Comité d’experts élabore après consultations des diverses entités concernées, le projet de Constitution qui sera soumis à référendum. Le référendum constitutionnel achevé, on procèderait aux élections législatives.
Recueilli par Valis





