Le conseil des ministres de ce jeudi 1er décembre a adopté le projet de loi des finances 2012 pour le soumettre à l’appréciation du Parlement dans les tous prochains jours.
Selon le communiqué de la Direction de la communication auprès de la Présidence de la HAT, ce projet traduit la volonté du gouvernement d’union nationale de transition d’assurer une politique de continuité visant principalement à une plus grande stabilité économique ainsi qu’à la poursuite de la mise en place progressive de la IVème République par la tenue des différentes élections. Le projet observe dans les finances publiques la politique d’austérité déjà recommandée dans les précédentes lois des finances. D’autant plus que, selon toujours les tenants du pouvoir, les financements extérieurs ne seront escomptés qu’après une meilleure visibilité de ces financements avec les Bailleurs de fonds. De ce fait, les dépenses publiques seront allouées uniquement suivant les ressources disponibles et reflèteront les objectifs du gouvernement en matière d’organisation des élections, de priorisation des activités à caractère social touchant le domaine de la santé, de l’éducation et de la sécurité alimentaire, de la sécurité des biens et des personnes, tout en appuyant davantage les secteurs de l’énergie et la production agricole ainsi que l’assurance du bon fonctionnement de l’Administration.
La relance du secteur privé, notamment au niveau du tourisme et des grandes entreprises, sera attendue pour soutenir les efforts d’investissements du secteur public afin de maintenir l’équilibre macroéconomique pour une croissance effective.
En tout cas, le projet est très ambitieux alors que le taux de croissance en 2011 ne devrait être que de 0,7% contre une prévision initiale de 2,8%. Le taux de pression fiscale en 2011 est évalué à 10,9%. La Banque centrale poursuit sa politique de prudence en termes de politique monétaire et a conservé son taux directeur à 9,5%. Malgré une légère fluctuation par rapport aux devises de référence, l’Ariary s’est maintenu ferme au cours du premier semestre de 2011.
Ainsi, le gouvernement qui ne tarit pas d’espoirs, prévoit pour 2012 une croissance économique estimée à 2%. La dépense publique, régie par la politique d’austérité, annoncerait un fléchissement de 13,4% en 2012 par rapport à la Loi de Finances 2011. Les dépenses publiques totales pour l’exercice 2012 sont positionnées à hauteur maximum de 2 822,9 milliards d’Ariary. En matière d’inflation, la variation de l’indice des prix à la consommation (IPC) passerait de 10,5% à 7,7% sur période moyenne en 2012.
Recueilli par Valis




