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dimanche 4 décembre 2016
Antananarivo | 15h15
 

Société

Vie quotidienne

Traversées dangereuses !

lundi 25 avril | Yvan Andriamanga

S’il y a une culture qui manque à la société malgache c’est la culture d’entretien. En effet, construire suffit ! Construire des chaussées, des trottoirs, des écoles, des urinoirs et des douches publiques… Tout cela, c’est très bien mais encore, il faudrait les entretenir. Les infrastructures non maintenus peuvent avoir de très fâcheuses conséquences. Il y a par exemple le petit pont reliant Poste 67ha et Ambodin’Isotry, juste en face de l’arrêt bus, plusieurs de ses planches lui ont été arrachés, il y a de cela une semaine et aucune réparation n’a encore été effectué. Selon les habitants, ce genre de chose arrive fréquemment : les planches sont, soit volés par des gens dans le but de s’en servir pour allumer le charbon en cuisine, soit pourris pas les intempéries et les insectes, soit ont cédé sous le poids d’une personne assez lourde. Puis, pour éviter que des gens ne tombent dans le courant d’eau très sale, les habitants installent une planche assez longue afin que chacun puisse prendre appui dessus pour passer de l’autre côté du fossé que la disparition des planches ont créé, en attendant que les responsables fassent réparer le pont, ce qui arrive rarement en moins de deux semaines. Ce qui inquiète le plus les riverains, ce sont bien sûr les enfants qui doivent y passer pour aller à l’école mais également pour rentrer. Certes, on peut très bien éviter de passer le pont si on a le temps de faire le long détour qui le permet. La question c’est donc, doit-on attendre que des accidents surviennent avant de se mettre dans la tête que l’entretien est nécessaire ? Attendre que des voitures restent coincées dans les « lavaka » avant de réparer les chaussé, donc attendre que des gens tombent dans l’eau avant de réparer les ponts ?

9 commentaires

Vos commentaires

  • 25 avril à 10:03 | Gérard (#7761)

    dans un article voisin on nous dit :

    «  »la plupart du temps, quand on parle de location et de bas quartier à Antananarivo, on pense souvent à la prostitution «  »

    regardez l’état de ce trottoir, imaginez le budget « escarpins » que l’on détruit en un instant sur un tel lieu de travail, et vous comprendrez le succès des fessebook et autres tongasoa dans notre « ile heureuse »

    • 25 avril à 11:15 | Bena (#494) répond à Gérard

      à mada, si vous détruisez un poteau ou un pont avec votre voiture. c’est seulement vous et la voiture que vous devez réparer. le reste ne vous regarde pas. alors que la rambarde d’un pont coûte plusieurs millions. c’est à la charge de la société. pareil pour les panneaux de signalisation détruits, les trottoirs qu’on casse pour avoir un accès privilégié chez soi.
      allons former une sorte d’escadron de la mort pour régler tout ça à « l’amiable ».

    • 25 avril à 14:13 | Gérard (#7761) répond à Bena

      bof !

      moi je dis seulement qu’avec des trottoirs pareils on peut pas exercer honnetement son métier de prostituée

    • 26 avril à 00:27 | jules (#2904) répond à Gérard

      Cépanou ,cé la fote aus vazahas...
      Nous on est fiers d’etre des gasys...
      Cépanou les pourris, célévazahas qui nous coromptent...
      Mourez de faim ,mais ne faites pas mourir les autres de rire.

  • 25 avril à 10:29 | Turping (#1235)

    Oui Yvan , c’est bien cette culture qu’il fallait changer depuis l’indépendance octroyée sous dépendance avec la mentalité y afférente .
    - Souvent ,on nous montre la partie émergée de l’iceberg .L’entretien des routes ne s’arrête pas uniquement à des bouches trous mais aussi sur les canalisations en changeant les tuyaux vétustes pour que les eaux pluviales ne stagnent ,sinon peine perdue car le rafistolage ne tient pas longtemps .
    - Ce manquement s’illustre bien sur la façon de faire la politique en se remplissant les poches d’abord ,puis expédier le reste de l’appât du gain mal acquis après avoir construit des villas ,achat des 4X4,...
    - L’absence d’une vraie politique de décentralisation financière ,le pouvoir de l’absolutisme ,copinage ne génère qu’un appauvrissement perpétuel du chacun pour soi .Le contre exemple ,ce qui se passe dans les pays développés où les collectivités territoriales ,les régions ont un budget adéquat pour financer quotidiennement les entretiens .C’est nous c’est la politique à géométrie variable en s’asseyant sur le peuple .Les valeurs communes pour les intérêts communs ,ce ne sera pas pour demain,hélas !

    • 25 avril à 10:37 | Turping (#1235) répond à Turping

      Lire : chez nous au lieu de c’est nous « non sens » ,m’excusez !

    • 25 avril à 15:39 | Cylab (#9448) répond à Turping

      J’ai bien peur chez nous que la décentralisation n’accentue un peu plus la corruption. Le transfert des compétences mettrait un peu plus de corrupteur actif sur le marché. Ce qui augmenterait un peu plus pour les contribuables les divers travaux d’entretien et de maintenance (dans notre cas) ou qui rendra la durée de vie des ouvrages réparées plus courtes.
      Pour répondre à la question d’Yvan. Ne pas attendre que la chaussée se dégrade, que la planche du pont craque, que quelqu’un tombe dans l’eau faute de rambarde ... diagnostiquer, prévoir, planifier des travaux ou entretiens... sur plusieurs années, les budgétiser, effectuer les travaux et faire auditer par les riverains (appuyés de techniciens) que les travaux ont été fait dans les règles de l’art. Bref transparence budgétaire, responsabilisation des riverains et autres que j’aurai oublié serai un premier pas pour faire participer tout ce bas monde vers de plus hautes aspirations.

    • 25 avril à 16:05 | Turping (#1235) répond à Cylab

      Cylab,
      - Vous avez raison d’avoir évoqué votre peur si la décentralisation n’accentue pas la corruption .
      - C’est une hypothèse tout à fait plausible si on ne change pas structurellement le mode de gouvernance et la façon de décentraliser le système qui s’accompagne avec le changement de mentalité .
      - Cette décentralisation ne peut avoir lieu sans le changement structurel pour le fonctionnement étatique et aussi de toutes les communes .
      - Donner l’autonomie aux commune demande une nouvelle structure ,d’un défi commensurel à ce que tout le monde puisse travailler ensemble avec transparence ,surveillance du budget et les modes de fonctionnement .Ceci sous entend ,le maire d’un fokontany n’est pas le seul à prendre une décision .Et un des moyens pour combattre la corruption et le détournement .Chaque commune devrait avoir son propre budget en commençant par les collectes d’impôt ,de redevance ordure,etc.... La problématique de base c’est la centralisation du pouvoir étatique en ayant l’impression que ce dernier allait résoudre tous les problèmes locaux dans chaque commune ,la vie locale ,....Tout cela demande aussi un certain changement de mentalité en faisant autrement la politique avec la lutte menée concernant la vie citoyenne ,l’émancipation ,etc....

    • 25 avril à 16:08 | Turping (#1235) répond à Turping

      Lire ; aux communes

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