Dans un communiqué en date de ce mercredi 13 décembre 2011, l’ambassade des États-Unis à Madagascar note avec regret des articles de presse sur des commentaires qu’auraient fait des membres de la Haute Autorité de la Transition (HAT), suggérant que les Etats-Unis entendraient augmenter leur assistance à l’endroit de Madagascar. Selon Andranomena, « ces commentaires, s’ils étaient réels, ont été faits sans une quelconque consultation avec le gouvernement américain et ne reflète pas avec précision la politique et les plans actuellement mis en œuvre par les États-Unis ; les États-Unis n’ont pas promis d’augmenter leur assistance suite aux accords politiques récemment conclus ».
Pour ce qui est de la crise politique actuelle, selon Andranomena, « les États-Unis maintiennent leur engagement à soutenir la SADC pour trouver une solution politique que la majorité des principales parties prenantes Malagasy et la communauté internationale, dans son ensemble, peuvent soutenir ». « Toute spéculation sur une assistance supplémentaire est prématurée » souligne l’ambassade des États-Unis tout en précisant que « tout changement effectif concernant les programmes d’assistance du gouvernement américain ainsi que les niveaux de soutien seront communiqués par le gouvernement américain » ; et cela au moment où de tels changements surviendraient. Il en sera de même pour les décisions sur une reconnaissance du gouvernement, l’application ou la levée de sanctions, et l’allocation ou la suspension des fonds d’assistance.
« Ce sont des décisions souveraines qui doivent être prises individuellement par chaque pays ou organisation internationale » souligne Andranomena. Ce dernier affirme vouloir continuer à œuvrer activement avec ses partenaires internationaux pour promouvoir le progrès vers des élections internationalement acceptables et le retour vers le régime constitutionnel à Madagascar.
« Le réexamen de la reprise des programmes d’assistance non-humanitaire et autres n’aura lieu qu’après constat de la mise en place d’un gouvernement légitime, élu démocratiquement et qui respecte les droits de l’homme et l’état de droit » affirme toujours l’ambassade.
En attendant, « l’engagement des États-Unis envers le peuple Malagasy est inébranlable » affirme l’’Ambassade, qui souligne que les États-Unis constituent toujours le plus grand bailleur bilatéral de Madagascar ; et qui relève que depuis le changement de régime en 2009, les États-Unis ont augmenté leur aide humanitaire pour Madagascar. Le montant des programmes de l’USAID visant à combattre la faim et les maladies, comme paludisme et pneumonie, a dépassé en 2011 les 144 milliards d’Ariary ou 72 millions de dollars.
Recueilli par Rakotoarilala Ninaivo




