Le contraire aurait surpris. Ils étaient tous là, cet après-midi du lundi 30 novembre 2009 au Carlton. Ce sont les chefs de Région qui, après les ministres et les diverses composantes de la mouvance Andry Rajoelina, ont fait appel à la presse pour exprimer leur attachement au président Andry Rajoelina, à son gouvernement et aux structures qu’il a mis en place. C’était à peine si ces chefs de régions n’ont pas dit qu’il faut les maintenir à leur poste. En tout cas, les louanges à l’endroit de Andry Rajpoelina ont transpiré de partout.
En effet, que signifient tous ces remerciements à effusion pour le changement apporté depuis l’avènement du pouvoir Rajoelina ? Mais quel réel changement quand les hommes politiques des deux bords, selon qu’ils soient de la Haute Autorité de transition (HAT) ou de la mouvance Marc Ravalomanana - qui plus est co-président et président d’une institution par exemple, sont traités aussi différemment quand bien même on sait que derrière les soit-disant missions officielles, chacun organise des réunions politiques. De quel changement veut-on parler ?
Veut-on instaurer dès à présent la démocratie ou non quand les chefs de région déclarent interdire dorénavant toutes manifestations aux « opposants » sans le terme ? N’est-ce pas ce que le chef de région de l’Imamo a déclaré parce que d’après lui, ces individus ne cherchent qu’à nuire au président Andry Rajoelina et à empêcher de parvenir aux objectifs fixés par ce dernier ?
En tout cas, nommé par Andry Rajoelina, ces chefs de région ne semblent avoir d’yeux que pour lui. Un chef de région de la partie Est du pays a même fait savoir, qu’il ne veut pas de Joachim Chissano, ni du GIC car ils ont imposé la cohabitation à quatre. Pour ce chef de région, il n’y a que Andry Rajoelina qui soit le chef. « Partage égale, non dit-il ; équitable, oui ». Mais de quelle équité parle-t-il quand tout de suite après il proclame que seul Andry Rajoelina décide.
Recueilli par Bill





