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mercredi 20 septembre 2017
Antananarivo | 12h12
 

Société

Insécurité

Terrorisme des dahalo toute l’année

lundi 21 août | Yvan Andriamanga

Une horde de 80 dahalo a attaqué une caravane de taxi-brousse sur la RN7 qui relie la capitale à la partie sud du pays ; l’attaque est survenue dans les environs du Camp Robin dans la nuit du 19 août dernier. Les gendarmes qui ont accompagné la caravane ont tiré et même utilisé des grenades offensives, ce qui ont fait fuir les dahalo. La Gendarmerie informe que tous les passagers sont sains et sauf et qu’aucune perte quelconque n’a été déplorée. Cette attaque de dahalo évitée de justesse a été saluée par beaucoup. Malheureusement, ce genre de cas est encore minoritaire. La plupart du temps, population et gendarmerie sont impuissantes devant des hordes de dahalo qui volent, pillent et terrorisent partout, en ville comme en brousse. Les agents opérant pour le compte de l’Etat ou des projets dans les zones rurales sont complètement déboussolés face à l’importance de l’insécurité très alarmante qui y sévit. Les agents travaillant pour le compte de l’Institut national de la statistique dans le cadre du recensement national par exemple sont affolés face à l’insécurité dans les zones notamment où ils doivent travailler. Heureusement que les dahalo à la recherche de zébus les ont encore épargné. Mais les gendarmes sur place leur ont conseillé de ne travailler que le matin et de ne plus bouger dès le début de l’après midi car les dahalo commencent tôt. Dans les contrées loin des centres villes, les gendarmes attaqués plus ou moins régulièrement par les dahalo se terrent dès le début de l’après midi. Et quand le fokonolona s’applique à la vindicte populaire, certains éléments de forces de l’ordre préfèrent aussi se mettre derrière le fokonolona pour ne pas subir la colère populaire. A quoi servent donc toutes ces réunions sur la réforme sécuritaire qui engloutit l’argent public ?

14 commentaires

Vos commentaires

  • 21 août à 11:00 | Jipo (#4988)

    Bonjour .
    Et pas un dahalo attrapé ???

    • 21 août à 11:23 | Mandinika (#2986) répond à Jipo

      Ny fandraisana anjara no zava-dehibe fa tsy ny vokatra !
      C’est la participation qui est importante mais pas les résultats !

  • 21 août à 11:27 | Mandinika (#2986)

    C’est un peu étonnant qu’aucun dahalo est touché ni par les balles, ni par les grenades offensives...

    • 21 août à 11:43 | Jipo (#4988) répond à Mandinika

      Maintenant que je sais que les gendarmes sont payés pour se terrer la moitié du temps, je propose un salaire divisé par 2, pour qu’ ils soient payés à leur juste mérite .
      Conseiller aux gens de ne travailler que le matin sachant que les dahalo se « lèvent tôt » donc travaillent également le matin est une proposition des plus judicieuse, afin que la population puisse rencontrer ses dahalo & nouer des liens de bon voisinage, & cultivent le syndrome de stockholm le plus rapidement possible, devant l’ aveu (qui mérite inauguration) de l’ impuissance de nos valeureux gens & hommes d’ armes , payés pour faire respecter la loi et protéger leurs compatriotes, assurer l’ insécurité en quelque sorte , ce qui est un succès incontestable, qu’ on ne peut leur enlever ...

    • 21 août à 11:50 | Gérard (#7761) répond à Mandinika

      «  »C’est un peu étonnant qu’aucun dahalo est touché ni par les balles, ni par les grenades offensives..«  »

      faut pas tirer sur les collègues

  • 21 août à 11:43 | tanguy37 (#7699)

    prenez en 3 ou 4 et pendez les sur place !!!vous aller voir le resultat immediatement !!!
    MAIS POUR ça ,il faut avoir des C.....

  • 21 août à 12:08 | betoko (#413)

    Cela m’attriste , mais nous sommes encore à l’époque des KOFF BOY (Western Américain du 19 éme siècle ) avec les blancs et les Indiens aux USA qui s’entre-tuent , mais chez nous il y a toujours les bons les brutes et les truands partout
    L’année dernière la chaîne ARTE avait fait un reportage sur les Dahalo du Sud de Madagascar , leur journaliste a pu interviewer un jeune Dahalo d’une vingtaine d’année avec le visage caché , qui disait que s’il est devenu un Dahalo c’est que l’état ne s’occupe guerre de leur avenir et que toute l’année , ils ne mangent que du manioc ,
    Peut être qu’il a raison , peut être que non , mais voler des centaines de zébus est plus lucratif

    • 21 août à 13:29 | vatomena (#8391) répond à betoko

      Ps : le jeune ,le précoce dahalo déclarait aussi que s’il était devenu dahalo c’était parceque son père avait été tué par des dahalo !!Il s’était retrouvé seul et sans ressources .
      Désormais ils seront tous Dahalo de père en fils .

  • 21 août à 13:26 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum
    On se contente depuis le présent régime des solutions tip top au lieu de prendre les taureaux par leurs cornes en ratissant les villages avoisinants car ces coupeurs de route n’habitent pas loin de leurs zones d’ opérations et il faut renforcer les autorités de proximité dans tous les domaines pour sécuriser notre route nationales.

  • 21 août à 14:11 | kartell (#8302)

    Ces dalaho sont-ils de simples bandits de grands chemins, décrits par les médias et le pouvoir ?….
    Ou, ne seraient-ils pas devenus ces nouveaux donneurs d’alerte, sauce paysanne et malagasy, vis à vis d’une autorité de l’état, en décomposition avancée ?….
    Le culturel d’hier n’a-t-il pas servi de base de départ de ce nouveau« banditisme » rural ?….
    La contestation d’une autorité policière issue d’un état centralisé par une délinquance de province, ne vient-elle pas bousculer une unité fissurée d’un état, fiévreux ?….
    Devant les premières difficultés d’unité, le pouvoir poursuit son échec continuel face au développement et la hardiesse grandissante de ces dahalo, « morts la faim » !…
    L’insolente permanence affichée par le pouvoir, depuis des décennies, a nié les problèmes, à botter en touche ou à étouffer dans l’oeuf, systématiquement, atteint, ici, son extrême limite dans un constat d’amplification voir d’enkystage du phénomène profitant à plein de ce laisser-aller constant qui sert et fait progresser vigoureusement, cette « rebellion » de province ….
    Au-delà, de la réponse de façade, officielle, a dénoncé ce fait de société, comme issu exclusivement un acte de délinquance, le pouvoir s’enferme dans ses propres contradictions en niant une possibilité d’une autre cause qui, si elle était officiellement évoquée, mettrait en difficulté la conception actuelle du pouvoir !…
    Les dalaho, désignés à la vindicte populaire, en cacheraient-ils d’autres, qui, eux, officient à la lumière du jour et à celle d’une démocratie de mercantis ?…..

  • 21 août à 14:27 | Ibalitakely (#9342)

    Azon’ny mpitandro filaminana tsara ange ohatra ny manao hoe fiara fitanterana roa na telo tohy itony fa miaramila manao fanamiana sivily & mitondra fitaovam-piadiana [indrindra ka efa misy vehivavy ny foloalindahy] dia mba mifampitady any « kalongany ». Tahaka ny velaram-pandrika rehetra izany.

  • 21 août à 16:16 | Ibalitakely (#9342)

    Fa mandeha an-gazety izao hoe ny feo fa ny sefo fkt eto Antananarivo izao manao fitetezana tokantrano mizara ttsy hidirana ho hvm. Efa t@ fifidianana farany rehetra teo ange no fantatra fa nanjakan’ny kandidam-panjakana & nahalany ireo mapar-hvm ireo. Raha mpanao gazety & vahoaka tonga saina tsy tokony ho azony amin’izany intsony ... raha tsy hoe olona tia mampijaly tena angaha ny Malagasy !!

  • 22 août à 09:33 | dafily (#9983)

    Ce que dénonce kartell est des plus exact. Et nous avons ce pouvoir qui n’en est pas un, incapable face au phénomènes de banditisme quels qu’ils soient. Souffrons de ne pouvoir changer cet état de fait qui dure et qui nous « tue » à petit feu.

    Le phénomène dahalo fait partie aujourd’hui du paysage malagasy, rite d’antan devenu moyen d’aujourd’hui pour vivre : « culture malagasy » dans ce paysage dévasté de notre déchéance ? J’étais amené pendant un certain temps à observer le phénomène dans la région Mandoto-Miandrivazo-Malaimbandy, et en dehors de son aspect vil et cruel, j’ai essayé de comprendre. Sans s’insérer dans leur société, on ne peut qu’avoir un avis sommaire et incomplet du phénomène : l’essence même serait une certaine forme d’affirmation dont le machisme violent serait le moyen de le montrer, héritage de traditions lointaines déjà induites par un mode vie « à la dure » dans la brousse impitoyable. La dérive contemporaine n’est que le résultat non seulement d’une société anachronique, inégalitaire et injuste, mais aussi d’un manque de repères des « oubliés » de ce sud « sauvage » (ne criez pas, ce n’est pas péjoratif ici) qui ne se sont jamais sentis associés à la marche en avant du pays (il est vrai aussi, qu’ils ne sont pas les seuls !)

    Il faut nous remémorer les années de nos duélistes de l’époque : l’amiral vs le timonier du sud le grand Monja Jaona. Cet inflexible leader du sud du pays, qui n’a eu de cesse de toujours contrebalancer la pesanteur du pouvoir radidien de cette époque, en brandissant s’il le fallait la menace d’un soulèvement facile des hommes de sa région et de la périphérie en cas d’inégalité de traitement de la part de ce pouvoir centraliste. N’oublions pas non plus les répressions subies par ces populations pendant longtemps, et par tous les tenants du pouvoir de l’époque quels qu’ils soient (cela remonte aux colonies). Les dahalos sont devenus des acteurs facilement manipulables depuis cette époque (une bonne partie en tout cas), ils trouvaient là un terrain et une importance dans le théâtre de la vie dans cette partie de l’ile. En sapant l’autorité en place par des actes apparentés à de la guerilla, et en se payant sur la bête au passage, ces bandits ont profité de la déliquescence de nos « élites » militaires trop occupées à se savoir incontournables dans la tenue du pouvoir en place, pour vivre « facilement » au dépens du peuple. Ne jetons surtout pas la pierre aux hommes de terrain qui affrontent et tentent de combattre le « système dahalo ». L’incapacité et l’immobilisme vient de plus haut, pire les cas de complicités sont légion, quand on vous dis que « mon pays va mal » !

    Je terminerai aussi par ce qui est le plus grave : la complicité de certaines de nos élites s’il elle est établie est l’aspect le moins grave car l’organisation même du phénomène de vols de boeufs à grande échelle est au mains de nos « élites » politico-militaires. Je me souviens encore de ce gradé en 2008 qui bien éméché ce soir-là, en a oublié son rang et sa position puis à pousser sa fanfaronnade jusqu’à citer ses comparses au sein de la grande muette, les élus véreux et quelques commanditaires participant à ce « commerce », c’était édifiant de « vérité » même si l’alcool peut amener à divaguer. Ne dit-on pas que certaines vérités se trouvent au fond du verre ? De toutes façons, certains bouchers ayant pignon sur rue, savant de quoi il en retourne s’ils nous lisent... Mais la « boucherie » n’est qu’un client, en diversifiant ses actions, le dahalo a trouvé dans les caravanes, le palliatif à un « commerce » qui n’est que saisonnier, de même que les razzias dans les villages qui ont pour but de terroriser et affaiblir la populace démunie. Et leurs attaques ont fait des émules dans toute l’ile, le dahalo d’aujourd’hui n’est plus voleur de boeuf, sur l’axe Mahajanga-Tana les attaques aussi existent... et ailleurs également.

    Je propose donc comme souvent dans toutes les guerres, car c’en est une, de constituer des bataillons pour endiguer et éliminer le phénomène, et pour ce fait, enrôler d’anciens dahalos et de se servir de leurs « connaisances » et de leurs aptitudes afin de mieux combattre ceux qui sont restés encore du côté obscur de la force. « Retourner » ces anciens bandits n’est pas aisé, mais avec des moyens « persuasifs » et un avenir dégagé, cela peut être envisageable. La base de la sape d’un ennemi, commence par l’infiltration et le renseignement : le b-a, ba quoi... Mais comme dans les régions des cartels mexicains, ces actions seraient menées par des groupes indépendants, et ne dépendant pas des autorités étatiques vérolées et corrompues, d’où les dinampokonolona qui pointent un peu partout. Est-ce souhaitable ?

    Mais bon, est-ce que je délire vraiment...?

  • 22 août à 10:50 | atavisme premium (#9437)

    Ce pays est en voie de décomposition avancée .
    La cause ,l’incapacité congénitale de cette caste de bons a rien de Tana de gérer efficacement ce pays .
    Le colonisateur leur a offert cette ile unifiée par un pouvoir central comme cadeau de départ .
    70 ans après ,la question est ,qu’en ont-il fait ?
    La réponse est visible dans la saleté des villes et des villages ,dans la faillite de la gestion des infrastructures ,dans la corruption de tout et de chacun .
    80 dahalo attaque des convois de taxi brousse pendant que l’armée de m.erde ,fait des grandes manœuvre avec force tableau et carte pour faire comme les grandes armées européennes .
    Quelle pantomime indigeste ,quelle déchéance .
    Et ces gens continue a pérorés , gonflés d’orgueil ,heureusement que le ridicule ne tue pas .
    Les futures élections de 2018 seront encore un épisode croquignolesque de l’incommensurable débilité et bêtise des ces gens !
    Vade retro satanas .
    Père Pedro président

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