Marc Ravalomanana a été entendu sur presque toutes les places le samedi 31 octobre 2009. L’ancien président de la République est encore une fois intervenu en direct par liaison téléphonique avec ses partisans. Ils les a encouragés à persévérer dans la lutte pour le rétablissement de la légalité et le refus de légitimer un auteur de coup d’Etat.
Si au Magro, le rendez-vous était axé sur la rencontre entre les membres de la délégation de la mouvance en partance pour le sommet d’Addis-Abeba, ailleurs c’était plutôt l’expression du refus du gouvernement en place. Ainsi, Marc Ravalomanana a été entendu à Toliara en dépit de l’intervention des forces de l’ordre. Il a été entendu à Antsirabe, à Maevatanana et à Moramanga. Il a insisté sur la détermination souveraine par rapport aux déclarations de l’émissaire du Groupe international de contact (GIC) en date du 6 octobre 2009 au Carlton. Et il l’a répété sur le site web de 20minutes.fr et dans lesAfriques.com. Ces interviews accordées à la presse internationale ont été précédées de bien d’autres sur France 24 et sur RFI, voire dans le journal Le Monde. Il n’a pas manqué de fustiger la France dans ses interviews.
Ce lundi 2 novembre Marc Ravalomanana était encore intervenu par téléphone au Magro pour dénoncer publiquement l’émissaire du GIC, Ablassé Ouedraogo.
Comme il l’avait annoncé samedi, il a déclaré avoir sermonné et renvoyé Ablassé Ouedraogo qui était venu l’accueillir à l’aéroport d’Addis-Abeba ce lundi 2 novembre. Il lui a fait comprendre qu’il n’avait aucun droit ni les compétences de tenir une conférence de presse ce mardi 6 octobre 2009, étant donné qu’il n’est qu’un simple consultant non permanent. Marc Ravalomanana a ajouté qu’il a demandé au président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, que Ablassé Ouedraogo soit écarté. Et d’après ses dires, Jean Ping va tenir une conférence de presse ce mardi 3 novembre pour apporter des rectificatifs et des démentis sur ce qui avait été dit par Ouedraogo le 6 octobre au Carlton.
Pour rappel, le 6 octobre au Carlton, le GIC avait lu un communiqué qui attribuait le titre de président de la Transition, Andry Rajoelina, nommait vice-président de la Transition, Emmanuel Rakotovahiny et Premier ministre de consensus, Eugène Mangalaza. Par la suite, Ablassé Ouedraogo avait déclaré que ce qui a été décidé au Carlton ce jour-là, était définitif et qu’il ne peut plus être discuté par quiconque. Ny Hasina Andriamanjato de la mouvance Andry Rajoelina a confirmé que cette décision était irrévocable.
Et tout cela malgré l’objection forte formulée par la mouvance Ravalomanana qui revendique la signature des quatre chefs de file avant toute proclamation publique d’une telle « proposition », comme Fetison Andrianirina la qualifiait.
Recueilli par Bill





