« Depuis le mercredi 18 Août 2010, le ministère des Télécommunications, des Postes et des Nouvelles Technologies et sa personne (ndlr : l’ancien ministre Iharizaka Rahaingoson) font l’objet d’un contrôle administratif et financier par l’Inspection Générale de l’Etat (IGE). Sa personne fait également l’objet d’une enquête auprès du BIANCO à partir de ce jour, jeudi 19 Aout 2010, concernant l’affaire Madamobil. Iharizaka Rahaingoson remettra tous les dossiers qui pourront être demandés par les enquêteurs ce jour, notamment sur l’ensemble des années 2009 et 2010. Il se met à la totale disposition de l’IGE et du BIANCO ». C’est l’intégralité d’une communication de l’ancien ministre des Télécommunications, des postes et des nouvelles technologies, Iharizaka Rahaingoson.
Sans couleur, sans saveur, cette communication diffusée au lendemain de sa démission aussitôt suivie de l’abrogation de sa nomination et de la passation des services qui s’est déroulée sans grand tam tam au Palais du Premier ministre à Mahazoarivo, ce jeudi 19 août, rapporte les faits. Mais elle n’est pas banale car c’est la première fois qu’une telle opération intervient aussi rapidement à l’encontre d’un ministre qui démissionne. Et quoi qu’on puisse dire, on ne peut empêcher les esprits de penser à des opérations d’intimidation et de vengeance contre un individu qui se présente comme une forte tête. Un individu qui sait qu’être ministre est aussi être un décideur dans ses compétences et dans les règles de l’art et non un simple exécutant des ordres ou recommandations fussent-ils à l’encontre de sa conscience professionnelle.
Malgré les explications selon lesquelles être l’objet de contrôle de l’IGE ou être convoqué par le BIANCO ne signifie pas être soupçonné de corruption ou de détournement, l’affaire Madamobil dans laquelle Iharizaka Rahaingoson a tranché est d’une certaine envergure et a trop traîné pour qu’elle soit à l’abri de tous les commentaires. D’ailleurs, l’ancien ministre tient tête et fait comprendre qu’il est prêt à répondre à ses enquêteurs et à leur fournir tous les dossiers en sa possession, dont la décision de justice (une justice indépendante) ou encore l’avis de l’Office de régulation (OMERT) qui est indépendant ou du moins autonome à l’image de l’OMH ou de la Banque centrale dans leur conception.





