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vendredi 30 septembre 2016
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Politique

Opposition

Situation incongrue

lundi 7 mars | Mirana Rabakoniaina

L’absence de l’opposition officielle du moins dans les institutions officielles où elle devrait être présente est une situation pour le moins incongrue. Voilà ce qui ressort de la conférence sur le sujet organisée par le FES Friedrich-Ebert-Stiftung Madagascar. Saraha Rabeharisoa du parti Vert note qu’être opposant ne veut pas dire opposant circonstanciel sur un sujet donné comme pour les questions sur les îles éparses ou la loi des finances mais doit s’inscrire dans une vision globale. Etre opposant aussi ne veut pas dire fomenteur de coup d’Etat. Pour elle il n’existe pas encore de loi sur l’opposition à Madagascar.

Une occasion pour Lalatiana Ravalolomanana de revenir à la charge en déclarant que son parti a « respecté la légalité qui demande à se déclarer opposant au ministère de l’Intérieur ». Son parti dispose aujourd’hui de 17 élus dont deux maires et quinze conseillers municipaux, dont une dans la capitale.

23 commentaires

Vos commentaires

  • 7 mars à 09:10 | Parole (#2602)

    15 élus...dont zéro à l’assemblée. Quand comprendra-t-on que l’opposition ne peut être que parlementaire ? Dans les pays anglo-saxons, le chef du parti majoritaire (absolue évidemment) gouverne, et le chef du parti minoritaire est le chef de l’opposition.
    A vouloir singer l’occident sans comprendre, on devient idiot. C’est ce qui arrive à notre classe politique.

    • 7 mars à 09:53 | Gérard (#7761) répond à Parole

      D’autant que comme personne n’a de programme politique, il ne peut y avoir d’opposition à ce programme

      pas de programmes, pas de lignes politique, seulement des clans inféodés à des « personnalités »

      dans ces circonstances la seule « politique » possible est celle des achats de voix et des coups bas, pour assurer l’essentiel : rester en place à tout prix dans un simulacre de stabilité !

      est il besoin de répéter que la stabilité politique, c’est la stabilité des institutions, pas celle des dirigeants

    • 7 mars à 10:14 | olivier (#7062) répond à Gérard

      Et moi qui croyait que stabilité politique était synonyme de 4*4 - de tickets carburant - de monopoles garantis - de passeports diplomatiques - de journaux/radios/tv à la botte ...d’une armée de gros lards bien payés pour bombarder en ULM et « intercepter » en bateau de plaisance...

      Je tombe des nues...

      Côté « programme politique », je vous rappelle non sans un certain amusement la ligne politique en Zig Zag de Manandafy...( exemple parmi tant d’autres)

      Communiste hier...libéral aujourd’hui...

      Demain ?... Nazional Ecoloziste Eparse ?

      Les paris sont ouverts...

    • 7 mars à 10:16 | Noue (#2427) répond à Parole

      17 élus pour ne rien faire , elle fait encore parler d’elle cette ()

    • 7 mars à 11:15 | Cylab (#9448) répond à Parole

      Dans les pays africains l’opposition n’est pas parlementaire car le pouvoir en place verouille tous les institutions démocratiques afin qu’une seule et unique voie ait la bonne parole.

    • 7 mars à 11:40 | Parole (#2602) répond à olivier

      Manandafy n’a jamais été communiste. Au début (1972-1988), le MFM travaillait sur un programme nationaliste (retour de souveraineté, en particulier économique ) et transnationale (développement équilibré de 22 régions). A partir de 1988, il a viré sa cuti en renonçant au rôle dominant de l’État dans le contrôle de l’économie : mutation vers un libéralisme modéré (pas thatchérien, plutôt social-démocrate genre CSU allemande).
      On peut en penser ce qu’on veut mais l’histoire politique du MFM existe.

    • 7 mars à 11:48 | olivier (#7062) répond à Parole

      Je le qualifie « injustement » de communiste car :
      - liens avec le pouvoir Socialiste (et communiste) de Ratsiraka
      - tendance « mafana » à toujours faire la greve
      - mes amis malgaches ont toujours considéré le MFM des années 70 comme un parti d’extreme gauche

      M’aurait on menti ?

    • 7 mars à 11:51 | olivier (#7062) répond à olivier

      Le MFM selon Pascal CHAIGNEAU

      LE MFM : UNE FORMATION D’EXTREME-GAUCHE ISSUE DU PROCESSSUS INSURRECTIONNEL.

      De la dynamique engendrée par le « mouvement de mai », un parti va émerger, tentant de canaliser les différentes aspirations alors suscitées et voulant se situer à l’extrême « gauche »de la scène politique de la Grande Ile : le « Mpitolona ho amin’ny Fanjakan’ny Madinika » (M.F.M. : parti des militants pour le pouvoir prolétarien ). Tant au niveau de sa base qu’à celui de ses options, ce parti représente une innovation sur la scène politique malgache.

      « Le parti des militants pour le pouvoir prolétarien » : cela ne sonne t il pas « communiste » à vos oreilles ?

       :)

    • 7 mars à 14:13 | Isambilo (#4541) répond à olivier

      Une formation politique petite bourgeoise surtout, avec les « entristes » AEOM du Monima.
      Des militants qui ont mal assimilé le marxisme léninisme dans sa version stalinienne de Mao, d’Ever Hodja et Kim Il Sung.

    • 7 mars à 15:13 | toky (#8231) répond à Parole

      Chez nous : un parti politique est un propriétaire de son fondateur qui est en même temps le bailleur de fond. Les membres, rare qui paient le droit d’adhésion, ils se nourrissent de l’argent du chef donc s’il le chef est mort le parti est mort avec ! Dommage. Pas de partage d’idées ni programme. S’il arrive au pouvoir c’est l’argent public qui finance les dépenses du parti.... Donc misolelaka pour avoir le seza pour financer son parti donc l’inexistence du parti d’opposition, dégué non ????

    • 7 mars à 19:30 | SNUTILE (#1543) répond à Parole

      Ma question est :

      - Il faut combien de temps pour apprendre la politique et ses lois sur le tas ?

      Mes questions subsidiaires :
      - Existe t-il l’ENA à Madagascar ?
      - Combien des élèves sortants sont au gouvernement même comme assistant ou assistante ?

  • 7 mars à 09:36 | Gildanovich (#9127)

    Raha ny tarehy aloha dia manja kely raha ny fahitako azy. Fa ny toetra aloha sarotra ny hilaza hoe « tsotra », mba olona manankatao ihany raha ny fahitako azy.

  • 7 mars à 10:46 | Eloim (#8244)

    Un régime à la dérive, un régime sans opposition. D’où la tendance à la dictature ou à la tyrannie.
    Le problème qui se pose : nos politiciens sont des immatures et ne savent pas jouer leur rôle. Ils sont là pour se remplir les poches. Combien d’entre eux savent différencier le fait d’être dans l’opposition et d’être opposants ? De plus quels rôles joue-t-on les opposants du régime et la plateforme de l’opposition ?

    • 7 mars à 11:58 | rakotoson (#8023) répond à Eloim

      C’ est tout de même impensable . Mais, tout ce qu’ il y a de plus vrai ! Madagascar doit être un des rares pays au monde qui se réclame - en plus à tue tête - d’ être un Etat de Droit ; et , où la notion de Démocratie est mise à toutes les sauces ; et est constamment mentionné dans tous les « kabary » des politiciens . Pas seulement à Iavoloha ; mais , dans tous les coins et recoins du Pays profond. Alors , comme ça , il faut s’ inscrire au ministère de l’ Intérieur pour être opposant ? !! C ’’est le ministre en personne qui l’ a souvent rappelé haut et fort dans les médias - toutes tendances confondues - qu’il faut s’ inscrire à Anosy pour être opposant . Quand on dit que cette Constitution de la la IV è République a été conçue sur mesure pour la pérennité d’ un régime , il n’ y a rien de plus vrai .Voià un exemple parmi ( tant ) d’ autres . Qu’ on se le dise - sauf dans les Républiques dites Bananières dont la nôtre ! - quand un parti politique gagne une élection présidentielle , il est dans ce qu’ on appelle la « majorité présidentielle » ; tous les partis perdants - à moins d’ une alliance souvent contre - nature ; mais , un simple mariage de raison avec le premier - vont grossir les ranges de l’ opposition en question qui n’ existe donc que virtuellement chez nous . Point barre ! Pas besoin d’ un petit mot au président en exercice , à son premier ministre, ou à ses ministres pour être opposant et/ou faire partie de l’ opposition .

  • 7 mars à 11:25 | Isambilo (#4541)

    La constitution prévoit qu’on peut se déclarer opposant sans être élu. C’est exotique et inédit mais c’est ainsi pour le moment. Nous n’en sommes plus à une stupidité près avec cette constitution.
    Si Lalao Ravalomanana n’est pas reconnue comme opposante par le ministère de l’intérieur, rien ne lui interdit de saisir la cour constitutionnelle ou une institution prévue pour.
    Le drame est que personne n’a un programme politique cohérent. Celui de Saraha Rabeharisoa souffre d’une absence de partisans. Son itinéraire personnelle y est certainement pour quelque chose. Rakotondrazaka en a un aussi paraît-il.

  • 7 mars à 11:29 | Dadabe (#9116)

    I have a dream... d’une opposition crédible, positive, désintéressée, non corrompue, non éparpillée en une multitude ridicule de partis sans queue ni tête, soucieuse du peuple Malgache. Pour l’instant, chacun vit un cauchemar.
    Bonne journée à tous ! Et ne vous battez pas trop pour des clopinettes, même vertes. Il y a des sujets plus sérieux !

  • 7 mars à 14:14 | Vohitra (#7654)

    Bonjour à tous,

    Lors de la dernière élection présidentielle de 2013, il y avait eu 33 candidats, et 1 seul a été élu, évidemment avec les manières et procédés qui avaient cours depuis l’époque du PSD, et depuis, où sont passés les 32 autres ?

    En 2013, il y avait même un candidat qui affirme avoir reçu en donation 350 véhicules tout terrain, et quelques temps après, le vainqueur lui avait dépouillé ses 350 bijoux, évidemment le proprio n’a rien dit, et le mystérieux donateur aussi est non-identifié...

    Qu’est-ce qu’on n’a pas vu et entendu dans le domaine politique à Madagascar ? Et les malagasy sont résignés à leur sort... et dans cette partie de l’Océan Indien, le principal objectif d’un politicien, c’est d’avoir l’opportunité de pouvoir dépouiller l’Etat de ses biens et rien de plus. Et à quoi çà sert de s’opposer alors qu’on partage le même objectif ????

    • 7 mars à 14:50 | Cylab (#9448) répond à Vohitra

      Hum c’est l’alternance pour dépouiller

  • 7 mars à 15:30 | Cylab (#9448)

    Oh ! Ma jolie Sarah

  • 7 mars à 17:58 | jangobo (#8776)

    Une situation vraiment incongrue, pour reprendre les mots de Mirana.

    Une opposition circonstancielle et non officielle. Comme pour dire les mots d’un film que je viens de voir : puisque qu’on mange sa soupe dans le même abreuvoir.

    Et nos journaux qui poussent les personnes hors assemblée à se présenter comme président de l’opposition, genre parrain qui vit ailleurs, un parrain qui n’a pas l’âge requis pour se constituer comme patriarche.

    Selon moi et je ne sais qui y adhère, le président de l’opposition devrait être un élu et non un quelconque qui se croit dévolu à cette tâche.

    Les opposants devraient aussi créer un gouvernement d’opposition, comme le shadow governement du Royaume Uni, pour suivre le travail de l’Exécutif. Le hic est que nos députés auront-ils l’étoffe pour ce faire ? Evidemment, ce ne sera pas Jao, le ravisseur de demoiselles, ni Kaleta, riche mais ignorant.

    Et l’Exécutif qui se complaît dans cette absence de l’opposition, du moment qu’ils ont déjà du mal à gérer cette Assemblée qui se fait payer pour ne pas tourner leurs vestes...

  • 9 mars à 08:44 | joba (#1217)

    Saraha prêche au Sahara

  • 9 mars à 21:39 | kunto (#7668)

    KUNTO ny PATRIOTE MALAGASY d’ANTANANARIVO :

    - L’opposition c’est la voix du peuple , pas d’opposition donc pas de démocratie - le pouvoir est libre comme l’air . On peut être dans l’opposition tout en soutenant le développement de Madagascar , mais vu qu’ils veulent TOUS des seza be ...... Des amateurs nos politiciens ....

    - QUE DIEU LES REVEIL

  • 14 mars à 12:30 | Turping (#1235)

    L’incongruence de la situation à Madagascar c’est l’absence des vrais partis politiques qui devraient se battre pour l’intérêt national suprême de la nation mais non pas celle de la ration.
    - L’ ambiguité paradoxale c’est l’absence d’une vraie souveraineté nationale où les rigolos ,les usurpateurs placés au pouvoir avec la complicité de la communauté nationale pour des intérêts restrictifs si on veut parler de l’intérêt commun ne sera jamais exaucé tant que la situation ne change .Le reste c’est du verbiage répétitif .Les 2/3 de Madagascar n’appartiennent plus aux malgaches en commençant par les symboles nationaux :AIRMAD ,JIRAMA,......tout est à vendre ,à brader ,hélas avec la pauvreté qui s’aggrave .
    Sarah ,JLR et les francs maçons,etc,..... ce sont des caméléons politiques à géométrie variable qui ne tiennent pas leur engagement .
    - Le problème de MADAGASCAR si on voulait le résoudre,il faut empêcher l’ingérence étrangère à dicter les politiques internes et aussi de faire la rupture totale avec les recommandations faites depuis la colonisation .On n’a pas besoin de faire une thèse doctorale ni préparer de l’agrégation pour le comprendre .La souveraineté nationale oblige avec le changement de mentalité radicale ,de solidarité ,......

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