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vendredi 28 novembre 2014
 

 > Editorial

Similaires, mais différents

vendredi 7 novembre 2008, par Randria N.

On ne peut que s’émerveiller sur la ferveur et l’enthousiasme de la grande majorité de la population américaine, et même d’ailleurs, sur l’élection d’Obama à la présidence de leur pays. Barack Obama qu’ils qualifient de l’homme du renouveau et du changement. Une ferveur qui n’est pas sans rappeler celle de la population malgache en 2002 à qui on a promis monts et merveilles, outre le changement vers un développement qui se voulait « rapide et durable ».

La similitude ne s’arrête pas là. En effet, Nul n’aurait donné une chance à Obama, ce sénateur inconnu de l’Etat de l’Illinois, quand il a annoncé qu’il allait briguer la présidence des Etats-Unis. Un inconnu qui, de surcroit, est d’origine multiraciale. « Il passera beaucoup d’eau sous les ponts avant que l’Amérique n’accepte d’être dirigé par un homme issue d’une minorité raciale », a-t-on entendu un peu partout au sein de la communauté. Un cas à mettre en parallèle avec celui de Ravalomanana, un inconnu surgi d’on ne sait où et dont seul mérite est d’avoir conquis l’électorat tananarivien, lors des élections municipales. Un inconnu qui, de surcroit, est un merina. Un natif des Hauts plateaux à qui les chances d’acquérir le vote de la grande majorité des malgaches que sont les autres ethnies étaient quasiment nulles. Et pourtant, Obama comme Ravalomanana ont réussi l’impossible. Ils ont été tous deux élus, malgré tout.

La similitude s’arrête là, hélas. Pour Obama, il est sûr que les promesses seront tenues, autant que faire se peut, et la force de la démocratie américaine sera les balises de ses actes à venir, dans l’exercice de sa nouvelle fonction. Il est tout aussi sûr que cette même force le condamnera sans appel s’il lui prend l’envie de faire passer ses intérêts personnels au détriment de ceux de sa nation et de la population américaine. Pour Ravalomanana, les réalités sont là pour juger ses sept ans de pouvoir : une « démocratie » taillée sur mesure qui dérive de plus en plus vers l’autoritarisme et l’institution d’une pensée unique, un développement « de façade » derrière lequel la population se paupérise de jour en jour, et on en passe.

Que Barack Obama réponde ou non à leur attente, cette population américaine peut espérer avec leur nouveau président et le changement qu’il promet. Tous les espoirs leurs sont permis au jour d’aujourd’hui, tandis que pour nous, pauvres malgaches, nous n’avons connu et ne connaissons que des lendemains qui déchantent et notre lot de désillusion, les espoirs en un avenir meilleur depuis longtemps perdus. Obama et Ravalomanana, un parcours semblable mais, sans nul doute, des finalités différentes.

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