En quelques heures c’est une succession ou plus précisément une pluie de décrets et de communiqués qui pleuvent. En sus, les déclarations et interventions des membres du gouvernement et des chefs de Régions dans les médias publics et pro-Haute autorité de transition. C’est comme si nous étions encore sur la Place du 13 mai ou dans la rue et qu’il faut persuader à tout prix l’opinion. Cela fait brouillon et exprime la panique qui gagne un quelconque « conseil de guerre » pour désigner les réunions en conseil tout le week-end de la sphère dirigeante. Au lieu de l’apaisement, c’est plutôt les surprises et la tension socio-politique qui gagnent du terrain.
6 décrets et des communiqués en près de 48 heures
Ceci dit, ce vendredi 18 décembre, un décret abroge le décret de nomination du Premier ministre Eugène Mangalaza et dans la foulée, un communiqué de condamnation des trois mouvances est diffusé dans tous les médias. La même journée ou la nuit du 18 décembre 2009, un autre décret (décret n°2009-1386), a été pris pour nommer Premier ministre, chef du gouvernement de Transition, par intérim, Cécile Manorohanta Dominique.
Ce n’est pas tout, un autre décret est pris pour convoquer les électeurs à se rendre aux urnes le 20 mars 2010. Puis le surlendemain, un autre décret (décret 2009-1388) nomme le colonel Camille Vital, Premier ministre, chef du gouvernement de la Transition, qui limoge aussitôt le directeur de cabinet du Premier ministre.
Se référant à un décret pris le 18 décembre 2009 qui rompt les accords faits à Maputo et à Addis-Abeba, une autre décision a été prise par l’autorité de fait ce même dimanche 20 décembre à l’encontre des personnalités désignées comme étant des chefs d’institution (Emmanuel Rakotovahiny, Fetison Rakoto Andrianirina, Albert Zafy et Mamy Rakotoarivelo). Ces personnalités n’exercent plus les fonctions qui leur étaient confiées et n’ont plus aucune autorité ni privilège d’aucune sorte qui soient liés à leur fonction. Donc plus d’accès aux bâtiments officiels pour exercer, plus de gardes du corps, plus de véhicules.





