Contrairement à la précédente qui s’était tenue le 6 octobre à Antananarivo, la réunion du Groupe International de Contact sur Madagascar qui s’ouvre ce 6 janvier à Addis Abeba se déroulera en dehors de toute partie malgache. La rencontre, dont le principe avait été arrêté par l’Union Africaine peu de temps après la réunion de Maputo 3 qui avait vu s’aggraver la déchirure entre les trois mouvances Zafy, Ratsiraka et Ravalomanana d’une part, et la mouvance Rajoelina d’autre part, devait initialement avoir lieu à Antananarivo, mais elle a été reportée et aura donc finalement lieu hors du pays. Addis Abeba apparait donc avant tout aujourd’hui comme une occasion pour les différentes instances internationales de se coordonner entre elles sur le dossier malgache.
Depuis la décision unilatérale d’Andry Rajoelina d’organiser des élections législatives le 20 mars, seule la France s’est exprimée sur cette initiative pour dire en quelque sorte : « peut-être, mais... ». Les autres membres de la communauté internationale ont été beaucoup plus discrets, et ce n’est que récemment que l’Union Européenne a regretté l’impasse créée par les actions unilatérales mettant en péril la transition politique « inclusive, pacifique et consensuelle » définie dans le cadre des accords de Maputo et d’Addis-Abeba.
L’on peut donc deviner une certaine hésitation entre des élections rapides d’une part, ou la continuation du dialogue pour la mise en place des institutions arrêtées à Maputo 2 et à Addis Abeba d’autre part. La définition d’une position commune claire et équilibrée est donc fortement attendue à Madagascar.
Le principal levier d’action de la communauté internationale reste sans conteste la définition commune des conditions de reprise des financements et de reconnaissance d’éventuelles élections ; mais la possibilité de sanctions ciblées contre les personnes perçues comme étant à la source du blocage pourrait également être évoquée.





